08/05/2008

envie de vous raconter

Françoise Simpère que j'aime comme une grande soeur, écrit dans son dernier postes ( http://fsimpere.over-blog.com/ ):

"Vivre en accord avec soi-même préserve la santé. Souvent, la dépression vient du décalage entre vie rêvée et vie vécue."

Dernièrement, je lisais dans un excellent livre  "Chamane. Le chemin des Immortels"  de Paul Degryse, cette phrase : " La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde"

Ces derniers jours, j'ai vécu une bonne crise, une de ces crises qui vous fait bondir dans la joie et la liberté légère, car profonde. Ces deux phrases viennent me combler dans cet encrage que je vis depuis deux bonne semaines.

Voilà : 

J'ai vécu une période de doute, de peur au sein de ma relation avec Letché.  Sa jeunesse, la différence culturelle et sociale m'ont mal guidée dans mes analyses mentales et craintives.

Jusqu'à présent, la majorité de mes clients viennent de mon milieu socio-culturel et ce milieu est dur,  cruel, dès qu'on ose sortir de leur rang, de leur convention, de leur croyance. Encore plus si la personne rebelle est une femme.
Mes enfants sont entrés dans la balance : par mes actes, par ma façon de vivre, certaines portes se ferment aussi pour eux.

J'avais peur de ne plus pouvoir vivre de mon travail, j'avais peur de voir mes enfant rejetés, exclus, j'avais peur du jugement des autres.

Je n'avais plus envie d'affronter encore et encore ma famille qui va certainement me tomber, une fois de plus, dessus. 

Je me suis retrouvée pendant quelques jours à vivre exactement comme je déteste : d'après les quand-dira-t-on.

Letché, homme fin et sensible, avait évidemment bien senti que quelque chose n'allait pas et, après quelques paroles et mails gentils, sans violence aucune, dans un parfait dialogue, nous avons rompu.

Deux jours seulement.
Ce fut terrible ! Car en fait, au moment où j'ai rompu, je n'avais pas compris du tout la réelle cause de tout ce mal aise que j'avais.

Pourquoi rompre alors que nous nous aimions, nous nous désirions et que nous n'avions rien à nous repprocher, que tout allait bien entre nous?

A force de me sentir souffrir de chagrin , mes larmes ont nettoyé la crasses qui m'empêchait de comprendre et mes sanglots ont chassé dans leur souffle mes aveuglements.

Je souffrais de ne pas assumer ma relation.

Tout simplement.

J'avais en moi un frein par rapport à ma relation avec Letché pour des raisons - comme je le disais à Pascal qui essayait de me consoler avec gentillesse - qui sont celles que  je déteste, celles que j'ai toujours refuser de vivre : le quand dira-t-on des autres.

Heureusement que  Letché m'a envoyé un simple sms me laissant une porte ouvert et je m'y suis précipitée :   Nous avons renouer au bout de deux jours car j'avais tout compris, je pouvais donc aller de l'avant.  IL me suffisait de choisir entre vivre l'amour, ce qui fut toujours mon moteur, ou vivre en bonne fille sage qui croit que les critères de son milieu socio-culturel, sont les seuls à offrir une vie sans difficultés.  Une fois que tout fut clair en moi, j'ai choisi d'assumer cet amour par dessus tout, j'ai choisi que la Vie n'en a rien à faire des critères étriqués d'un milieu ou d'un autre ( car tous les milieux socio-culturel ont leur limites et leur propres dogmes).  La Vie et l'Univers sont vastes et n'ont aucun plan ni dogme. Ils aident et soutiennent ceux qui les choisisent.  je choisis la Vie infinie, l'Univers créateur et je sais que tout ira bien, je continuerai à vivre de ma peinture en aimant qui je veux, où je veux.

C'est pour cela que la phrase de Françoise me touche car c'est vrai de vrai ; vivre sa réalité et non vivre ce que les autres vous imposent par les rumeurs, les rejets, les silences, les critiques,  préserve la santé, la joie de vivre et le bonheur.

Entre Letché et moi, les choses sont délicieuses, merveilleuses, magiques.  Je découvre de plus en plus un homme cultivé, passionné d'histoire, de math, curieux de tout, au courant de la politique mondial de façon plus pointue que la majorité.  Il est attentif à mon entourage, à l'écoute de mes enfants, il aide mon fils en math, ma fille en statistiques. ses conseils sont justes, non envahissants.  Ce que j'aime le plus, c'est son intelligence, ses analyses sur les comportements, surtout les siens, leur causes profondes.  J'admire les hommes capables de se changer, j'admire cela au dessus de tout et Letche, bien que 15 ans plus jeune que moi, semble avoir tellement plus de maturité !

Et de plus, il fait l'amour comme un dieu !

Oh là là !  Femmes, avez vous eu un amant, un amoureux qui vous caresse le corps la nuit entière, après avoir fait l'amour, tandis que vous vous endormez doucement sous l'extrême douceur et délicatesse de ses mains? Cela calme, rassure, donne un sentiment de protection et d'amour infini.

 "la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde" et Letché me rend belle et lumineuse !

 

PS : J'habite Bruxelles depuis un mois, je rentre les week end encore à la campagne, "chez" Pascal ( qui fut ma maison aussi).
Nous sommes dans une parfaite relation d'amitié,  il fut  d'une très grand gentillesse pendant mon affreux week-end de rupture, me laissant tranquillement sangloter, juste dans ses bras, lui ne disant rien mais acceuillant ces larmes et mes explications qui ont surtout servie à m'aider moi, pour comprendre la vraie raison de mon mal aise.

 

 

10:00 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Et bien... que de soubresauts dans ta vie ;-). Je suis contente de te lire car tu réponds aussi à mes interrogations. J'ai aussi ce sentiment parfois "d'être trop différente" et que ce n'est pas confortable. Je fais souvent aussi le choix de m'en remettre à l'univers créateur et pour l'avoir déjà testé je sais que ça fonctionne quand on y croit vraiment. Il y a pourtant des jours, où c'est plus difficile d'y croire... Que tout aille bien pour ton chéri et toi! Je vous embrasse!

Écrit par : Syolann | 09/05/2008

Aimer J'aime ta sincérité longuejambe. Tu es belle dans ton coeur et dans ton âme, ton amour avec Letché est sublime quelque part et tes larmes pendant ces deux jours furent j'imagine le fruit d'une relation intense, subjugante, qu'il ne fallait pas perdre. Bonheur à toi, à Letché, à tes enfants, en n'oubliant pas ce Pascal qui ne t'as pas comprise. Sans doute t'a-t-il autant aimé au début de votre histoire. Non ?
Allez, vive le printemps, les filles sont belles et les jardins fleuris.

Écrit par : Douffet | 09/05/2008

pascal . . . est pour toujours dans mon coeur.
Pascal est l'homme avec lequel je voulais vivre et pas les autres. Letché non plus, et il le sait. J'ai vécu très heureuse pendant longtemps avec Pascal, malgré nos défauts et nos différences réciproques.
Je savais vivre avec Pascal car nous partagions un même égoïsme : chacun libre d'aller ou bon lui semble sans justifications outrancières à part juste les horaires pour les dîner et autres gestions ménagères.
OUi, Pascal m'a aimée, je le sais et je le reconnais, il m'a donné ce dont j'avais tant besoin à l'époque de notre rencontre : c'est amour qui m'a propulsé hors des pattes de ma famille.
Je crois qu'il doit être triste, mais c'est dommage, car il devrait savoir qu'aucun de mes amours ne perd mon amour pour eux.

Écrit par : longuesjambes | 09/05/2008

du bien oui ça fait du bien de lire tes lignes qui sont bien plus que des mots, mais du vécu, de l'énergie qui se transmet et fait écho dans mon coeur qui se cherche et s'interroge, de fausses pistes en ciel lumineux, d'impasses en chemins clairs. Confronté déjà dans le passé aux regards haineux de ceux qui voudraient que tout le monde se conforme à une soit disant norme, j'ai choisi la Vie et son cortège de sensations fortes, d'inconfort, et surtout de lumière.
Puissions-nous être de plus en plus nombreux(ses) à faire ces choix, le monde a cruellement besoin d'amour.
Aujourd'hui séparé de la maman de ma fille avec qui nous avons une relation d'amitié telle que tu la décris avec Pascal, je règle ma vie sur les pas de mon intuition, même si cela implique une solitude difficile à supporter, mais que je sens nécessaire à tout changement profond, à tout acte créateur.
Plein de tout ce qui réchauffe dans le froid et apaise dans le brûlant. O.

Écrit par : Olivier | 24/05/2008

ah, le regard des autres... Je suis heureuse, en lisant les billets suivants, de voir que tu as renoué avec Letché à l'instinct, en sentant que c'est là que tu es bien et en accord avec toi. C'est vrai, ce n'est pas toujours confortable d'être "hors normes" (mais normale, me disait un psy) j'en sais quelque chose, mais il est encore plus inconfortable d'avoir l'impression d'être dans une vie qui n'est pas la sienne, d'être dans un brouillon plein de fautes. Pendant des années la Françoise "convenable" et la Françoise "rebelle" se livraient une bataille terrible. Et je me sens bien depuis que les deux vivent en moi sans plus se déchirer mais comme deux facettes complémentaires. Ton histoire, ta famille font partie de toi, mais ce que tu es aujourd'hui tout autant et même plus, quoi qu'en disent les autres qui ne sont souvent que des jaloux! Bises à toi et à Letché.

Écrit par : françoise | 25/05/2008

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