30/11/2008

Sans peur, mais avec coeur, toujours de l'avant

Voilà ce que j'aurais rêvé vivre avec Letché : une confiance si vraie et réelle, que, si je lui dis " je t'aime, je te désire énormément " il soit heureux et comblé.
Une  confiance  si belle que s'il me dit " je t'aime, je te désire, j'en désire aussi d'autre, et cela ne m'éloigne pas de toi " je sois satisfaite, dans le bonheur vrai.
Je rêvais d'une relation où les moments passés ensemble n'auraient été nourris que de ce que nous vivions ensemble, étant bien à ces moments là précisément, parlant, riant,   discutant, partageant ce que nous aimons partager.  Une relation sans devoir savoir si le conjoint, ou la compagne, aime plus une autre personne, la désire plus, ou pas. Puisqu'en fait, lorsque nous serions ensemble, c'est parce que justement, nous nous désirons et nous nous aimons si fort  qu'être réunis est exactement ce que nous cherchons à cet instant là.


Qu'est-ce que cela change si entre temps il voit une autre femme, d'autres femmes,  qu'il vive avec elles des choses qui ne sont pas les mêmes qu'avec moi ?
Qu'est-ce que cela change entre nous, ce que je vis sans lui ? ? ?

J'aurais pu ne rien lui dire, ni de Génie, ni de mon envie de ne pas me donner de limite.
Par amour et respect pour celui qu'il me donne, je devais  le lui dire.

Il ne s'est rien passé l'autre soir entre Génie et moi, je n'ai envie de rien pour l'instant mais j'avoue que cette soirée improvisée à la dernière heure fut une bonne soirée, comme je les aime, avec cette saveur exceptionelle car - je me répète - le moment, les personnes, le lieu étaient uniques et ne pouvaient se vivre qu'avec lui.

Tu es pour toujours dans mon coeur, ma peau, mes pensées, cher Letché
Je sens que tu me quittes, je connais tes silences, je te connais, mon Bel Amour.

Si un jour, alors qu'il aimerait une autre femme,  il ait pourtant  envie de me voir, je serai heureuse de passer un long moment avec lui, d'autres beaux moments.  Je fondrai de bonheur de lui parler,  discuter, l'écouter les yeux pétillants d'amour, de joie de le retrouver, même si ce n'est qu'une soirée, le temps d'un verre ou d'un spectacle. Ou le temps d'une bonne nuit, d'une bonne après-midi d'amour. Nuit, après-midi, qui sera unique, même si d'autres suivaient.  Unique car sans promesse de futur, juste la sincérité merveilleuse du moment.  Je me réjouirai de partager avec lui ce qui ne peut se faire qu'entre lui et moi, car précisément, je suis moi et il est lui, deux personnes uniques créant une relation unique qui ne peut se vivre avec personne d'autre.
Je serai heureuse car j'aime sans limites, même celles du temps n'ont pas d'emprise sur ma façon d'aimer.

Je suis Longuesjambes, qui fut à toi, Letché, totalement, sincèrement, profondément et qui  peut encore l'être, mais pas exclusivement.

11:57 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/11/2008

tout a un prix.

 Nous nous écrivons, Letché et moi, nous nous voyons autour d'un verre et je  reste honnête avec ce que je suis, et aussi envers lui, ainsi que les autres.

Letché est mon type d'homme. Et pourtant, je ne peux renoncer à aimer les autres, les prochains, les anciens, les nouveaux.

Cela ne veut pas dire systématiquement avoir une relation sexuelle avec eux.  Non, il n'y a pas de règle, il y a le désir, les envies, la tendresse qui sont les fils conducteurs.  C'est vrai que j'aimerais partager aussi avec letché les découvertes intelectuelles que je découvre chez mes amis, qu'ils soient femmes ou hommes.  Je voudrais que Letché ne soit pas inquiet si j'aime donner la mains à ceux qui m'attendrissent, ou si j'aime être prise dans leur bras.  je le vis avec mes amies, mes amis.

Letché le sait, je le lui écris.


Il a d'autres conceptions, je les respecte.

Je ne suis pas attirée par d'autres relations sexuelles, mais je ne me met aucun interdit, c'est tout.

Les gens pensent que ne pas se mettre d'interdit, cela veut dire qu'au moindre désir, hop, on se saute dessus.

Mais non, c'est plus subtile, plus profond plus spécial que ça. 

Par exemple, actuellement, si un homme, bien que parfait, drôle, amusant, séducteur, qui me plait me proposait de passer un bon moment dans ses bras, je ne pourrais pas, j'ai trop dans la tête et la peau Letché. Je l'ai avec du regret, il me manque.

Mais qui sait, le jour ou je ne sens plus ce manque, oui, je me sentirai donc bien pour accepter si tel est encore mon désir.

Le paradoxe, c'est que Letché serait là, m'aimant, m'acceptant telle que je suis, il ne me manquerait pas, je pourrais en effet me laisser aller à la tendresse d'un autre, découvrir, m'enrichir de ce que ce dernier a de spécifique.

 

je vais perdre letché, je le sais, car il n'accepte pas le polyamour.

Mais en acceptant de rester exclusive à lui, je perds aussi mes autres amis.

Je sais, je le sais du fond de mes tripes, que je l'aimerai toujours aussi fort que maintenant, peu importe les distances, les silences, les éloignements.

C'est ce que je ne veux pas perdre : l'amour que j'éprouve pour lui.

Comme je n'ai pas perdu celui que j'ai eu pour les autres.
Lorsque j'en revois, comme Génie l'autre jour, c'est du vrai, du pur bonheur.
Mais non, nous ne couchons pas  ensemble. 

Non.

Le charme, l'intimité des sentiments, la complicité des conversations sont  là grâce à ça.  aussi, mais aussi parce qu'il sait, je sais que si l'envie me prend en même temps que lui en ai envie, hé bien, nous sommes des adultes libres de vivrent nos choix.


19:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/11/2008

chacun sa façon d'aimer

Avant tout, je recommande aussi d'aller lire le dernier arcticle de Françoise Simpère.

"changer d'abord son propre logiciel"


Ce que je vis actuellement peut servir en effet d'un de ces multiples exemples en plus : il n'y a pas de norme à l'amour.

 

Entre letché et moi, je ne peux pas dire "c'est fini" mais certainement que, pour ceux qui aiment les cadres, les normes, les dogmes,  si on ne se voit plus, c 'est que c'est fini.

Nous nous voyons encore de temps en temps, en prenant un verre ensemble, en parlant tranquillement de nous, de nos complexes, de nos réactions.
Moi, j'ai toujours un désir fou de lui, j'ai toujours mon coeur qui  l'aime tel qu'il est. Même si j'ai demandé à terminer notre relation, ce qui était dans mon coeur n'est pas fini.  J'ai voulu mettre fin à une relation ( ce qui se passe entre deux individus) qui ne me nourrissait plus, ou me laissait dans un mal aise. Pour lui aussi.

Ne me sentant plus comblée,  mon esprit critique a alors fait surface en n'approuvantn plus ce qui n'est, normalement, pas critiquable, car ce sont ses choix et ils sont biens, ses choix.   Le fait est que mon esprit cherchait des coupables au mal que je ressentais.  Alors je me disais que s'il avait un autre job, se serait sûrement mieux entre nous, ou s'il habitait Bruxelles, se serait certaiment plus facile pour nous.  En réalité, tous ces éléments extérieurs ne sont jamais la cause des mals-aise dans un  couple.  les gênes viennent que le couple ne sait plus se donner ce qui le rendait heureux, souriant, enthousiaste, léger, confiant.

Lorque je suis avec Letché dans un café  ou un bar calme et paisible, je l'observe, je le bois de mes yeux, je l'écoute avec ma peau, je l'entends avec mon intuition et je me retiens alors de ne pas aller me loger dans ses bras, le nez enfui dans son cou afin de me gaver de sa bonne odeur.  Dans ses moments où nous nous retrouvons dans une relation enrichissante, mon esprit critique dort et ronronne comme mon chat lorsqu'il est confiant , couché sur mes genoux.

Je me sens simplement libre à nouveau, pas obligée de l'aimer, pas obligée d'aller le voir pour être dans la norme de ce qu'un couple vit.

 

Je suis totalement satisfaite de ce que je vis.  Et même, nous ne nous verrions plus du tout, je sais que je me sentirai proche de lui, comme si nous passions nos journées ensemble.

 

Ma façon d'aimer pour l'instant est donc ainsi : sans besoin de la présence de l'autre. Juste la certitude que notre amour est là.

La norme serait que nous vivions ensemble, ou du moins que nous partagions certaines activités ensemble pour se sentir satisfait.

Je suis satisfaite.
Je ne sais si Letché l'est.

La difficulté, c'est de trouver un équilibre dans tout ça.

Je n'érouve aucun désir pour Pascal ou pour le Sioux comme je l'éprouve pour Letché.
Et pourtant, ce désir n'a nullement besoin d'être assouvi.

 

Comme la carte du Tarot, le Fou, j'avance sans m'arrêter, même pas à cause du chien qui arrache le pantalon du Fou.


11:32 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/11/2008

certains bien-fait

Demain, cela fera une semaine que j'ai repris un statut de célibatiare, un besoin vitale de me retrouver seule, vraiment seule avec mes enfants, ma vie, mon Être intérieur.

Je me consacre complètement à la peinture, à l'écriture, et je n'ai aucune envie de relation amoureuse continue.  Je crois que cela sera comme ça pour un bon bout de temps.

Je travaille plus de 4 heures par jours sur les tableaux et puis le reste du temps je termine la correction du roman.  Bientôt, je pourrai le présenter aux maisons d'edition et on verra !


Letché est tous les jours, à chaque minutes dans mes pensées, mon coeur.  je me demande s'il va bien, s'il retrouve la joie de vivre, s'il continue à danser et charmer, j'espère, les danseuses !Je m'endors en l'imaginant chez lui, devant son ordi, ou dans sa "grotte" comme nous disions.  Je le vois, avec sa jolie bouche, endormi, un bras au dessus de la tête comme il fait d'hbitude.


Pascal est un ami très agréable et le Sioux reste le fidèle copin avec qui je mange à l'improviste une pizza, ou, en besoin d'un peu d'inspiration, je passe de son atelier et nous discutons de la vie, des amours, des arts.


Telle que je suis, je me sens heureuse, calme apaisée, libre en moi.


10:53 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

16/11/2008

Une phrase que je ne veux jamais l'oublier !

"GRANDIR, c'est dépasser ce que vous êtes aujourd'hui.

Prenez appui sur vous-même.

N'imitez pas.

Ne prétendez pas avoir atteint le but

et n'essayez pas de bruler les étapes.

ESSAYER SEULEMENT DE GRANDIR."

(paroles de SWAMI PRAJNANPAD)
 

15:01 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/11/2008

A mon Bel Amour

Certains de mes amis, de mes copines, ou l'un ou l'autre de mes amoureux qui, lorsqu'ils rompent avec leur partenaires, décident de balayer tous ce qu'ils ont vécu avec eux.

Le Sioux faisait comme ça, à chaque rupture, il suprimait le numéro de la fille, il coupait tous les ponts et effaçait toutes traces ou souvenirs la concernant. Lorsqu'il croisait la fille, il était capable de faire comme si ils n'avaient jamais vécus une histoire d'amour entre eux.  Il me disait carrément  "je ne ressens plus rien pour elle" tant il tuait dans son coeur et sa mémoire, tout sentiments envers elle.  En réalité, il fuyait le chagrin, ce qui transforme la rupture  en souffrance. 

Personnellement, je ne comprends pas.    Je pense que vouloir effacer le passé, c'est perdre les leçons qu'on peut en tirer, c'est perdre la richesse et les enseignements qu'on en a reçu par nos expériences.

J'aime garder en moi tous les souvenirs, tous les bons moments, tous ce que j'ai reçu de la relation car je considère qu'à travers cette relation, c'est la VIE elle-même qui est venue me donner de la richesse, des nouvelles choses à apprendre, des correction dans mon caractère, dans mes faiblesses, dans ma façon de donner, elle m'apprend à affiner le coeur.  Si je reniais tous ce que j'ai reçu de mes amoureux, je n'aurais peut-être jamais évoluée et je serai sans cesse toujours retombée sur le même shéma relationel, vivant à chaque fois une union pareille à la précédente.  Oui, je crois que cela aurait été ainsi, puisque j'aurais jeter aux oubliettes de l'oubli, de la colère, de la rage, ce que la relation avait à m'apprendre.  Donc, la Vie est obligée de me refaire toute la leçon.  Une façon de doubler. J'aurais vécu à chaque fois une relation  comme si elle était totalement le double de la précédente.

