24/05/2008

passion

Mes ches amis,

 Je ne pensais plus aimer avec tant de passion depuis longtemps.

Peut-être que le fait de revivre à Bruxelles comme il y a 25 ans, avec ma peinture comme seul gain de pain puisque tout ce que j'avais comme réserve sert pour le loft en restauration, avec l'atelier dans mon actuelle chambre à coucher, contribue fortement à cet état de mon coeur ? Depuis que je me suis réconcilée - rapidement - avec Letché, mon coeur ne se retient plus du tout. 

J'ai l'impression d'un torrent en plein printemps, débordant, profitant du dégel complet !  Tout me séduit chez Letché.  Ses cheveux qui poussent, ses boucles noirs qui ondulent impertinemment dans son cou, le reste souvent maintenu par une casquette mise à l'envers, sa démarche assurée, son style d'habillement, sa petite moue au bout de sa lèvre supérieure, ses longues jambes ( hé oui, un concurent ) son ventre musclé, son sourir, son rire , - ah, son rire ! - sa jeunesse bien sur, qui me rappelle celle que je vivais il y a 25 ans à Bruxelles.  ll y a aussi sa voix qui m'envoute totalement.  Elle est profonde mais pas grasse, douce, mais pas mièvre.  Elle a de la classe, si je puis dire.  

J'adore être amoureuse, même si cela fait mal parfois.  Un trop long silence, un peu moins d'enthousiasme de sa part, ou une trop grosse fatigue à cause de son boulot, alors je me sens devenir bête et sotte, inquiète de penser qu'il ne m'aimerait déjà plus.  Mais n'empèche, j'aime être amoureuse comme ça!

C'est d'aimer qui est bon, c'est d'en faire un art, un chef d'oeuvre.  Letché me disait hier proverbe " C'est dans les détails que la perfection s'atteind mais la perfection n'est pas un détail". 

Je note chaque détail chez lui, son regard foncé, mystérieux, chaud dont parfois l'éclat change selon qu'il se sente bien ou pas,  si il est heureux ou s'il a des soucis.  La chaleur de ses mains, surtout lorsqu'elles se baladent avec amour sur mon dos.  Oubien si elles sont moins tendres parfois, distraite, oubliant de me donner un petit signe de tendresse.

Alors je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas.  Je cherche , dans le détail, à être à l'écoute de tout ce qui peut être un signe de bien être ou de mal être chez lui.  Je cherche à perfectionner l'écoute de mon coeur. Cela me permet de voir où j'ai pu le blesser ou ne pas lui montrer que je l'aime avec passion, ou de trop le lui montrer ! ! ! 

Ce pourrait-il que d'être aimer soit trop pour certain ? Que cela les déroute ?

Je ne cherche pas un homme.
Je ne cherche pas la sécurité financière.
je ne cherche pas la stabilité d'un couple.
Je ne cherche pas le confort d'une vie à deux.

Je ne cherche qu'une chose : l'Art d'aimer, de tout mon coeur, de toute mon âme, de tout mon corps, de toute ma liberté, de toute mon intuition.
 L'art de savoir s'aimer de plus en plus, en finesse, en profondeur, l'art d'écouter l'autre dans ce qu'il n'ose pas dire, ou ne sait pas expliquer, l'art d'apaiser nos craintes, l'art de  nous faire rire, l'art de ne pas laisser la routine s'installer.

Moi, oui, c'est ça que j'aime dans la vie : aimer avec art mon amoureux.

 

 

00:35 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/05/2008

rubrique

une nouvelle rubrique de mi sur http://serialwriters.lalibreblogs.be/

"soyons justes" 

03:29 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2008

envie de vous raconter

Françoise Simpère que j'aime comme une grande soeur, écrit dans son dernier postes ( http://fsimpere.over-blog.com/ ):

"Vivre en accord avec soi-même préserve la santé. Souvent, la dépression vient du décalage entre vie rêvée et vie vécue."

Dernièrement, je lisais dans un excellent livre  "Chamane. Le chemin des Immortels"  de Paul Degryse, cette phrase : " La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde"

Ces derniers jours, j'ai vécu une bonne crise, une de ces crises qui vous fait bondir dans la joie et la liberté légère, car profonde. Ces deux phrases viennent me combler dans cet encrage que je vis depuis deux bonne semaines.

Voilà : 

J'ai vécu une période de doute, de peur au sein de ma relation avec Letché.  Sa jeunesse, la différence culturelle et sociale m'ont mal guidée dans mes analyses mentales et craintives.

Jusqu'à présent, la majorité de mes clients viennent de mon milieu socio-culturel et ce milieu est dur,  cruel, dès qu'on ose sortir de leur rang, de leur convention, de leur croyance. Encore plus si la personne rebelle est une femme.
Mes enfants sont entrés dans la balance : par mes actes, par ma façon de vivre, certaines portes se ferment aussi pour eux.

J'avais peur de ne plus pouvoir vivre de mon travail, j'avais peur de voir mes enfant rejetés, exclus, j'avais peur du jugement des autres.

Je n'avais plus envie d'affronter encore et encore ma famille qui va certainement me tomber, une fois de plus, dessus. 

Je me suis retrouvée pendant quelques jours à vivre exactement comme je déteste : d'après les quand-dira-t-on.

Letché, homme fin et sensible, avait évidemment bien senti que quelque chose n'allait pas et, après quelques paroles et mails gentils, sans violence aucune, dans un parfait dialogue, nous avons rompu.

Deux jours seulement.
Ce fut terrible ! Car en fait, au moment où j'ai rompu, je n'avais pas compris du tout la réelle cause de tout ce mal aise que j'avais.

Pourquoi rompre alors que nous nous aimions, nous nous désirions et que nous n'avions rien à nous repprocher, que tout allait bien entre nous?

A force de me sentir souffrir de chagrin , mes larmes ont nettoyé la crasses qui m'empêchait de comprendre et mes sanglots ont chassé dans leur souffle mes aveuglements.

Je souffrais de ne pas assumer ma relation.

Tout simplement.

J'avais en moi un frein par rapport à ma relation avec Letché pour des raisons - comme je le disais à Pascal qui essayait de me consoler avec gentillesse - qui sont celles que  je déteste, celles que j'ai toujours refuser de vivre : le quand dira-t-on des autres.

Heureusement que  Letché m'a envoyé un simple sms me laissant une porte ouvert et je m'y suis précipitée :   Nous avons renouer au bout de deux jours car j'avais tout compris, je pouvais donc aller de l'avant.  IL me suffisait de choisir entre vivre l'amour, ce qui fut toujours mon moteur, ou vivre en bonne fille sage qui croit que les critères de son milieu socio-culturel, sont les seuls à offrir une vie sans difficultés.  Une fois que tout fut clair en moi, j'ai choisi d'assumer cet amour par dessus tout, j'ai choisi que la Vie n'en a rien à faire des critères étriqués d'un milieu ou d'un autre ( car tous les milieux socio-culturel ont leur limites et leur propres dogmes).  La Vie et l'Univers sont vastes et n'ont aucun plan ni dogme. Ils aident et soutiennent ceux qui les choisisent.  je choisis la Vie infinie, l'Univers créateur et je sais que tout ira bien, je continuerai à vivre de ma peinture en aimant qui je veux, où je veux.

C'est pour cela que la phrase de Françoise me touche car c'est vrai de vrai ; vivre sa réalité et non vivre ce que les autres vous imposent par les rumeurs, les rejets, les silences, les critiques,  préserve la santé, la joie de vivre et le bonheur.

Entre Letché et moi, les choses sont délicieuses, merveilleuses, magiques.  Je découvre de plus en plus un homme cultivé, passionné d'histoire, de math, curieux de tout, au courant de la politique mondial de façon plus pointue que la majorité.  Il est attentif à mon entourage, à l'écoute de mes enfants, il aide mon fils en math, ma fille en statistiques. ses conseils sont justes, non envahissants.  Ce que j'aime le plus, c'est son intelligence, ses analyses sur les comportements, surtout les siens, leur causes profondes.  J'admire les hommes capables de se changer, j'admire cela au dessus de tout et Letche, bien que 15 ans plus jeune que moi, semble avoir tellement plus de maturité !

Et de plus, il fait l'amour comme un dieu !

Oh là là !  Femmes, avez vous eu un amant, un amoureux qui vous caresse le corps la nuit entière, après avoir fait l'amour, tandis que vous vous endormez doucement sous l'extrême douceur et délicatesse de ses mains? Cela calme, rassure, donne un sentiment de protection et d'amour infini.

 "la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde" et Letché me rend belle et lumineuse !

 

PS : J'habite Bruxelles depuis un mois, je rentre les week end encore à la campagne, "chez" Pascal ( qui fut ma maison aussi).
Nous sommes dans une parfaite relation d'amitié,  il fut  d'une très grand gentillesse pendant mon affreux week-end de rupture, me laissant tranquillement sangloter, juste dans ses bras, lui ne disant rien mais acceuillant ces larmes et mes explications qui ont surtout servie à m'aider moi, pour comprendre la vraie raison de mon mal aise.

 

 

10:00 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |