04/11/2008

vraiment besoin d'écrire !

Chers amis, j'ai un besoin fou de mettre au clair mes idées, mes chagrins, mes dilemnes.

 

J'aime mon Letché, j'aime toujours mon Pascal et tous les autres, oui.

Je regardais le dernier Woody Allen "Vicky, Cristina, Barcelona" ou en fait, l'artiste espagnol va vivre un couple à trois, sa femme, jouée par Penelope Cruss, et son amante Cristina. Le rêve en ce qui me concerne !

hé bien non, impossible de faire admettre aux hommes, aux femmes, que c'est si simple !  Le film se termine mal selon mes envies pas compliquées. Même Woddy Allen reprend le droit chemin dans son film.

Je rêve de continuer cette relation douce et amicale et tendre avec Pascal, sans sexualité, tout en aimant aussi Letché.

J'ai rompu avec Letché ce week-end, alors que je n'ai rien à lui repprocher en réalité.

Le problème avec moi, c'est que je n'ai pas envie, pas besoin,  d'une vie de couple, pas le goût de rester avec un homme par fidélité, par engagement.

La vie de couple, oui si elle est passionnante, enrichissante, qu'elle fait avancer en riant, en joie sur le Chemin. 

Le plaisir de rester avec un homme , un amant parce qu'il y a du partage, de la créativité, des rires, des discussions, des nuits, ou des après-midi érotiques, tendres, émerveillantes.

Alors dès que je me sens prise dans un piège de routine, de banalité, de platitude ( parce que plus rien ne vibre, ni en dispute, ni en conflit, ni en joie) je préfère être seule, oui sincèrement.  J'ai tellement l'impression alors de perdre mon temps, de le donner pour rien, de me gaspille.

 

Letché s'est battu avec courage, force, dépassant sa fièrté, pour me récupérer et donc, oui, nous continuons notre relation. 

C'est clair que la principale qualité de Letché, celle qui me séduit le plus chez lui, c'est sa capacité à analyser les situations, les causes, les raisons et surtout, celle de décider d'y rémédier.

Je lui fait confiance.

Pascal n'a pas le même don, il a celui de l'humour, du rire, d'avoir le mots qui console par l'hilarité qu'il provoque en moi.

Il me voyait triste ce week-end, alors que je passais chez lui pour garder les chiens, le temps qu'il rentre de Paris. Je lui expliquais que je rompais avec Letché.  Il n'a rien dit sauf ceci "tu reviens quand tu veux, je t'attends 6 mois, 10 ans s'il le faut"  :-(  Voilà qui rajoute en mon coeur un sentiment de chagrin.

 

Chacun se bat comme il le peut, avec les moyens qu'il a.  Chacun a reçu plus de dons, ou moins, ou des dons différents qu'un autre.

Comme le disait une jeune amie de ma fille qui est amoureuse de trois hommes "Comment choisir ? Ils ont tous des qualités qui me plaisent !"

Hé oui, stupide coutume de devoir aimer qu'une seule perrsonne à la fois !

Je ne crois pas que les relations soient faites pour mettre des promesses de fidélité et d'exclusivité en concurence. Je crois qu'elles sont faites pour nous enrichir des qualités des autres, pour réveiller les nôtres.  Un seul homme, une seule femme dans notre vie ne peut assumer complètement ce rôle de révélateur.  Je me sens plus riche de ce que tous mes amoureux différents avaient de différents à me révéler, en eux, en moi.  Si je n'avais connu qu'un seul homme, je ne crois pas que je serai si douce dans mon coeur, si lisse dans mon toucher, si libérée du besoin de juger et de condamner les autres. 

 

Je vais laisser traîner le livre de Françoise Simpère ostenciblement dans le salon car cette jeune fille n'est pas la seule à penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans cette exigence d'exclusitié ! Ma fille m'en parle souvent, ces amis aussi.

 

Les parents vont me détester et me traiter (un "défaut" de plus !) de perverse  qui détourne leurs enfants du "droit chemin" !

13:26 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

. . . L'exclusif féminin vient naturellement de la . . . femme. Celle-ci embrigade l'homme à son pouvoir, et elle invente les mots : amour, fidélité, etc. Et l'homme ce benêt, se prend à ce jeu. Il se laisse entraîner et cela ne dure qu'un temps, car comme nous dit Jacques Brel : " L'homme est un vagabond ".
Effectivement, nombre d'entre nous seront pris au piège définitivement, y succombe et pas de vaccin.
Votre position est celle d'une butineuse. Je butine librement, heureuse, prends se qu'il me plait, mais tout en ayant quelque solide attache.
Votre expérience acquise et à venir vous sera sans doute profitable. Mais est-ce que vos expériences sont transmissibles ? Auront-elles l'influence souhaitée pour un certain entourage féminin qui vous concerne ? Vos expériences conviennent-elles à toutes les femmes ? A vouloir généraliser, il y a peut-être un gouffre d'incompréhension qui se forme. En vérité, toute femme se devrait de se comprendre elle-même et ensuite se lancer dans la vie. Mais je suis certain de frôler l'indécence, si ce n'est l'utopie.

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 04/11/2008

homme / femme / relations comme je n'aime pas les jugements
et comme je n'aime pas les étiquettes

et comme je n'aime pas non plus ce qui oppose les "hommes" et les "femmes"... ces caractéristiques si prédéfinies qui les enferment à jamais et leur ôte leur liberté et leur créativité!

je refuse qu'on me dise "un homme c'est ..." ou qu'"une femme c'est ..."

je préfère que chacun garde cette libre pensée et cette libre action qui lui donne son identité propre
son "individualisation" qui lui permet d'être un "membre à part entière"

je te lis LonguesJambes... et je sais ô combien ce que tu exprimes... n'arrivant pas moi-même non plus à "désaimer"
l'attachement reste
non pas la passion des premiers instants certes
mais cette tendresse... et une certaine disponibilité à l'échange et à la relation
dans la confiance

et celà est oui... "aimer" je crois

et rester riche de ces relations là... qui construisent
qui "illimitent" dans cette ouverture!
ces facette de ce que nous pouvons mettre en commun avec l'un(e), avec l'autre!

est-ce celà cette "compréhension" de soi dont parle Max-Louis?

belle journée!

Écrit par : Frédéric | 10/11/2008

les femmes plus que les hommes... ... souhaitent des relations polyamoureuses. Pas seulement sexuelles, mais affectives, sensuelles, drôles, complètes en somme. C'est du moins ce qui ressort du courrier et des messages que je reçois depuis la sortie de "Aimer plusieurs hommes" en 2002. L'homme est un vagabond qji ne souhaite pas s'engager disait Brel, et il avait raison. Les femmes polyamoureuses ne sont pas vagabondes butinantes, elles sont fidèles mais pas exclusives, ce qui est fort différent, n'est-ce pas Longuesjambes? A propos, je suis en train d'écrire la suite de "Aimer..." donc au printemps prochain tu pourreas en lmettre DEUX das ton salon, et le second répond aux objections et questions multiples que j'entends depuis 35 ans que j'aime au pluriel.

Écrit par : françoise | 10/11/2008

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