 

Alors, moi, je préfère pleurer, me sentir triste, revoir les bons moments, imaginer mon Bel Amour en train de se réveiller, de lire, de danser et garder vivants, dans mes souvenirs, ma mémoire,   tout ces bons moments passés ensemble.  Je me laisse encore et encore enrichir par eux.  Car ce sont eux, ces moments riches en amour, en douceur et tendresse, qui donnent la force de sortir des difficultés, ce sont tous ces bons moments d'amour et de bonheur qui nourissent mon moteur "joie de vivre".

 

Je t'aime pour toujours, Letché, pour toujours !



21:46 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2008

enraciner

Il y a des moments importants comme ceux que je vis maintenant, depuis mon retour d'Arizona. 


Là bas, je cherchais à me retrouver telle que je fus née, sortant du ventre de ma mère, sans aucune autre chose qu'un corps nu, une âme, un caractère brut.

Et puis, à force de chercher, le déclic se fait, la chenille s'enferme dans son cocon, reste seule avec elle, et le papillon nait, tout d'un coup ! Cette naissance est jouissive.

Alors je me sens comme maintenant, si forte, si plein d'énergie, si explosante, que la joie me prend, m'envahie, elle fait vibrer le corps, le coeur, elle me fait sentir le sang qui coule dans les veines, les muscles qui jouent avec les os.  J'ai l'impression que mon corps s'éclate en milles petites lumières qui  s'éparpillent tout en restant Un.

Je crois que c'est ce que sentent les nouveaux nés : de l'enthousiasme illimité, de la curiosité sans fin, de l'envie de grandir, de vivre tous leurs projets.

Je sais avec conviction et certitude que personne ne peut prendre ma vie sans ma permission, que personne ne peut descider pour moi  quoi que ce soit sans mon accord.

Je sais que je puis tout choisir, tout vivre, tout expérimenter sans me blessser, dans la joie, la bonne humeur, la puissance.  Je sais que je descide de ma vie, la crée comme je la désire. Je sais que je puis choisir la santé, ou la maladie, je sais que je puis guérir de tout.

il y a en moi, comme en chacun de nous, une énergie unique qui est sincèrement Amour pur.
Dieu, comme cela est doux, bon, protecteur, léger! C'est de l'humour aussi, de la tendresse, du plaisir, de la gourmandise, de la bonté, de la force, de la puissance créatrice.   Cette énergie n'a pas de mot mais c'est si . . . si . . .  bon !  Je ne trouve pas d'autre mot !

Faire l'amour, ce n'est qu'un peu ça. Faire l'amour avec ça, c'est bien mieux ! ! !  C'est indescriptible


Ô mes amis, c'est là, en vous tous !  C'est vous-même.  Il n'y a pas de maîtres pour vous y conduire, pas de religions, pas de gourou, pas de prière envers une énergie extérieure.  Seul votre propre volonté vous y conduira.

Si vous décidez " je veux le trouver"  vous le trouverez.
N'écoutez que votre Intuition, c'est elle seule qui vous guidera à ce Paradis.

15:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2008

être fous ou pas ?

Une fois tous les deux mois, je retrouve des amis qui aiment écrire et j'y rencontre des gens comme je les aime : avec une sensibilité comme des poils de cactus piqué dans la peau.
J'ai vécu cela en tombant dans un cactus, et pendant des semaines, ses épines me sont restées plantées dans l’épiderme. De si petites épines qu'on ne peut les enlever et le moindre frôlement  fait très mal!
J'ai rencontré des êtres qui souffrent d’une telle sensibilité : elle les fait réagir dès qu'on la touche d'une façon où d'une autre.
Une des façon de l’aborder, c'est leur propre lucidité.
En général, certains de ces  êtres préfèrent ne rien savoir car si ils ouvrent leur acuité,  l'absurdité de nos existences actuelles est intenable. Ils restent sourds à eux-mêmes, c’est moins dangereux.
 
Ces amis qui partagent avec moi le goût  d'écriture ont tous ce discernement : à en devenir presque fous si nous allions réellement au bout de nos vues.
 
Un soir, nous discutions sur notre société, sur nos existences dans cette belle Vie, sur la conscience d'un Univers sans limite à porter de notre senti, de nos esprits, de nos coeurs.
Je me suis souvenue que dans nos existences actuelles, nous fonctionnons en quelque sorte  comme dans les sectes : il vaut mieux ne pas savoir, ne pas voir l'idiotie de nos lois, nos concepts, nos dogmes, nos croyances. Dans une secte, lorsque nous ouvrons les yeux, acceptons de remettre en questions ce qui nous manipule, il n'y a plus qu'une chose à faire : la quitter.
 
C'est pareil pour ceux qui ont une trop grande clairvoyance sur notre société de consommation absurde qui s'enrobe de fausse démocratie et permet des fanatiques religieux d'endormir encore plus les éventuels Lucides.  Si nous sommes trop voyant-clair  nous ne pouvons que quitter ce genre de société.
Oui, mais . . . comment ?
Certains se suicident, certains s'auto-détruisent à petit feu, comme un Gainsbourg, certains vivent dans la Nature, d'autres en clochards,  d'autres plongent dans une telle lucidité qu’ils sont déclarés fous et on les enferme, on les drogue,  on les abrutis de psychotrops.
Mais ils ne sont pas fous du tout.
 
D'autres essayent de justifier cette société, de l'expliquer, de l'excuser car ils savent que s’ils osaient dire « c'est de la m....... » ils ne pourraient tenir un jour de plus.
Il vaut mieux être soumis parfois, c'est plus facile. Cette aubédience nous débarrasse de notre autonomie gênante.
L'autonomie, ce n’est pas confortable.
 
Mes enfants m'empèchent de basculer totalement dans la Lucidité. Je trouve des excuses, de la tendresse, de l'amour. Réellement, je les vois chez les autres, dans la vie, ces qualités.  Heureusement sinon, oui, je me laisserai aller à cette merveilleuse vérité  : la folie !
 
Je crois que le jour où mes enfants seront adultes, je lâcheraii toute ma Nature exploser de Vrai et de Réel.

J'éprouve souvent l’envie de me reposer dans une vie normale, où il suffit de penser à se nourrir, à aimer, à éduquer ses enfants, sans devoir, comme le dit si bien le film « les dieux sont tombés sur la tête » se ré-adapter à une société qui a refusé de s'ajuster à la Nature, qui a voulu que ce soit la Nature qui s'accommode à elle. Résultat : il faut envoyer nos enfants étudier au moins 15 ans s’ils veulent être des supers-adaptés de la société.
Et puis pas un animal n'a inventé une chose aussi stupide : payer pour avoir un toit, une maison un endroit ou dormir! Il n'y a que l’humain qui dépense pour, ne fusse q’un abris chaud en ville. Un jour, je vous le dit, il faudra débourser pour respirer.
Déjà, enfant, je trouvais hallucinant que des gens doivent acheter leur eau. Je pouvais boire, totalement gratuitement, de l'eau de source. Maintenant, même cela est devenue impossible tant elle est polluée, cette eau de source que je buvais enfant.

Alors, mes amis et moi, nous avons besoin de temps en temps de glisser vers cette folie de Vrai afin de laisser les soupapes nous délivrer de la douleur qu’elles emprisonnent pour nous éviter de prendre notre gourdin et que  nous n’allions crier dans la rue «  vive la révolution ».

Après une bonne soirée de dérapage pas du tout politiquement correct, nous rentrons chacun chez nous refermant les écoutilles et nous nous réendormons dans la torpeur que nous impose une vie dite civilisée.

10:50 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/11/2008

un poème de Françoise Simpère

J’ai tant de fois pris les armes          
Tant de fois eu de chagrin
Essuyé tant de larmes
Au creux de ma main
Que tout ce qu’on peut dire
Sur mes paroles, mes gestes,
M’arrache un sourire
Et je me fous du reste.
Vous les petites bourgeoises 
Qui me désapprouvez
Vous qui me cherchez noise…
Jamais vous ne saurez
De quel or est le jour
Que chantent les feuillages                                  
Ce qu’on appelle amour 
Passion, bonheur ou rage.

Vous ne pourrez comprendre 
La chaleur d’une peau
La volupté d’attendre
Un regard ou un mot.


Vous êtes et vous serez
Prisonnières des gens
Qui se moquent du vent
Mais pas des préjugés.


Moi, je veux être. Pouvoir  
Goûter à l’eau du ciel
Si j’ai envie de boire                         
Et voir les hirondelles.
Je peux jouer mon cœur
Même au jeu du malheur
Et crever de plaisir
S’il me plait de mourir.

Une telle vie m’est bonne
Pourquoi donc m’en priver ?
Mais vous me critiquez ?
Bast ! Je vous pardonne…
Je vous dis au revoir
Car j’aime être polie
Et dans tous mes regards
N’entre aucun mépris…

Oui, quand je vous regarde
C’est avec amitié
Et si vous éternuez
Je vous dis : « Dieu vous garde ! »


Françoise Simpère sur son blog

13:36 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vraiment besoin d'écrire !

Chers amis, j'ai un besoin fou de mettre au clair mes idées, mes chagrins, mes dilemnes.

 

J'aime mon Letché, j'aime toujours mon Pascal et tous les autres, oui.

Je regardais le dernier Woody Allen "Vicky, Cristina, Barcelona" ou en fait, l'artiste espagnol va vivre un couple à trois, sa femme, jouée par Penelope Cruss, et son amante Cristina. Le rêve en ce qui me concerne !

hé bien non, impossible de faire admettre aux hommes, aux femmes, que c'est si simple !  Le film se termine mal selon mes envies pas compliquées. Même Woddy Allen reprend le droit chemin dans son film.

Je rêve de continuer cette relation douce et amicale et tendre avec Pascal, sans sexualité, tout en aimant aussi Letché.

J'ai rompu avec Letché ce week-end, alors que je n'ai rien à lui repprocher en réalité.

Le problème avec moi, c'est que je n'ai pas envie, pas besoin,  d'une vie de couple, pas le goût de rester avec un homme par fidélité, par engagement.

La vie de couple, oui si elle est passionnante, enrichissante, qu'elle fait avancer en riant, en joie sur le Chemin. 

Le plaisir de rester avec un homme , un amant parce qu'il y a du partage, de la créativité, des rires, des discussions, des nuits, ou des après-midi érotiques, tendres, émerveillantes.

Alors dès que je me sens prise dans un piège de routine, de banalité, de platitude ( parce que plus rien ne vibre, ni en dispute, ni en conflit, ni en joie) je préfère être seule, oui sincèrement.  J'ai tellement l'impression alors de perdre mon temps, de le donner pour rien, de me gaspille.

 

Letché s'est battu avec courage, force, dépassant sa fièrté, pour me récupérer et donc, oui, nous continuons notre relation. 

C'est clair que la principale qualité de Letché, celle qui me séduit le plus chez lui, c'est sa capacité à analyser les situations, les causes, les raisons et surtout, celle de décider d'y rémédier.

Je lui fait confiance.

Pascal n'a pas le même don, il a celui de l'humour, du rire, d'avoir le mots qui console par l'hilarité qu'il provoque en moi.

Il me voyait triste ce week-end, alors que je passais chez lui pour garder les chiens, le temps qu'il rentre de Paris. Je lui expliquais que je rompais avec Letché.  Il n'a rien dit sauf ceci "tu reviens quand tu veux, je t'attends 6 mois, 10 ans s'il le faut"  :-(  Voilà qui rajoute en mon coeur un sentiment de chagrin.

 

Chacun se bat comme il le peut, avec les moyens qu'il a.  Chacun a reçu plus de dons, ou moins, ou des dons différents qu'un autre.

Comme le disait une jeune amie de ma fille qui est amoureuse de trois hommes "Comment choisir ? Ils ont tous des qualités qui me plaisent !"

Hé oui, stupide coutume de devoir aimer qu'une seule perrsonne à la fois !

Je ne crois pas que les relations soient faites pour mettre des promesses de fidélité et d'exclusivité en concurence. Je crois qu'elles sont faites pour nous enrichir des qualités des autres, pour réveiller les nôtres.  Un seul homme, une seule femme dans notre vie ne peut assumer complètement ce rôle de révélateur.  Je me sens plus riche de ce que tous mes amoureux différents avaient de différents à me révéler, en eux, en moi.  Si je n'avais connu qu'un seul homme, je ne crois pas que je serai si douce dans mon coeur, si lisse dans mon toucher, si libérée du besoin de juger et de condamner les autres. 

 

Je vais laisser traîner le livre de Françoise Simpère ostenciblement dans le salon car cette jeune fille n'est pas la seule à penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans cette exigence d'exclusitié ! Ma fille m'en parle souvent, ces amis aussi.

 

Les parents vont me détester et me traiter (un "défaut" de plus !) de perverse  qui détourne leurs enfants du "droit chemin" !

13:26 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |