29/11/2008

tout a un prix.

 Nous nous écrivons, Letché et moi, nous nous voyons autour d'un verre et je  reste honnête avec ce que je suis, et aussi envers lui, ainsi que les autres.

Letché est mon type d'homme. Et pourtant, je ne peux renoncer à aimer les autres, les prochains, les anciens, les nouveaux.

Cela ne veut pas dire systématiquement avoir une relation sexuelle avec eux.  Non, il n'y a pas de règle, il y a le désir, les envies, la tendresse qui sont les fils conducteurs.  C'est vrai que j'aimerais partager aussi avec letché les découvertes intelectuelles que je découvre chez mes amis, qu'ils soient femmes ou hommes.  Je voudrais que Letché ne soit pas inquiet si j'aime donner la mains à ceux qui m'attendrissent, ou si j'aime être prise dans leur bras.  je le vis avec mes amies, mes amis.

Letché le sait, je le lui écris.


Il a d'autres conceptions, je les respecte.

Je ne suis pas attirée par d'autres relations sexuelles, mais je ne me met aucun interdit, c'est tout.

Les gens pensent que ne pas se mettre d'interdit, cela veut dire qu'au moindre désir, hop, on se saute dessus.

Mais non, c'est plus subtile, plus profond plus spécial que ça. 

Par exemple, actuellement, si un homme, bien que parfait, drôle, amusant, séducteur, qui me plait me proposait de passer un bon moment dans ses bras, je ne pourrais pas, j'ai trop dans la tête et la peau Letché. Je l'ai avec du regret, il me manque.

Mais qui sait, le jour ou je ne sens plus ce manque, oui, je me sentirai donc bien pour accepter si tel est encore mon désir.

Le paradoxe, c'est que Letché serait là, m'aimant, m'acceptant telle que je suis, il ne me manquerait pas, je pourrais en effet me laisser aller à la tendresse d'un autre, découvrir, m'enrichir de ce que ce dernier a de spécifique.

 

je vais perdre letché, je le sais, car il n'accepte pas le polyamour.

Mais en acceptant de rester exclusive à lui, je perds aussi mes autres amis.

Je sais, je le sais du fond de mes tripes, que je l'aimerai toujours aussi fort que maintenant, peu importe les distances, les silences, les éloignements.

C'est ce que je ne veux pas perdre : l'amour que j'éprouve pour lui.

Comme je n'ai pas perdu celui que j'ai eu pour les autres.
Lorsque j'en revois, comme Génie l'autre jour, c'est du vrai, du pur bonheur.
Mais non, nous ne couchons pas  ensemble. 

Non.

Le charme, l'intimité des sentiments, la complicité des conversations sont  là grâce à ça.  aussi, mais aussi parce qu'il sait, je sais que si l'envie me prend en même temps que lui en ai envie, hé bien, nous sommes des adultes libres de vivrent nos choix.


19:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

MESSAGE A LETCHE Letché, je t'ai vu à Bruxelles et je sais ô combien elle t'aime, ô combien vous vous aimez. Tu es fou de laisser passer cet amour absolu, sincère, intelligent. Un amour rare que tu devrais regarder comme un miracle!.

Écrit par : françoise | 02/12/2008

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