04/11/2008

un poème de Françoise Simpère

J’ai tant de fois pris les armes          
Tant de fois eu de chagrin
Essuyé tant de larmes
Au creux de ma main
Que tout ce qu’on peut dire
Sur mes paroles, mes gestes,
M’arrache un sourire
Et je me fous du reste.
Vous les petites bourgeoises 
Qui me désapprouvez
Vous qui me cherchez noise…
Jamais vous ne saurez
De quel or est le jour
Que chantent les feuillages                                  
Ce qu’on appelle amour 
Passion, bonheur ou rage.

Vous ne pourrez comprendre 
La chaleur d’une peau
La volupté d’attendre
Un regard ou un mot.


Vous êtes et vous serez
Prisonnières des gens
Qui se moquent du vent
Mais pas des préjugés.


Moi, je veux être. Pouvoir  
Goûter à l’eau du ciel
Si j’ai envie de boire                         
Et voir les hirondelles.
Je peux jouer mon cœur
Même au jeu du malheur
Et crever de plaisir
S’il me plait de mourir.

Une telle vie m’est bonne
Pourquoi donc m’en priver ?
Mais vous me critiquez ?
Bast ! Je vous pardonne…
Je vous dis au revoir
Car j’aime être polie
Et dans tous mes regards
N’entre aucun mépris…

Oui, quand je vous regarde
C’est avec amitié
Et si vous éternuez
Je vous dis : « Dieu vous garde ! »


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13:36 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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