10/03/2010

nouvel adresse du site polyamour !

Voici la nouvel adresse du site polyamour

 

Bonne semaine à tous !

 

et au passage, l'interview de longuesjambes

 

 

13:30 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/07/2009

j'y serai !

la marche des fourmis blanches

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21/06/2009

Françoise Simpère

Mes amis, je vous recommande chaudement, vivement, joyeusement le dernier livre de Françoise Simpère. J'ai pour habitude de souligner dans mes livres, les passages qui me plaisent, me touchent ou ceux avec lesquels je suis d'accrod. Hé bien, le livre de Françoise, je vais devoir faire autrenement: souligner ce qui ne me plait pas car sinon, tous son livre serait surligner. Et même, si je ne souligne que ce que je n'aime pas, hé bien, rien n'est surligner.

 

http://www.amazon.fr/gp/product/2266186213/ref=cm_cr_error

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12/05/2009

écoutez ma chère Cantate !

http://www.polyamour.be/spip.php?article83

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20/03/2009

la suite du livre Tantra Rouge


Depuis peu, je viens de comprendre des faits que j’ai vécus dans la communauté bouddhiste, et que je m'expliquais, à cette époque,  de manière plus sauvage et instinctive. Car souvent l'Intuition est copine avec l'Instinct.  Mais il en restait, jusqu’alors, un sentiment d’avoir désobéi à une loi majeure de bien séance. Maintenant, et je vais vous expliquer pourquoi, je sais que ce fut surtout salvateur, comme seul l’instinct de survie peut nous faire agir. Et je confirme qu'être en porte à faux avec la bien-séance,  libère.

Lorsque j'étais encore dans ma secte bouddhiste, quelques mois avant mon ejection de la Famille - comme on s'appellait entre nous - j'avais reçu, après une soi-disant initiation, une sadhana à mediter.

Souvent je me suis posée des reflexions suite à cette méditation reçue de cette façon là :  du fait que le gourou n'était pas un réel maître.  Plus tard,  j'ai mis en doute la valeur profonde de cette initiation, à cause de l’usurpation de « maître » que se donnait le gourou. Et pourtant, je sais avec certitude que c'est grâce à la pratique bi-quotidienne de cette sadhana, que  j'ai par la suite trouvé le courage de me séparer de l'Angolais, mon époux du moment, et ensuite, d'avoir été mise à la porte de la secte et donc, que je fus sauvée.

Cela m'a amenée à conclure que c'est l'esprit, qu'on y met, qui fait valeur réèlle d’initiation. Ce n'est pas le maître, qui la dévoile, qui donne de la valeur à la révélation dite secrète, mais c'est le pratiquant. J'étais persuadée de faire acte de magie chaque fois que je méditais, deux fois une heure et demi par jour, ma prière tibétaine, accompagnée des visualisations qui y étaient reliées.

Le livre que je lis pour l'instant me confirme ce que je crois : « l'attitude mentale transcende la posture corpordrelle et les activités physiques. »   ( « Tantra rouge » )

En fait, suite à mes réflexions, je me suis même demandée jusqu'à quel point la noblesse d’âme d'un Maître ne vient pas de ses valeurs, ni de ses capacités à lui,  mais du regard qu'à le disciple envers lui. Si un pratiquant considère que la personne en face de lui est un maître ayant telle ou telle qualités, je crois que c'est bien ces qualités là que recevra le pratiquant. En fait, nous ne pouvons voir que les qualités qui sommeillent en nous et les voir chez les autres - mêm si en réalité, elles y sont ou n’y sont pas  - n'est qu'une preuve du désir de les réveiller en nous.

 C'est ainsi que pour moi, l'innocence, la pureté ne se trouve pas dans les actes, mais dans le cœur et l’esprit.
Par exemple, pour moi, une  nonne ou un moine ne sont pas "purs" par leur vœux d’abstinence. Ils sont, à mon avis, tellement impurs dans la vision  qu'ils ont d'eux-mêmes, qu'ils pensent se purifier par l'abstinence.

L'innocence, selon mon concept, c'est la capacité à regarder, toucher, goûter, vivre le pire, mais le meilleur aussi,  sans que ceci ne corrompe ma capacité à aimer l'autre tel qu’il est. Si par exemple, des Courtes-Cuisses ( ceux qui voient le mal partout) me jugent ou me haïssent parce qu'elles se considèrent dans la juste attitude, elles sont corrompues par leur juste attitude.
Il n’y qu’une seule phrase que je retiens de Paul de Tarse, celui appellé Saint Paul : « l’amour ne fait rien de laid »
Souvent, cela est interpréter par «  je ne peux pas faire ceci ou cela par amour, car c’est laid ».  En réalité, je pense avec conviction que tout ce qui est fait par amour (et avec le consentement de l’autre personne adulte) n’est jamais laid, sale ou impure. A l’époque ou je méditais la sadhana reçue par, soi disant initiation, je n’avais pas encore compris cela

J’avais reçue la sadhana de la Tara, principe Féminin.

J'y mettais tout mon coeur, toute ma concentration, toutes mes capacités de visualisation.  J'étais arrivée à ne plus me laisser distraire par aucun bruit, aucun mouvement autour de moi. Même ma fille, âgée de 4 ans à l'époque, si elle se trouvait dans la pièce,  ne pouvait, ni par ses jeux, ni ses cris, ni ses chansons adorables, me faire sortir de l'objectif que je m'étais désignée.

Je trouvais une paix,et un agréable confort dans ce rythme bi-quotidien.

 Par contre, je fus de plus en plus troublée par un phénomène biologique étrange dont je ne comprenais pas la raison.  Une fois que j'étais bien lancée dans la méditation, assise les jambes croisées, le corps droit mais détendu, l'esprit concentré sur les paroles tibétaines et le regard intérieur branché sur les différentes Taras à visualister en détail, je sentais une énergie sexuelle me chauffer le bas du ventre et se répandre dans tout le corps. Je me culpabilisais de cette énergie, et elle seule arrivait en fait à me distraire de ma méditation.
Cette énergie se dévelopait créchendo, se transformant en un désir puissant.  Je continuais à méditer, et j'essayais de sublimer l'énergie de ce désir pour mettre plus de puissance dans la méditation. J'essayais de combiner l'un avec l'autre, je donnais volontairement un moteur réel, palpable et sensitif  par la peau, par la chauffement de mon ventre, par les picotements dans les cuisses, à ma méditation.  Mais plus je faisais ainsi, plus le désir augmentait ! Je ne comprenais rien. Je pensais que la Tara devait absorber ces désirs, et les dissoudre dans une vacuité exempte de toute sensation.

Je croyais encore à l'époque que ce désir était néfaste, qu'il était comme une "tentation de Sainte Longuesjambes" et que je devais y resister. Je m'adressais en fin de compte à la Tara du moment, lui demandant de m'aider. Comme réponse, je recevais encore plus d'envie, au point que, si j'étais seule dans la pièce, je continuais ma prière, la main dans la petite culotte et explosant de plaisir comme jamais dans ses moments d'auto-satisfaction. Je touchais, à ces moments-là, quelque chose de très  fort, et très vivifiant.
 

Un jour, en toute innocence, je m'étais confiée au gourou. Il n'a su que répondre. Bin oui, comme il n'était pas un vrai maître !

Je me trouvais encore plus désempérée.  Mais je descidai de ne pas m'auto-juger ni de m'auto-condamner. 

Je me disais que cela passerait. Eh non !

Cela n'est pas passé et cela m'a donné une force douce, de plus en plus noourrissant, renforçant physiquement les dégats d'une estime détruite, et cela m'a en fin de compte rebranchée sur la Féminité. Exactement ce qu’est l’énergie même de la Tara.

 Il est clair que la sadhana de Tara, principe Féminin, ne peut que réveiller cette énergie universelle. Il est clair que le plaisir orgasmique est une fusée qui mène à l'océan d'énergie Féminine, qui nous entoure. Cette sadhana tibétaine ouvrent la porte à l'énergie du désir. Je crois que peu le savent et l'acceptent. Je crois même que c'est si simple, si facile que les religions, prenant conscience de cette forte énergie vitale et protectrice, elles ont démonisé le plaisir et le sexe, afin de garder leur pouvoir manipulateur sur les foules.

 C'est en lisant ce livre que j'ai pu maintenant mettre des mots sur mon Intuition.  Si j'ai pu quitter l'Angolais et quitter ensuite sans dégats, la secte, c'est grâce à ces plaisirs réparateurs qui me reconnectaient à la Vitalité Universelle, de façon irrésistible, lors de cette sadhana pratiquée deux frois par jour : « Dans la chaleur blanche, vive de la fusion complète avec l'univers, la guérison et la transformation aux niveaux les plus profonds sont possibles »

C'est ce qui se passait : je m'auto-guérissais de l'influence d'un mari et d'une secte. Je devenais de plus en plus rebelle au gourou et il a fini par me mettre à la porte. Je me recontactais à la force du Féminin via ces plaisirs que je recevais en méditant, tout en me caressant en même temps.

10:28 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/03/2009

Tantra Rouge

L’autre jour, je suis entrée - ô bêtise irrésistible ! - dans une librairie me jurant que je n'achèterai rien, et sortant de là avec trois livres.

Il y en avait un, présenté de façon attractive, qui se trouvait dans mon sac en quittant la librairie : "Tantra rouge torride " de David Ramsdale.

Il s'agit du tantrise antérieur à celui qu'on surnomme le tantra blanc, qui est plus pour les hommes, que pour les femmes.

Je vous donne d'abord son résumé et ensuite quelques extraits, car je suis contente de constater que mon Intuition ne s'est pas trompée et que mes expériences m'ont en effet démontrée par la suite.

« Vous tenez dans vos mains le premier mélange de récits érotiques tantriques et de préceptes de la sagesse sexuelle tantrique. Ces pages combinent l'inspiration extraordinairement torride, sensuelle et émouvante de la littérature érotique aux leçons sexuelles tantriques les plus profondes, les plus détaillées, et les plus éclairantes. Les enseignements de la Grande Déesse, qui furent receuillis il y a 6 000 ans dans le Tantra Rouge, sont révélés ici pour la première fois. Vous n'avez pas besoin de nier, réprimer ni manipuler l'orgasme naturel. L'orgasme sexuel détient les clés de l'univers, et le Tantra rouge torride montre pourquoi et comment. »



"La fréquentation de la pensée orientale - dont s'inspirent les idées transmises dans ce livre - peut aider. Avec la pratique, la femme pourra s'apercevoir qu'elle "a découvert sa véritable nature" Elle est entrée dans la vacuité, elle a disparue et elle est revenue. A partir du tantra rouge, elle a reçu la révélation de ce que plusieurs personnes cherchent à obtenir pendant des années sans y parvenir - une saveur directe de la vacuité, du nirvana, de l'impersonnel, du fond de l'être, du soi universel, de la conscience cosmique. Dans le tantra rouge, l'orgasme n'est pas nié, surpprimé ou manipulé. Au contraire, il est pleinement vécu. Quand une femme connaissait l'orgasme, cela était un signe que la déesse était satisfaite. Quand la déesse était satisfaite, alors la vie était bonne.

Telle était la position des chasseurs et ceuilleur néolithiques, de même que des premières sociétés agricoles. Ainsi s'est instaurée la tradiditon du tantra rouge, transmise de femme en femme à travers les siècles. En travestissant un peu les faits, le récits biblique d'Adam et Eve nous enseigne la vérité : tout a commencé par une femme. C'est elle, le fruit tendre de l'amour, qui a crée le tantra rouge dans la nuit des temps, au cours de ces premières et inoubliables conmmunions sexuelles sacrées avec la divinité. "




Ceci tout spécialement pour les Courtes-Cuisses ( ceux qui voient le mal partout) :

" Le plus significatif pour les couples sera de découvrir comment voir la forme transcendantale de l'absolu, de la conscience ou de la divinité dans le fait de pénétrer, sucer, lécher et masturber "



Et ceci en souvenir des mes amants chéris :
" Le secret intime du tantra rouge réside dans l'abandon total. La femme s'abandonne à son propre plaisir, a la passion rouge qui déferle dans son sang, dans son corps béni, universel et informe. je dis "corps béni, universel et informe " parce que lorsqu'elle aura fondu dans la béatitude, elle se sentira sans forme. Si elle ne ressent aucune crainte devant la perte de son identité, cette sensation extatique et vibrante de perdre sa forme s'ouvrira sur une expérience profonde et sprirituelle d'être universelle et sans frontière, d'être devenue la grand déesse dont le corps est l'univers. Le mâle s'abandonne à elle, à son plaisir à elle, et à son défi prêt à mourir à cet endroit sacré pour elle, à mourir noblement pour une vérité et un amour plusprpofond et plus élevés que lui-même.
Il sacrifie son corps et sa psyché sur l'autel de la vérité transcendante, qu'elle incarne dans la douceur, la richesse et la plénitude de l'amour. Elle est Aprhodite, l'essence et le pouvoir de la beauté pour inspirer et séduire.
Alors, l'homme peut connaître son OTM (orgasme transcendantal du mâle ) soudain, concis, fulgurant et intense, tout comme elle atteint non nirvana orgasmique graduel, prolongé et océanique "



" Le trantra enseigne que l'être humain recherche toujours le plaisir le plus grand parce que la pure essence du plaisir reflète sa vraie nature. En sanskrit, ce pur plaisir à l'origine de l'être, rencontré avec eclat au summum de l'orgasme sexuel, se dit "ananda" ou béatitude parfaite "




Ce que je dis autrement "pas de plaisir sans amour. Mais surtout, pas d'amour sans plaisir ! "

On ne peut dire "je l'aime " si il n'y a du plaisir avec cet être. On peut à la rigueur dire "j'ai de la compassion pour cet être"

On ne peut dire "je te désire" si il n'y de l'amour envers cet être. Car on ne désir que ce qui est amour quelque part.


17:58 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/03/2009

Cantate



Il y a déjà plus de deux semaines, j’allais voir un spectacles avec quelques polyamoureux de mon style.  Il y avait entre autres Polyphil et celle que je nomme Cantate car elle me fait penser à une sublime Cantate de Bach tant je suis sous son charme, sa profondeur, sa franchise, son regard doux et droit.

En discutant ainsi avec ces polyamoureux, je sens mon cœur battre d’émotion, de joie, d’enthousiasme. Je découvre qu’ils sont franchement profonds, assumant la responsabilité de leur vie, de leurs actes, sans ambiguïté, sans hypocrisie car, ils sont tellement affranchis en eux que cela leur laisse l’espace de se permettre de douter, de se poser des questions pertinentes, libres d’oser être eux, sans devoir être parfaits. 
J’ai adoré la soirée que nous avons passé ensuite au Smooth.  Là je découvrais Cantate, non par les mots uniquement, mais par cette vibration intérieure qui tremble d’émotion de se trouver devant une belle âme !  Je confirme que les polyamoureux sont ceux qui ont le plus de profondeur parmi tous mes amis rencontrés dans ma déjà presque longue vie !
Oui, j’ai des amis monogames, qui ont une pensée philosophique sur la vie, qui ont des principes moraux très nobles, mais ils restent, parmi nombre d’entre eux, ce côté «  devoir-récompense », ce côté « obligé, engagement par devoir, pour être bien vu par la société ou par la religion  » qui me donne l’impression d’une fausse note dans les sentiments. J’en parlais encore hier avec un homme, ami du Sioux, qui vit depuis plus de 15 ans avec sa femme de 10 ans son ainée.  Bel amour, belle relation, mais souvent, il parlait de valeur parce qu’il y avait un engagement.  Voilà pour moi le pire des pièges, qui  vient en droite ligne des religions : donner une cotation à l’amour, prouver qu’on aime parce qu’on fait ceci ou cela, parce qu’on jure fidélité sexuelle à son partenaire, parce qu’on habite avec lui, parce qu’on le choisit comme parent de nos enfants. Pour beaucoup, tant qu’il n’y a pas un « parce que » qui suit le mot amour, il n’y a pas d’amour, d’après eux.  Chaque fois, je me sens mal à l’aise car j’y vois bien le but ultime de ce genre de promesse « J’ai droit à une récompense : tu m’appartiens pour toujours. » Ou « Je suis un meilleur mari que toi, une meilleure épouse » OU « J’irai au Ciel car j’ai fait des gros efforts pour tenir ma promesse » OU «  Regarde comme je suis quelqu’un de bien ! Estime-moi ! » Surtout, j’entends « moi, j’aime vraiment, mais pas toi »
Pour moi, l’amour n’est pas une question de promesse ou de quoi que ce soit.  Si l’amour est vrai, sans effort aucun, on accepte toutes les facettes de l’autre, tout en s’en protégeant si nécessaire. Comme le quitter, ne plus vivre avec lui.  Mais de là, à conclure « alors, c’est que tu ne l’aimes pas » c’est retomber dans ce besoin de preuve, de valeur, de sous pesage, de concurrence à qui aime, qui n’aime pas, qui sait aimer, qui se sacrifie et donc est un vrai pratiquant de l’amour etc.……
Les seuls "parce que" que j’aime dire sont « parce que tu me fais vibrer, parce que ton sourire me charme, parce que ta faiblesse m’attendrie, parce que tu me fais rire, parce que je me sens belle près de toi etc….. »

Je constate souvent que les polyamoureux n’ont pas ce besoin de  démontrer qu’ils aiment.  Ils le sentent, le donnent et le reçoivent sans aucune condition.  Ils assument surtout leur responsabilité par rapport aux enfants, aux actes, essayant de blesser le  moins possible l’autre, qui que ce soit, mais tout en respectant leurs propres désirs et leur propre façon d’aimer.  Car il ne faut pas penser que la monogamie, la fidélité sexuelle ne blesse pas ! Les souffrances, les difficultés inhérentes à toutes relations sont partout les mêmes ! Il n’y en ni plus, ni moins, dans une relation monogame, ou polygame, ou polyamoureuse, ou polyandre. Elles ont juste un terrain différent, mais les difficultés restent les mêmes, et selon la maturité et l’estime de chacun, les souffrances sont les mêmes.
En fait, ce que je vois de plus en plus, chez les polyamoureux, c’est qu’ils ne cherchent surtout pas à prouver qu’eux, ils savent ce que c’est qu’aimer, qu’eux sont dans le « droit chemin », celui qui a une valeur !
Ils aiment en toute simplicité, sans baromètre à atteindre.

Cantate est, avec Françoise, celle qui me touche le plus car elle  ne joue aucune comédie ! Elle parle avec clarté des difficultés qu’elle rencontre, comme certaines de mes copines qui parlent de celles qu’elles ont dans leur relation monogame. Par contre, la différence est nette : Cantate parle de ce qu’elle éprouve par rapport à ce qui se passe en elle, et les autres me parlent de tout ce qu’elles reprochent à leur amoureux, voulant tant qu’il change !
De ça, oui, j’ai très envie de dire que les polyamoureux sont plus méritants : ils ne demandent surtout pas à l’autre de changer !


22:26 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31/01/2009

3/4 d'heures

Aujourd'hui, en déposant mon fils à son cours de hip-hop , j'avais le temps de rendre une visite éclaire à Letché.

Même fatigué, je le trouve beau et sexy.  Sa petite moue dans sa lèvre, son regard simple, son sourire.  J'étais contente de le revoir et de passer juste 3 petits quart d'heure à discuter, comme d'habitude, de ce qui nous passionne : la vie politique, la psychologie, et. . . danser un peu la salsa.  "tu es mon cobaye pour la salsa" explique-t-il en riant.  Bien, cela ne me dérange pas, ou plus, depuis que je ne suis plus sensée connaître les figures et les pas.  Je peux donc me laisser guider vers la surprise totale.

Assise sur ses genoux, je l'écoutais m'expliquer ses dernières lectures, et puis, de la politique américaine à propos des Palestiniens, et puis, de choses et d'autres.  J'adore, dans ces moments, sentir la tendresse prendre ma main, et la passer dans ses cheveux, ou doucement sur sa barbe naissante, ou sur le bout de ses épaules tandis qu'il continue à parler et s'emballer dans ses révoltes. Paisible en moi, je me sens comblée juste de ce peu de moment entre lui et moi. Car je sais que je l'aime, mais que je suis libre, aussi. Je me vois gober l'Instant dans tout le sublime que ce Moment peut être : le son de sa voix qui change selon ce qu'il dit, l'éclat de son regard lorsqu'il vérifie ce qui se passe dans le mien, ses muscles qui se crispent selon ce qu'il ressent, ses mains qui par moment prennent les miennes.  Pas besoin de faire l'amour pour le sentir dans le coeur et le regard. Mais rien ne m'échappe de ces Instants et tout me réjouit, m'attendri et me fait fondre le coeur.

Je suis comblée parce que je n'ai plus aucune demande envers lui, et cela grâce à ce sentiment de liberté qui m'habite depuis quelque mois.  Je  puis en fait, jouir entièrement de Letché entier, sans lui rajouter des besoins à combler chez moi, sans avoir envie de changer quoi que ce soit en lui, le décapitant par là de ce que je pourrais juger être un défaut, un manque.  Car je me dis que si, vraiment, mes désirs avaient besoin d'être comblés, je peux en effet toujours les vivre avec d'autres.
Mais, c'est amusant, le fait de me savoir libre de ça, de ne plus devoir l'attendre de l'amoureux officiel, cela laisse ces désirs dans une non-frustration.

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29/01/2009

ne pas se laisser bouffer par les circonstances

Cela fait 10 jous que certains clients ne me payent pas leur portrait fait, ou retardent le moment de les chercher et de les payer.  Je me retrouve carrément en négatifs sans possibilités aucune d'avoir de l'argent, ayant payer pleins de factures me tombant touts en même temps dessus.

Hé bien, ce n'est pas grave.  Je continue à peindre, j'ai d'autres commandes, je me fais inviter à dîner par mes amis, mes enfants de même, et je dors profondément.

A quoi cela sert-il de s'angoisser, hein ? A rien. 

Je suis dans l'action, je travaille, je téléphone aux personnes qu'il faut et je garde confiance, oui.  C'est berau la Vie, vraiement.

Tout est dans la tête. Le bonheur ou le malheur; tout est dans le regard, dans la façon de voir les choses.


Hier, le Sioux me proposait de l'acccompagner à un dîner où se trouvait des gens capables d'acheter nos toiles.  Ce fut un dîner agréable, entourés de gens modestes et humbles, malgré leur réussite professionelle.  Ensuite, comme j'avais envie de danser, Le Sioux m'a montré une toute petite boîte de nuit, le Baron Rouge, mais il était trop tôt pour se défouler sur la piste de danse, et fatigués, nous sommes tranquillement rentrés, moi chez moi, lui dans son atelier, peindre. 

Par contre, Il m'a prêté de l'argent.  Entre artiste, il y a ce soutient.  Je l'avais souvent fait pour lui aussi, lorsque c'était lui qui etait en difficulté.  Il m'a remboursé à chaque fois, vite, ou lentement, selon les circonstances.  Par contre, un jour j'ai préféré recevoir en échange une de ces toiles que j'adore et je suis vraiment contente de l'avoir reçue !

Peu de gens le comprenne, mais le Sioux est un de mes amis que j'apprécie énormément, malgré tous ces défauts, il est au fond de lui, un être plein de trésors.


Je me sens joyeuse, pleine d'énergie et de confiance, malgré ma situation financière catastrophique. Je ne doute pas que tout va s'arranger.  Les clients vont me payer, je le sais, et les commandes de portraits vont se suivre car c'est ce que je choisis de vivre.

je viendrai vous témoigner plus tard, la suite de ce bel enthousiasme, si j'ai eu raison, ou si je me trompe.

Letché est sens cesse dans mes pensées, mais sans manque, sans tristesse, sans chagrin de le voir si peu.  Ce que j'aime, oui, ce que j'aime, c'est aimer.

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21/01/2009

un week end en compagnie d'amis polyamoureux

Normalement, je devrais continuer la copie de « l’origine du monde » de Gustave Courbet pour un ami qui m’en offre un bon prix, mais trop de réflexions me trottent dans la tête.

Ce week-end,   je recevais quelques personnes polyamoureuses chez moi. Entre autres la merveilleuse Françoise.  Comme elle était belle  !
Je fus frappée de voir que les gens qui sont le plus en accord avec eux-mêmes sont ceux qui abandonnent toutes minauderies mondaines, tout rôle de circonstance. 
C’est le cas de Françoise, Letché, Polyphil, Génie, Syolann, et d’autres encore.  Je remarquais aussi que tous ces polyamoureux sont de vrais philosophes, des arnars dans le sens noble du mot,   des éducateurs hors pair, des êtres bons, sans jugement, vivant si libres qu’ils irradient le bonheur et la paix autour d’eux, tout en se permettant de douter de tout. 

J’ai vu Françoise sourire à un inconnu comme si elle réchauffait la planète de tout son amour, j’ai entendu Polyphil raconter sa relation avec ses enfants avec tant de calme et de tendre assurance, que je rêvais que tous les enfants puissent avoir un père comme lui.
Génie écoutait, tranquillement.  Une de ses amies aussi, très belle femme, grande et douce, n’avait aucun besoin de jouer un rôle quelconque.  Je la sentais, la voyais « elle ».
Pascal était venu faire un saut rapide, court. Il a croqué dans un pain et un fromage, il est reparti, fuyant peut-être, une situation qu’il croyait ambiguë. 

C’est sûr, j’aime mes hommes, c’est sûr, ils ont chacun leur grande faiblesse, mais il est absolument indéniable que le plus équilibré de tous, c’est mon Letché chéri !

J’ai beau m’inquiéter pour le Sioux, le retrouver en fin de compte dans un monastère tibétain ici en Belgique ; j’ai beau voir en lui tout son potentiel et rester fidèle dans mon amitié pour lui au point qu’il vienne tous les soirs manger chez moi, se servir d’Internet qu’il n’a plus chez à son domicile ;  j’ai beau aller au cinéma avec Pascal, j’ai beau discuter avec lui de ce qui fut notre belle relation,  je sais que Letché est celui qui m’attire le plus, me manque par nos conversations philosophiques où, en tout enrichissement, nous nous écoutons et apprenons l’un de l’autre.

Et pourtant, que de plaisir j’ai aussi à sortir danser, rencontrer de nouveaux amis, comme Baroudeur, par exemple.  Sportif, séducteur, séduisant, mon âge. Déjà nous avons déjeuné en compagnie d’amis communs, et nous projetons de peut-être dîner un de ses soirs ensemble.

La Vie est si belle pour l’instant que je reçois de bonnes nouvelles, point de vue commandes de portraits, ou même pour le fameux roman.

Letché domine mon esprit et mes pensées, oui, mais je n’ai aucun mal à penser à Montagnard et maintenant  Baroudeur.  Letché n’est pas assez souvent là, alors, oui, je profite de la Vie avec d’autres.
J’ai renoncé à prétendre au rôle le plus stupide qui soit : être Parfaite, Sainte, Sans Reproche, Méritante de Récompense, et surtout Fidèle ! Je reviens une fois de plus à ce jeu qu’on nous a imposé via les dogmes, et la morale bien pensante : prouver qu’on aime quelqu’un par des abnégations, des souffrances, des frustrations, des exigences de fidélité, d’appartenance à une personne, à une famille, à une religion. 
NON.
Ce que j’aime, c’est certain, c’est LA VIE. Et cette vie se déguste, entre autres, par les relations que je vis avec mes enfants, mes amours, mes amies, mes copains, mon travail, etc…..
Je n’ai rien à mériter, aucune récompense, aucune reconnaissance à attendre des autres, car cela, je me le donne moi-même, et donc je suis libre.

Pascal me disait l’autre soir « tu vas te retrouver toute seule en fin de compte. Oui, tu auras ta cour d’hommes autour de toi, mais tu seras seule »
-    Mais on vit aussi tout aussi seul en restant coûte que coûte en couple sous prétexte de ne pas être abandonné.  Je ne cherche pas à éviter la solitude, je la trouve très agréable, j’aime ses moments enrichissants.  Lorsque je suis avec quelqu’un, un ami, un amoureux, une copine, c’est pour vivre ce moment unique, raffiné, en découverte de l’autre, et certainement pas  pour fuir la solitude.  J’ai une amie, tu la connais, elle vit avec un homme parce qu’elle a peur d’être seule. Hé bien, elle est totalement malheureuse, mal dans sa peau, sans énergie, se plaignant d’être dépressive. 
-    Je ne veux pas vivre le polyamour
-    Tu es polyamour lorsque tu me demandes de venir jouer la maîtresse de table à un déjeuner que tu organises avec tes amis, disant que Mopo (son amoureuse) ne convient pas à ce groupe d’amis.  Tu me prouves exactement ce que je dis : chacun ses qualités, ses limites. Pourquoi exiger d’une personne de tout combler, d’avoir toutes les qualités qui nous sont nécessaires pour être heureux ?  Oui, tu te réclames monogame, mais tu aimerais que la femme qui partage ta vie ait telles et telles qualités pour te rendre heureux.  N’y arrivant pas, commence donc les conflits, les frustrations et les reproches.  Tu vois, vous les monogames, vous attendez la même chose que les polyamoureux sauf que vous le voulez de la part d’une seule personne, l’emmerdant par la suite une vie entière pour ça.  Je vais au plus simple : là où se trouve ce que je cherche, sans demander à un homme de devenir un autre pour m’épanouir. Actuellement, tu ne peux me combler, tu refuses que je puisse être polyamoureuse,   tu n’aimes pas mes intérêts philosophiques, tu vois ta femme comme une Sainte Vierge, et non comme ta maîtresse, donc, je te laisse en la paix, trouve cette femme ailleurs. Je t’aime toujours, nous ne dormons plus ensemble, parce que tu crois que c’est mieux si je ne te considère pas comme mon homme, mais de mon côté, je ne me sens ni triste, ni frustrée de notre relation amitié-tendre puisque j’ai Letché qui me donne tant aussi.  Letché sait que je te vois pour des petites sorties de ce genre, il sait que je t’aimerai toujours.  Il n’est pas trop content, mais il accepte. 
-    Toi, tu es polysexe.
-    Et voilà ! toujours la confusion ! j’aime aussi les relations sexuelles, en effet, mais ce n’est pas le sexe qui dirige ma vie, c’est la relation.  Cela arrive qu’elle passe par une relation sexuée et je puis te garantir, dès lors,   que c’est bien plus enrichissant aussi.  Mais ce n’est pas du tout et toujours nécessaire.   Et puis, si, clea m'arrive de temps en temps d'avoir juste envie de sexe.  Et alors ?  Une fois de plus, qui a proclamer que cela était jugeable ? Les religions, les bonnes morales, les frustrés.
-    Alors c’est de l’amitié dont tu parles.
-    Oui, et non.  Je n’ai pas envie de relation sexuée avec mes amies.  Letché trouve très bizarre que je continue à te voir, et toi, je suis certaine que tu ne dis pas à Mopo que nous avons été au cinéma et que nous avons dîné ensemble.  Tu sais très bien qu’elle se poserait des questions sur votre relation.  Pourtant, dans le fond, tu sais toi aussi que cela ne change en rien ce que tu éprouves pour elle.

En fait, ce n’est pas compliqué : les gens croient que « polyamour » veut dire qu’on a systématiquement une relation sexuelle avec la personne,   et qu ’ "amitié" exclu systématiquement une relation sexuelle avec la personne.

14:53 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/01/2009

un bon site

les hédoniens ardents

11:03 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/01/2009

Le Sioux , ce fragile

Letché est un homme fort, vraiment fort, je l'avoue.  Je l'admire,  Je suis certaine qu'il a un coeur très sensible aussi mais il a plus de force que le Sioux.  Je le constate à son attitude humouristique qu'il prend en parlant du Montagnard.

Le Sioux est comme un enfant, comme ceux dont je vois les blessures sur ces photos de Gaza.

Son enfance à lui ne fut pas plus rose que ça. Sa propre mère le laissait se faire torturer ( c'est le mot exact) par son beau-père. Il en reste des pleurs secrets, profonds, douloureux. Des cicatrices qui s'ouvrent dès  le moindre rejet, ou mépris de la part des autres.

Cela fait un an qu'il aime une femme qui lui convient, qui a du caractère, qui est belle, artiste, drôle surprenante.  Mais entre eux, c'est une passion brulante, parfois très blessante. L'un envers l'autre, ils s'envoient de pics, oubliant qui a commené le mauvais jeu, se le reprochant mutuellement.  Depuis un mois,  c'est la rupture. Mais je connais mon ami le Sioux, il a plus mal qu'il ne l'avoue.

je reçois cette après midi un sms de lui me disant qu'il me lègue toutes ses oeuvres, tous son materiel de peinture, et qu'il part.  Où, je n'en sais rien.
J'espère uniquement que ce n'est pas dans l'au delà.

Lorsqu'il m'envoit comme cela un message, je le connais, il est sincère, à ce moment là, il déteste le monde, les gens, les femmes, tout.  Car il ne sait plus où aller, qui aimer, que faire, comment vendre ses peintures, comment survivre.
Hier soir, il y avait un de ces vernissages mondains ou plusieurs artistes donnent une de leur création pour le bénéfice d'enfants mal traités.  Est-ce cela aussi qui touche l'inconscient du Sioux, se souvenant de son enfance ?  Il comptait y aller, espérant y croiser cette femme ; par colère, par rage, par amour.  Mais tout cela, il ne me le disait pas.   Il espérait lui montrer qu'il va bien, sans elle.

Le milieu habituel qui circule dans ce genre de vernissage n'est pas le plus tendre qui soit pour des personnages comme le Sioux.  Au contraire, c'est un milieu qui rejette fort et violemment des personnes comme lui, lui trouvant plein de reproche, justifiés vu de l'extérieur, injustifiés vu le but même de ce genre de vernissage à but charitable pour enfant mal traités.  L'excuse donné est que le Sioux est un adulte, qu'il "n'a  cas" s'en sortir de ses blessures d'enfance, qu'il "n'a cas" pas être si infernal que ça.

La sensibilité du Sioux se cache derrière toutes ses fanfaronnades. Celles-ci ne sont que des boucliers énormes, en acier, pour protéger ses blessures, pour qu'on ne vienne pas y piquer une fois de plus la lance du rejet et du mépris et de la supériorité.

Il espérait trouver une femme qui le comprenne, lui parle doucement, lui explique avec tendresse les limites à ne pas franchir , et lui donne cet enfant qu'il aurait élevé avec amour.  Dans toutes les nombreuses femmes qu'il a aimées, il a toujours espérer trouver celle qui le stabiliserait.

 

Hier, je crois qu'il a espérer se faire accepter, reconnaître, aimer tel qu'il est : turbulant, blessé, bon, optimiste.

Mais lorsqu'il a su que son ex s'y trouvait bien, à ce vernissage il est parti vite, avant de la croiser . . .  redoutant quoi ? 

 

Je n'arrive pas à le joindre.  Heureusement, j'ai toujours la clef de son atelier où je suis passée tout à l'heure.  Voyant que son manteau porté hier soir  y était, je sais donc qu'il se trouve dans son atelier.  Mais je n'avais pas la clef sur moi, elle se trouve avec ma fille qui a emprunté ma voiture. 

Je repasserai tout à l'heure.

Pourvu que tout aille bien !

16:26 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/01/2009

une radio que je vous recommande vivement !

polyplaisir des  utopies

11:46 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les nouvelles

J'ai eu Letché hier au téléphone.
je lui demandais tout de suite : "et que penses-tu de ce que je t'ai écris?"

De notre conversation de hier,  et de toutes celles eues avec lui depuis toujours sur ce sujet, j'ai improvisé ici un dialogue qui est plus ou moins fictif dans le temps, mais pas dans les échanges. Ceux-ci ont existé,  mais ils sont étalés tout au long du temps que dure déjà notre relation.

A ma question Letché me répondait :

- Tu sais bien ma position là dessus.

-Oui, pourtant tu es d'accord qu'en tant qu'homme, et d'éducation musulmane en plus, tu comprends la polygamie.

- OUi, pour moi, ce n'est pas difficile de l'accepter mais je suis un homme qui n'aime pas vivre ça.  Je ne l'ai encore jamais vécu.

- Et acceptes-tu que les femmes soient polyandres ?

- Non.  Si je comprends bien, j'ai un nouveau rival à éliminer ? Me dit il sur le ton de l'humour .

- Ce ne sera pas un rival, il ne mettra pas en danger notre relation. En tout cas en ce qui me concerne.  Je te répète que je suis toujours amoureuse de toi, que je te désire même  plus qu'au début.  Mais comme j'ai des attentes de relation passionnelle, enthousiasmante, légère et joyeuse envers toi, que tu es fatigué par ton travail, et que probablement se rajoutent à ça divers éléments  qui font que ton enthousiasme n'est plus aussi fulgurant qu'aux débuts de notre relation, je fini pas tomber dans une réèlle demande envers toi.  Cette même demande deviendra pesante et lourde, et étouffante, je le sais.  Même si je faisais en sorte de ne pas te la montrer, elle sera là , elle se sentira, et à la longue, cela te fera fuir, j'en suis persuadée. Oubien ce sera moi qui, ne trouvant que tristesse à ne pas pouvoir vivre avec toi ce qui me plait, je risque de me lasser aussi de notre relation.  Alors que tu es si plein de qualités et que te découvrir me plait en fait toujours.

Donc, je vais me remettre à lutiner - comme le dit Françoise Simpère - afin de ne pas tomber dans ces demandes, frustrations et attentes castratrices qui découlent toujours de toute relation monogame, et finissent par tuer cette relation.

- Hé, oui, que veux tu que je te dises? Je ne peux rien t'empécher .  . .  Fais ce que tu veux, on verra bien. . . . Je sais que je ne vais pas du tout aimé l'idée de t'imaginer dans les bras d'un autre.  Je ne le supporterai pas, en réalité. Cela me rebute.  Pourtant, je suis toujours amoureux de toi, mais j'ai en effet de la fatigue. Et d'autres éléments qui freinent, comme tu le dis, mon enthousiasme.

- Tu sais lesquels ?

- Oui, et pas vraiment ?
- tu ne veux pas me les expliquer ?

Letché ne me répond pas à cette question. Soit parce que ce n'est pas clair, soit parce qu'il ne veut pas me les dire, ses éléments perturbateurs entre nous.  Je ne demande pas mieux d'écrire ici ce qui est de ma responsabilité mais il ne me dit pas en quoi j'ai un rôle dans les perturbations.

- Tu sais, lui dis-je,  que tu as la même liberté de ton côté, tu sais que tant que cela ne t'éloigne pas de notre relations, je n'ai aucune crainte à ce que tu puisses flirter, draguer, séduire, aimer d'autres femmes.

- Et si je trouve mieux ailleurs ?

- Et si tu voyais ça autrement : et si cet ailleurs ne faisait que compléter ce que tu ne trouves pas dans notre relation ?

Souvent, le silence prend sa place dans ces conversations, le temps de chercher les éléments qui font que parfois, une certaine distance se met entre nous.

- Je vais te dire franchement ce que je crois, Letché.  Tu as mis énormément de séduction pour me conquérir et tu y es arrivé.  Parfois, j'ai l'impression que ce que tu cherches, c'est un amour calme, un peu "pèpère" comme on dit.  J'utilise cette expression juste pour exagérer ce que je ressens, mais non pour critiquer cela. C'est une envie normal et honnête, d'avoir besoin d'un amour calme et  "pèpère" - comme on pourrait dire "mèmère" - car tu es fatigué par ton travail, qu'il t'offre peu de temps et que ce dont tu as besoin   dans ses moments là (je  crois), c'est d'une relation reposante, qui te calme, te berce et te donne de la tendresse, et surtout ne te bouffe pat toute ton énergie par des folles après-midi d'amour ! Péjorativement, quelqu'un dirait " métro, boulot, baise, dodo".  De mon côté, j'ai déjà fait ma vie, j'ai déjà mes enfants et j'ai un métier qui me plait.  Lorsque je suis amoureuse, je ne cherche surtout pas une relation "mèmère" qui attend gentiment que son homme lui fasse, entre autre,  l'amour sans trop de passion.  J'aime la passion, je peux me le permettre, puisque je ne suis pas en recherche d'un associé qui partagerait le loyer, la nourriture, les factures. Ni en recherche d'une présence pour ne pas me sentir seule.  En ce qui me concerne, je l'ai souvent expliqué déjà,  j'ai une relation avec un amoureux comme je fais mes tableaux : avec le désir de la perfection, de la découverte de cet amoureux comme si je découvrais à chaque fois une  pierre précieuse.  C'est pour cela que jamais je ne me lasse en réalité de quelqu'un car je le regarde toujours comme si c'était la première fois que nous nous embrassions.  Mais c'est vrai que j'ai besoin de sentir un retour, un partage de cela. 

- Oui, je sais. J'en ai conscience.

 

Le temps passait et il allait rejoindre son lieu de travail.  Je me sentais bien de ce que nous avions partagé , une fois de plus, sans dispute, sans combatitivié et sans rivalité d'opinion !

10:54 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/01/2009

le trac

Ce matin, j'écrivais un petit mail à Letché où je lui disais, comme je le lui avais promis, que j'allais contacter un homme qui m'attire très fort.  Un montagnard français bien fait de sa personne comme on dit. Le Montagnard.

J'ai le trac car Letché ne lira ce mail que dans l'après-midi et je redoute sa réaction mais c'est ainsi, je ne veux en aucun cas entrer dans les mensonges.

Toute relation  ne se bâtit solidement que sur la vérité.  Si la vérité est insupportable, alors il bon... on verra.

J'espère de tout coeur qu'il écoutera son coeur, son VRAI coeur !


Car, même si je puis être attirée par cet homme, je le suis  encore plus qu'il y a un an de Letché.  letché semble avoir du mal à quitter je ne sais quel mal-être en lui qui me rend, alors moi aussi triste, en attente.  Cette attente devient pesante pour lui, et lui donne certainement envie de me fuir.  Donc, perdu pour perdu, soit parce que je l'étouffe avec mes attentes, soit parce qu'il ne supportera pas que je puisse voir un autre homme (je ne sais pas encore quand ! ) je préfère dire la vérité et tenter au moins de vivre en amour avec lui sans lui infliger mes frustrations puisqu'en théorie, je serai compensée par la bonne humeur de cet autre homme, Montagnard.






14:37 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

un témoignage qui n'est pas de moi

Témoigage d'Isbelle


Un chemin de découvertes...

par Isabelle

J’ai rencontré « l’homme de ma vie » à dix-neuf ans. Vous savez, le prince charmant, celui que l’on surinvestit affectivement pour qu’il soit tout à lui tout seul. Je me suis vite rendue compte que, au-delà des serments de fidélité, j’étais loin d’être tout pour lui. Les mots posés sur ce ressenti n’ont rencontré que dénégation, voire moquerie.. « Qu’est-ce donc que tu imagines ? »

Il y avait ma volonté que ce couple réussisse mieux que celui de mes parents, l’envie d’aller au-delà des obstacles, de se rencontrer vraiment, de parler, de construire la relation dans le passage du temps qui nous révèle à nous-mêmes, dans l’amour, la redécouverte jour après jour de nos identités en mouvement. Parallèlement, ce que je devinais de ses infidélités, et ce que je projetais, nous éloignait l’un de l’autre. Je me voulais dans la loyauté, fidèle à nos promesses, quoiqu’il arrive.

« Tromper son conjoint »...cette expression a pris tout son sens : il ne s’agissait pas tant pour moi du fait qu’il ait des relations avec d’autres femmes, même si cela me blessait terriblement, non , il s’agissait du mensonge autour de cela. C’était insupportable de sentir, de savoir au fond de moi et de me trouver toujours face à ce mur, ce silence ou ces sarcasmes qui niaient complètement ce que je ressentais au fond de moi, qui ne donnait aucune chance à une porte de s’entrouvrir. Les mots de la vérité ne circulaient pas et c’est sans doute la blessure la plus importante.

J’ai connu des émois pour d’autres hommes, que j’ai étouffés puisqu’il était dit que nous serions fidèles l’un à l’autre..Loyauté.. Fidèles à quoi ? A une image extérieure ? A des conventions sociales ? Pas à nous-mêmes en tout cas, pas à la personne en devenir qui expérimente, réfléchit, met en lien, acte ses choix de vie..

Lorsque la dernière maîtresse de mon mari a pris contact avec moi, merveilleuse rencontre de femme à femme, dans le soulagement de la vérité enfin dite, j’ai enfin pu ouvrir définitivement les yeux sur ce que je n’étais pas certaine de vouloir voir et nous avons divorcé à ma demande.

Beaucoup de questionnements sur ce qu’est l’amour, j’étais incapable de le « définir », sur la liberté de se réaliser au sein d’un couple, de suivre son chemin d’évolution sans se faire étouffer par une relation amoureuse de dépendance.

J’ai alors rencontré un homme, déjà dans une relation amoureuse avec une compagne, un enfant. Il s’est déclaré polyamoureux, a posé des mots clairs et j’ai accepté ce mode relationnel. J’ai aimé qu’il n’y ait pas de faux semblants. J’ai aimé l’ouverture de coeur que ce chemin sous-entendait. J’ai aimé la liberté que cela m’apportait. J’ai aimé la façon dont cette relation ,dans cette couleur là, me ramenait à moi-même : apprendre à vivre avec lui les moments de rencontre, dans le lâcher prise, en restant centrée sur mes projets de vie, en allant mon chemin en indépendance affective.

Pour autant, tout n’allait pas tout seul.. Les pincements des anciens schémas m’ont chipotée, ainsi que sa compagne. Ses nouvelles rencontres ont réveillé des vieilles peurs, celle de l’abandon, celle de ne pas être à la hauteur.Nous nous voyions à l’époque un jour semaine. Son couple connaissait des difficultés, je cherchais ma place..

J’ai rencontré un autre homme et connu cette douceur d’aimer poly. Les parents répètent à l’envi à leurs enfants qu’ils ont tellement d’amour en eux qu’ils peuvent avoir plusieurs enfants et les aimer aussi totalement les uns que les autres. C’est exactement la même chose avec des amis ...ou des amoureux. C’est aussi simple que cela, aussi nourrissant, aussi grandissant. J’ai vécu cette double relation en étant merveilleusement connectée à chacun de ces hommes, en vivant avec chacun d’entre eux ce que nous avions à vivre. En émerveillement de cette amplitude de coeur, belle , somptueuse, qui fait toucher à quelque chose d’essentiel dans la dimension de l’Amour.

Entretemps, mon bienaimé et sa compagne se sont séparés, elle souffrait trop. Et l’homme qui avait accepté mon polyamour dans l’espoir que ce ne serait qu’une passe (j’étais moi-même en recherche et sans doute pas claire ni avec moi ni avec lui) m’a demandé de choisir entre eux deux. J’ai choisi la liberté d’être en relation avec moi-même. J’ai laissé derrière moi la certitude d’un couple classique, dans des schémas classiques pour aller vers le nouveau, en compagnie de cet homme qui a eu le courage de s’affirmer comme il était et le courage de vivre les conséquences de son choix.

J’ai aussi appris l’importance vitale de faire le ménage en soi pour ne pas entraîner la personne aimée dans des leurres blessants.

Tout au long de ces vingt années de mariage, j’avais croisé diverses expériences qui m’avaient parlé : la vie en communauté, les couples ouverts, les structures familiales à géométrie variable dans d’autres cultures, la sexualité tantrique.. Tout cela , en interaction avec mon vécu de « femme trompée », a contribué à me faire entrevoir d’autres possibilités de vie qui ont trouvé leur concrétisation dans un polyamour qui nous est personnel, je veux dire par là qu’il y a certainement autant de modes qu’il y a de polyamoureux. A chacun de choisir ce qui lui est juste, de construire la/les relations en étroite connivence, en communication vraie, franche, en étant attentif à ce qui travaille à l’intérieur de soi, en prenant conscience de ce qui se passe réellement, dans un respect, une acceptation de soi, de l’autre, de nos limites, de nos ouvertures, de nos doutes, de nos élans.

Le polyamour, pour moi ,n’est pas un jeu léger. C’est un chemin de découvertes, de douleur quand les vieux démons se réveillent, ces vieilles blessures récurrentes qui tordent les tripes. Mais c’est aussi et surtout le bonheur de la rencontre avec l’autre, la découverte de personnalités enrichissantes dans une couleur amoureuse belle et bruissante.

Revenir à un mode monoamoureux est une possibilité que j’effleure quand sont réveillées les morsures intérieures...mais jamais longtemps. Je sais trop l’oxygène que le polyamour apporte à mes relations, cette richesse des amours plurielles, cette confiance partagée, ces mots vivants échangés, cette façon de prendre la vie en lui donnant sa vraie dimension qui est celle de l’Amour.

Isabelle

09:50 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la jalouisie selon Emma Goldman



"Le mal le plus redoutable de notre vie amoureuse mutilée, c’est la jalousie, le chancre de l’amour. Elle ment, elle triche, elle trahit, elle tue. On pense couramment que la jalousie est innée, et qu’elle ne peut jamais, par conséquent, être déracinée du coeur humain. Cette idée fournit une bonne excuse a ceux qui ne peuvent ni ne veulent creuser la relation de cause a effet. (...)

La jalousie n’essaye même pas de comprendre. Son seul désir est de punir, et de punir aussi sévèrement que possible. C’est un concept qui s’incarne dans une loi tacite : code de l’honneur et combats singuliers.

(...) Nous trouvons un argument de poids contre la jalousie dans les notes d’historiens comme Morgan, Reclus, et d’autres concernant les relations sexuelles chez les peuples primitifs. Tous ceux qui sont familiers des leurs oeuvres savent que la monogamie est une forme tardive de la relation sexuelle ; son avènement résulte de la domestication et de la possession de la femme. C’est elle qui instaura le monopole sexuel et l’inévitable sentiment de jalousie."

Emma Goldman

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09:40 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vraiment, les hommes sont-ils si différents des femmes ?

 En discutant avec quelques-unes de mes amies proches, je constate qu'elles ont  les mêmes interrogations que moi sur les différences flagrantes entre la façon d’aimer des femmes et des hommes.


Lorsque je tombe amoureuse d'un homme, je l'aime de plus en plus et mon désir pour lui augmente.  Chaque jour, même si  cela fait plus d'un an par exemple, j'apprécie mieux ses traits de visages la forme de ses mains, la silhouette de son corps. Tout cela nourrit à chaque fois mon désir pour lui, ma tendresse.
Je n’ai pas besoin qu’il mette des habits sexy, ni qu’il fasse preuve d’inventions spéciales pour que ce désir soit nourri.  Il est tout simplement nourri par la simple vue de lui-même, par sa simple gentillesse et galanterie.
Nos conversations, nos difficultés même, cela me rapproche encore plus de lui, et augmente mon amour.

Les hommes, cela semble une autre paire de manche !
Plus le temps avance, plus leur désir diminue.  Les premiers mois, il leur suffit de nous voir pour qu’ils bandent.  Et puis, on ne sait pourquoi, mais il faut trouver , en tant que femme, des trucs de plus en plus compliqués pour que leurs désirs reste vivace.  Genre, mettre des minijupes, des bas jarretelles, de la lingerie de plus en plus compliquée, sexy etc…….
Mais ces mêmes hommes sont aussi satisfaits de rester avec leur femme, l’aimant confortablement, la baisant gentiment sans trop d’effort. Il y a la de la commodité pour eux, une femme toujours disponible, qui les aime de toute façon, donc, ce n’est plus vraiment nécessaire d’être aussi amoureux et galant qu’au début de leur rencontre afin d’obtenir de la tendresse et de l’amour.

Une de mes amies m’a fait une magnifique   confidence.  Elle est la maîtresse d’un homme qui vit en couple.  En ce qui la concerne, cet amant est l’homme de sa vie, ils s’étaient rencontrés lorsqu’elle avait 19 ans. Cela fait plus d’un an qu’après des années d’absence, ils se sont retrouvés.  Mais elle n’est que sa maîtresse.  Alors qu’un jour, cet amant se retrouvait avec des amis et qu’ils jouaient à écrire la liste de leur « ex », ayant omis d’y écrire le nom de mon amie, un copain de l’amant lui dit :
-    Tu oublies, la belle Louve !
-    - Non, Louve n’et pas une ex.  Elle, c’est comme au cinéma !

Comment se fait-il que deux êtres qui sont censés vivre et s’aimer tout une vie ensemble ont tant de différences ?
Car, comme me le dit Louve avec lucidité «  Ce n’est probablement que parce que nous vivons dans un interdit que l’excitation et le désir persistent chez lui»

Les femmes, elles aiment leur homme comme au cinéma, pour toute une vie.  Elles sont fidèles, et dans leur cœur, et dans leur désir, pour leur mari ou compagnon.  Ce n’est que parce que ceux-ci s’éloignent d’elles en attention dans leurs rapports sexuels, que souvent elles prennent des amants. En fin de compte, elles aiment leurs époux et leurs amants.

Mais donc, pourquoi cette différence de désir entre la femme et l’homme ? Est une erreur de fabrication, ou bien est-ce nous qui nous nous trompons pensant qu’il faut vivre en couple exclusif avec un seul partenaire ?

Peut-être ne sommes-nous vraiment pas fait pour cela, peut-être que l’homme garderait plus son désir pour chacune de ses femmes  s’il pouvait en aimer et désirer plusieurs en même temps ? Peut-être que les femmes seraient moins frustrées, pouvant être désirées et aimées par d’autres hommes que leur mari ou compagnon officiel ?
Ce qui se passe en général, c’est qu’un homme attend de se lasser d’une femme pour en rencontrer une autre, se lasser d’elle aussi et ainsi de suite.  Je crois que s’il la culture sociale et religieuse dans laquelle nous serions élevés, permettait aux hommes et aux femmes d’aimer et désirer en même temps plusieurs partenaires, la lassitude envers ceux qu’ils ou elles aiment ne viendrait pas, ou en tout cas pas si vite.

Je me souviens lorsque je vivais encore avec Pascal et que je pratiquais ouvertement le polyamour, ou le libertinage, je me sentais de plus en plus amoureuse de Pascal, mon désir de lui, tel qu’il était et non tel que mes fantasmes le voulaient, grandissait.

Ce qui fait que je vais reprendre sérieusement ma vie de polyamoureuse en main.  Si, si !



08:52 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/12/2008

enfin , un site qui vous expliquera tout !

  Polyamour

11:23 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/12/2008

Je tiens paroles

je me trouve devant un dilemme : j'ai fait une promesse à Letché et une fois que je donne ma parole, je la tiens :

Dès les premières semaines de notre relation , sachant que je suis lutineuse comme le dit Françoise Simpère, il m'a fait promettre de le prévenir, le jour où je serais attirée par un autre homme.

En fait, en y réfléchissant, c'est compliqué ,car je ne calcule pas d'être attirée, je ne sais pas à l'avance si l'ambiance, le charme, le coeur vont faire que j'aurai envie de me glisser dans les bras d'un autre homme.

Je riais tout à l'heure en en parlant à Letché ! Je lui disais : " c'est malin cette promesse, car, comme je suis une femme de parole, je n'oserai pas me laisser tenter par une envie de passage, puisque je n'aurai pas eu l'occasion de te prévenir"

En riant lui aussi, il me répond :

- Mais oui, c'était bien le but !

Bon, et maintenant, je fais quoi alors ? Hein ?

22:39 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2008

une autre femme Libre !

 

 

Hélène Grimaud

10:55 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2008

hé bien voilà

Je me sens à nouveau légère car je ne laisserai plus ma liberté d'aimer qui je veux, comme je veux, s'emprisonner par devoir de fidélité

Letché et moi, on se voit, souvent, pas souvent, juste devant un verre, ou chez lui, dans sa grotte, à faire l'amour avec amour, où chez moi si les enfants ne sont pas là.  Nous parlons toujours en profondeur, avec sérieux sans être sinistres.  J'adore ça, j'aime les conversations pleines de vie sans susperficialitées.

Pascal m'écrit aussi. Je lui répond, souvent les larmes aux yeux. Nous avons encore besoin de nous confier, de dire qu'en fait, nous nous aimons toujours.  Alors, nous déjeunons ensemble, avec les enfants qui sont contents de le revoir, les siens aussi, dès qu'il y a moyen.   Parfois, nous allons voir des expositions et nous rions, comme au bon vieux temps.  Il a une amoureuse, douce et tendre,  mais, il me le dit, je reste la femme de sa vie.  Cela me fait mal, dommage qu'il ne l'ai pas compris avant, plus tôt.  Maintenant, j'ai changé mon regard sur lui, il n'est plus amoureux, le regard, il est juste épuré d'un coeur qui l'a toujours aimé.

Je suis amoureuse de Letché.

Puis, il y a le Sioux avec qui je m'entends si bien, dont j'adore écouter les confidences, ses peines de coeurs, ses besoins de liberté, ses élans grand seigneur où il gâte les enfants d'une de ses ex-amoureuses, car il est bon avec les enfants.

Le Sioux qui me traite comme sa soeur, sa grande copine à qui il peut tout demander car elle peut dire non en toute simplicité. 

-Longuesjambes, s'il te plait, rend moi un service, va déposer les cadeaux des petites chez leur mère car pour l'instant, je suis en bagarre avec elle .
- non, j'ai prévu de travailler, va le faire toi-même.

- S'il te plait ! Vraiment ! Je refuse de la croiser.

- Non, Sioux, c'est non, dis-je en riant.

-Mais si je loue un père Noël, qu'est ce que tu en penses ?
-Va louer un père Noël, c'est une bonne idée, du moment que ce n'est pas moi.

Ou, encore après, il me demande de l'accompagner pour l'aider à choisr un cadeau qu'il voudrait offrir à une jeune grand-mère de 60 ans.

- Cela ne prendra que 10 minutes.
J'étais venue en trotinette, elle était enfermée dans son atelier.

3 heures plus tard, malgré mes conseils qui à chaque fois recevait une grimace accompagné d'un "mais tu as mauvais goût ! je trouve ça monstrueux" il n'avait toujours pas trouvé ce qu'il pensait être le bon cadeau.  en fin de compte, c'est mon mauvais goût qui fut choisi.
- Bon, Sioux, ouvre moi ton atelier, je veux rentrer chez moi, je dois récupérer ma trotinette.

- Attend, j'ai encore quelque chose que je veux te montrer.
Je vais voir avec lui. Rien. Une mini vitrine vide qui lui appartient.
- Mais en fait, tu me retiens, tu ne veux pas que je parte, dis-je en riant ?
- Mais oui, c'est ça, j'ai envie que tu me tiennes compagnie.

- Si j'ai le temps, si j'ai bien travaillé, je reviendrai un peu plus tard te tenir compagnie car la tienne m'amuse toujours.

Il y a Génie qui parfois me fait signe, mais plus depuis la dernière fois où j'ai parlé de lui.  Génie est un de mes grands chéris aussi. Mes soirées avec lui sont du pur régal ! Son esprit fin, légér, drôle me met dans un état de très bonne humeur.

Nous nous promenons bras dessus, bras dessous, je me sens comme une enfant libre et heureuse alors.

Voilà où j'en suis, à part le fait que je dessine et peind à nouveau de façon régulière et productive !

 

La vie de célibataire amoureuse de Letché, mais qui sait que si elle a un jour vraiment envie d'embrasser un de ses amours, ou plus,  elle le fera, me convient totalement.

22:54 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/12/2008

vive le dialogue

En réalité, j'adore aller dans les profondeurs de nos esprits, et je dois avouer que Letché est une perle rare dans ce domaine !

Avec toute sa discrétion, il m'a envoyé un petit message.  Nous nous sommes revus, et avons encore, et encore parler.  Nous avons fait l'amour, moi de tout mon coeur,  de toute mon envie de sa personnalité, de toute mon envie de sa peau, de son odeur, de ses mains chaudes qui me prennent le cou avec tant de tendresse et de douceur, me dominant juste ce qu'il faut.

Nous avons dormi ensemble et j'aimais le sentir là tout près de moi.

Tout d'un coup le déclic se fait !

C'est ainsi que je comprends que nos inconscients, que ce qui nous a nourri pendant nos enfances, peuvent encore nous empécher d'évoluer, et d'aimer réèllement l'autre tel qu'il est.

On le dit, mais c'est si rare d'écouter ce bon conseil : rien de tel que le dialogue, l'écoute dans le respect.

E-COU-TER.

En osant parler avec franchise, sans accusation aucune envers l'un et l'autre, est apparu que mon mal-aise venait de réflexes  inconscients de la petite longuesjambes qui, pour être aimée de son père et sa grand-mère, devait déployer une obéissance à changer en elle des qualités vraies, libres, pour se soumettre à l'image que ces adultes voulaient qu'elle soit.

Je crois qui'l y a deux choses qui attirent deux êtres à s'aimer amoureusement : leur inconscient et leur véritable Être intérieur qui reconnait chez l'amoureux, ou l'amoureuse, les qualités qu'il aimerait développer chez lui, car elles  y sont déjà, ces qualités.


Pour être aimée de Letché coûte que coûte, la petite longuesjambes était à nouveau prête à changer son image et devenir une petite femme fidèle, attentionnée aux souffrances inconsciente ( qu'elle sentait !) de son amoureux.  Cette petite longuesjambes, croyait, comme son père et sa grand-mère le lui avait fait croire pour eux, qu'elle était responsable du bonheur de Letché.

Pourtant, letché ne me demandait rien.

Consciemment en tout cas.  Et peut-être même pas inconsciemment.   En tout cas, je sentais cette souffrance en lui qui avait des points communs avec celle de mon père.  Je me sentais obligée de "m'occuper" de lui, de le rendre heureux.  Mais la VRAIE Longuesjambes ne pouvait accepter cela, car elle a des projets et des enfants ,et elle ne peut perdre son énergie à aider son amoureux (qui, en vrai,  ne lui demandait rien).  Alors naît un mal-aise, signe que quelque chose ne va pas.  Sans comprendre vraiment le pourquoi, à part ce mal aise que je sentais, j'ai demandé la fin de notre relation.

Mais cela ne me rendait pas si heureuse. Parce que, tout simplement, il suffisait que je parle à ma petite longuesjambes de ne plus croire comme ça que mon amoureux avait besoin que je l'aide.  Il suffisait de laisser la VRAIE Longuesjambes vivre, aimer, tout simplement, sans sentiments de culpabilité, sans aucun devoirs.  Même si l'inconscient de Letché le lui demandait.

Maintenant,  je reste définitivement cette femme libre qui l'écoute, l'aime, et dialogue mais qui ne se sent obligée de rien. Elle ne doit pas le rendre heureux, c'est le propre travail de Letché ça. Elle peut juste lui parler de ses propres expériences et il en fait ce qu'il veut. 

Comme ce qu'il me partage de sa vie m'enrichit de nouveaux raisonnements qui me font avancer vers mon bonheur intérieur. Si je participe, sans le savoir, à le rendre heureux, c'est juste un plus, mais ce n'est pas mon devoir.  Je ne dois pas réveiller chez Letché les qualités que je vois, comme si elles étaient indispensables à mon bonheur, à notre relation. Ce n'est pas parce qu'il me rend heureuse que je l'aime, c'est parce qu'il est Letché tout simplement.
Je peux en effet aimer Letché totalement comme il est, avec confiance.  Puisque je sais que si j'ai besoin de partager, par exemple, de la joie de vivre, je peux le faire avec d'autres amis, d'autres amoureux.

Etant libre d'être moi, je puis le laisser libre d'avoir l'humeur qu'il veut, cela ne m'angoisse plus, ne m'oblige plus à jouer un rôle pour le faire changer d'humeur par exemple.

Je suis là , heureuse de le revoir, heureuse s'il m'appelle, heureuse si nous faisons encore l'amour.

23:13 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/11/2008

Sans peur, mais avec coeur, toujours de l'avant

Voilà ce que j'aurais rêvé vivre avec Letché : une confiance si vraie et réelle, que, si je lui dis " je t'aime, je te désire énormément " il soit heureux et comblé.
Une  confiance  si belle que s'il me dit " je t'aime, je te désire, j'en désire aussi d'autre, et cela ne m'éloigne pas de toi " je sois satisfaite, dans le bonheur vrai.
Je rêvais d'une relation où les moments passés ensemble n'auraient été nourris que de ce que nous vivions ensemble, étant bien à ces moments là précisément, parlant, riant,   discutant, partageant ce que nous aimons partager.  Une relation sans devoir savoir si le conjoint, ou la compagne, aime plus une autre personne, la désire plus, ou pas. Puisqu'en fait, lorsque nous serions ensemble, c'est parce que justement, nous nous désirons et nous nous aimons si fort  qu'être réunis est exactement ce que nous cherchons à cet instant là.


Qu'est-ce que cela change si entre temps il voit une autre femme, d'autres femmes,  qu'il vive avec elles des choses qui ne sont pas les mêmes qu'avec moi ?
Qu'est-ce que cela change entre nous, ce que je vis sans lui ? ? ?

J'aurais pu ne rien lui dire, ni de Génie, ni de mon envie de ne pas me donner de limite.
Par amour et respect pour celui qu'il me donne, je devais  le lui dire.

Il ne s'est rien passé l'autre soir entre Génie et moi, je n'ai envie de rien pour l'instant mais j'avoue que cette soirée improvisée à la dernière heure fut une bonne soirée, comme je les aime, avec cette saveur exceptionelle car - je me répète - le moment, les personnes, le lieu étaient uniques et ne pouvaient se vivre qu'avec lui.

Tu es pour toujours dans mon coeur, ma peau, mes pensées, cher Letché
Je sens que tu me quittes, je connais tes silences, je te connais, mon Bel Amour.

Si un jour, alors qu'il aimerait une autre femme,  il ait pourtant  envie de me voir, je serai heureuse de passer un long moment avec lui, d'autres beaux moments.  Je fondrai de bonheur de lui parler,  discuter, l'écouter les yeux pétillants d'amour, de joie de le retrouver, même si ce n'est qu'une soirée, le temps d'un verre ou d'un spectacle. Ou le temps d'une bonne nuit, d'une bonne après-midi d'amour. Nuit, après-midi, qui sera unique, même si d'autres suivaient.  Unique car sans promesse de futur, juste la sincérité merveilleuse du moment.  Je me réjouirai de partager avec lui ce qui ne peut se faire qu'entre lui et moi, car précisément, je suis moi et il est lui, deux personnes uniques créant une relation unique qui ne peut se vivre avec personne d'autre.
Je serai heureuse car j'aime sans limites, même celles du temps n'ont pas d'emprise sur ma façon d'aimer.

Je suis Longuesjambes, qui fut à toi, Letché, totalement, sincèrement, profondément et qui  peut encore l'être, mais pas exclusivement.

11:57 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/11/2008

tout a un prix.

 Nous nous écrivons, Letché et moi, nous nous voyons autour d'un verre et je  reste honnête avec ce que je suis, et aussi envers lui, ainsi que les autres.

Letché est mon type d'homme. Et pourtant, je ne peux renoncer à aimer les autres, les prochains, les anciens, les nouveaux.

Cela ne veut pas dire systématiquement avoir une relation sexuelle avec eux.  Non, il n'y a pas de règle, il y a le désir, les envies, la tendresse qui sont les fils conducteurs.  C'est vrai que j'aimerais partager aussi avec letché les découvertes intelectuelles que je découvre chez mes amis, qu'ils soient femmes ou hommes.  Je voudrais que Letché ne soit pas inquiet si j'aime donner la mains à ceux qui m'attendrissent, ou si j'aime être prise dans leur bras.  je le vis avec mes amies, mes amis.

Letché le sait, je le lui écris.


Il a d'autres conceptions, je les respecte.

Je ne suis pas attirée par d'autres relations sexuelles, mais je ne me met aucun interdit, c'est tout.

Les gens pensent que ne pas se mettre d'interdit, cela veut dire qu'au moindre désir, hop, on se saute dessus.

Mais non, c'est plus subtile, plus profond plus spécial que ça. 

Par exemple, actuellement, si un homme, bien que parfait, drôle, amusant, séducteur, qui me plait me proposait de passer un bon moment dans ses bras, je ne pourrais pas, j'ai trop dans la tête et la peau Letché. Je l'ai avec du regret, il me manque.

Mais qui sait, le jour ou je ne sens plus ce manque, oui, je me sentirai donc bien pour accepter si tel est encore mon désir.

Le paradoxe, c'est que Letché serait là, m'aimant, m'acceptant telle que je suis, il ne me manquerait pas, je pourrais en effet me laisser aller à la tendresse d'un autre, découvrir, m'enrichir de ce que ce dernier a de spécifique.

 

je vais perdre letché, je le sais, car il n'accepte pas le polyamour.

Mais en acceptant de rester exclusive à lui, je perds aussi mes autres amis.

Je sais, je le sais du fond de mes tripes, que je l'aimerai toujours aussi fort que maintenant, peu importe les distances, les silences, les éloignements.

C'est ce que je ne veux pas perdre : l'amour que j'éprouve pour lui.

Comme je n'ai pas perdu celui que j'ai eu pour les autres.
Lorsque j'en revois, comme Génie l'autre jour, c'est du vrai, du pur bonheur.
Mais non, nous ne couchons pas  ensemble. 

Non.

Le charme, l'intimité des sentiments, la complicité des conversations sont  là grâce à ça.  aussi, mais aussi parce qu'il sait, je sais que si l'envie me prend en même temps que lui en ai envie, hé bien, nous sommes des adultes libres de vivrent nos choix.


19:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/11/2008

chacun sa façon d'aimer

Avant tout, je recommande aussi d'aller lire le dernier arcticle de Françoise Simpère.

"changer d'abord son propre logiciel"


Ce que je vis actuellement peut servir en effet d'un de ces multiples exemples en plus : il n'y a pas de norme à l'amour.

 

Entre letché et moi, je ne peux pas dire "c'est fini" mais certainement que, pour ceux qui aiment les cadres, les normes, les dogmes,  si on ne se voit plus, c 'est que c'est fini.

Nous nous voyons encore de temps en temps, en prenant un verre ensemble, en parlant tranquillement de nous, de nos complexes, de nos réactions.
Moi, j'ai toujours un désir fou de lui, j'ai toujours mon coeur qui  l'aime tel qu'il est. Même si j'ai demandé à terminer notre relation, ce qui était dans mon coeur n'est pas fini.  J'ai voulu mettre fin à une relation ( ce qui se passe entre deux individus) qui ne me nourrissait plus, ou me laissait dans un mal aise. Pour lui aussi.

Ne me sentant plus comblée,  mon esprit critique a alors fait surface en n'approuvantn plus ce qui n'est, normalement, pas critiquable, car ce sont ses choix et ils sont biens, ses choix.   Le fait est que mon esprit cherchait des coupables au mal que je ressentais.  Alors je me disais que s'il avait un autre job, se serait sûrement mieux entre nous, ou s'il habitait Bruxelles, se serait certaiment plus facile pour nous.  En réalité, tous ces éléments extérieurs ne sont jamais la cause des mals-aise dans un  couple.  les gênes viennent que le couple ne sait plus se donner ce qui le rendait heureux, souriant, enthousiaste, léger, confiant.

Lorque je suis avec Letché dans un café  ou un bar calme et paisible, je l'observe, je le bois de mes yeux, je l'écoute avec ma peau, je l'entends avec mon intuition et je me retiens alors de ne pas aller me loger dans ses bras, le nez enfui dans son cou afin de me gaver de sa bonne odeur.  Dans ses moments où nous nous retrouvons dans une relation enrichissante, mon esprit critique dort et ronronne comme mon chat lorsqu'il est confiant , couché sur mes genoux.

Je me sens simplement libre à nouveau, pas obligée de l'aimer, pas obligée d'aller le voir pour être dans la norme de ce qu'un couple vit.

 

Je suis totalement satisfaite de ce que je vis.  Et même, nous ne nous verrions plus du tout, je sais que je me sentirai proche de lui, comme si nous passions nos journées ensemble.

 

Ma façon d'aimer pour l'instant est donc ainsi : sans besoin de la présence de l'autre. Juste la certitude que notre amour est là.

La norme serait que nous vivions ensemble, ou du moins que nous partagions certaines activités ensemble pour se sentir satisfait.

Je suis satisfaite.
Je ne sais si Letché l'est.

La difficulté, c'est de trouver un équilibre dans tout ça.

Je n'érouve aucun désir pour Pascal ou pour le Sioux comme je l'éprouve pour Letché.
Et pourtant, ce désir n'a nullement besoin d'être assouvi.

 

Comme la carte du Tarot, le Fou, j'avance sans m'arrêter, même pas à cause du chien qui arrache le pantalon du Fou.


11:32 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/11/2008

certains bien-fait

Demain, cela fera une semaine que j'ai repris un statut de célibatiare, un besoin vitale de me retrouver seule, vraiment seule avec mes enfants, ma vie, mon Être intérieur.

Je me consacre complètement à la peinture, à l'écriture, et je n'ai aucune envie de relation amoureuse continue.  Je crois que cela sera comme ça pour un bon bout de temps.

Je travaille plus de 4 heures par jours sur les tableaux et puis le reste du temps je termine la correction du roman.  Bientôt, je pourrai le présenter aux maisons d'edition et on verra !


Letché est tous les jours, à chaque minutes dans mes pensées, mon coeur.  je me demande s'il va bien, s'il retrouve la joie de vivre, s'il continue à danser et charmer, j'espère, les danseuses !Je m'endors en l'imaginant chez lui, devant son ordi, ou dans sa "grotte" comme nous disions.  Je le vois, avec sa jolie bouche, endormi, un bras au dessus de la tête comme il fait d'hbitude.


Pascal est un ami très agréable et le Sioux reste le fidèle copin avec qui je mange à l'improviste une pizza, ou, en besoin d'un peu d'inspiration, je passe de son atelier et nous discutons de la vie, des amours, des arts.


Telle que je suis, je me sens heureuse, calme apaisée, libre en moi.


10:53 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

16/11/2008

Une phrase que je ne veux jamais l'oublier !

"GRANDIR, c'est dépasser ce que vous êtes aujourd'hui.

Prenez appui sur vous-même.

N'imitez pas.

Ne prétendez pas avoir atteint le but

et n'essayez pas de bruler les étapes.

ESSAYER SEULEMENT DE GRANDIR."

(paroles de SWAMI PRAJNANPAD)
 

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15/11/2008

A mon Bel Amour

Certains de mes amis, de mes copines, ou l'un ou l'autre de mes amoureux qui, lorsqu'ils rompent avec leur partenaires, décident de balayer tous ce qu'ils ont vécu avec eux.

Le Sioux faisait comme ça, à chaque rupture, il suprimait le numéro de la fille, il coupait tous les ponts et effaçait toutes traces ou souvenirs la concernant. Lorsqu'il croisait la fille, il était capable de faire comme si ils n'avaient jamais vécus une histoire d'amour entre eux.  Il me disait carrément  "je ne ressens plus rien pour elle" tant il tuait dans son coeur et sa mémoire, tout sentiments envers elle.  En réalité, il fuyait le chagrin, ce qui transforme la rupture  en souffrance. 

Personnellement, je ne comprends pas.    Je pense que vouloir effacer le passé, c'est perdre les leçons qu'on peut en tirer, c'est perdre la richesse et les enseignements qu'on en a reçu par nos expériences.

J'aime garder en moi tous les souvenirs, tous les bons moments, tous ce que j'ai reçu de la relation car je considère qu'à travers cette relation, c'est la VIE elle-même qui est venue me donner de la richesse, des nouvelles choses à apprendre, des correction dans mon caractère, dans mes faiblesses, dans ma façon de donner, elle m'apprend à affiner le coeur.  Si je reniais tous ce que j'ai reçu de mes amoureux, je n'aurais peut-être jamais évoluée et je serai sans cesse toujours retombée sur le même shéma relationel, vivant à chaque fois une union pareille à la précédente.  Oui, je crois que cela aurait été ainsi, puisque j'aurais jeter aux oubliettes de l'oubli, de la colère, de la rage, ce que la relation avait à m'apprendre.  Donc, la Vie est obligée de me refaire toute la leçon.  Une façon de doubler. J'aurais vécu à chaque fois une relation  comme si elle était totalement le double de la précédente.

 

Alors, moi, je préfère pleurer, me sentir triste, revoir les bons moments, imaginer mon Bel Amour en train de se réveiller, de lire, de danser et garder vivants, dans mes souvenirs, ma mémoire,   tout ces bons moments passés ensemble.  Je me laisse encore et encore enrichir par eux.  Car ce sont eux, ces moments riches en amour, en douceur et tendresse, qui donnent la force de sortir des difficultés, ce sont tous ces bons moments d'amour et de bonheur qui nourissent mon moteur "joie de vivre".

 

Je t'aime pour toujours, Letché, pour toujours !



21:46 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2008

enraciner

Il y a des moments importants comme ceux que je vis maintenant, depuis mon retour d'Arizona. 


Là bas, je cherchais à me retrouver telle que je fus née, sortant du ventre de ma mère, sans aucune autre chose qu'un corps nu, une âme, un caractère brut.

Et puis, à force de chercher, le déclic se fait, la chenille s'enferme dans son cocon, reste seule avec elle, et le papillon nait, tout d'un coup ! Cette naissance est jouissive.

Alors je me sens comme maintenant, si forte, si plein d'énergie, si explosante, que la joie me prend, m'envahie, elle fait vibrer le corps, le coeur, elle me fait sentir le sang qui coule dans les veines, les muscles qui jouent avec les os.  J'ai l'impression que mon corps s'éclate en milles petites lumières qui  s'éparpillent tout en restant Un.

Je crois que c'est ce que sentent les nouveaux nés : de l'enthousiasme illimité, de la curiosité sans fin, de l'envie de grandir, de vivre tous leurs projets.

Je sais avec conviction et certitude que personne ne peut prendre ma vie sans ma permission, que personne ne peut descider pour moi  quoi que ce soit sans mon accord.

Je sais que je puis tout choisir, tout vivre, tout expérimenter sans me blessser, dans la joie, la bonne humeur, la puissance.  Je sais que je descide de ma vie, la crée comme je la désire. Je sais que je puis choisir la santé, ou la maladie, je sais que je puis guérir de tout.

il y a en moi, comme en chacun de nous, une énergie unique qui est sincèrement Amour pur.
Dieu, comme cela est doux, bon, protecteur, léger! C'est de l'humour aussi, de la tendresse, du plaisir, de la gourmandise, de la bonté, de la force, de la puissance créatrice.   Cette énergie n'a pas de mot mais c'est si . . . si . . .  bon !  Je ne trouve pas d'autre mot !

Faire l'amour, ce n'est qu'un peu ça. Faire l'amour avec ça, c'est bien mieux ! ! !  C'est indescriptible


Ô mes amis, c'est là, en vous tous !  C'est vous-même.  Il n'y a pas de maîtres pour vous y conduire, pas de religions, pas de gourou, pas de prière envers une énergie extérieure.  Seul votre propre volonté vous y conduira.

Si vous décidez " je veux le trouver"  vous le trouverez.
N'écoutez que votre Intuition, c'est elle seule qui vous guidera à ce Paradis.

15:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |