02/12/2008

vive le dialogue

En réalité, j'adore aller dans les profondeurs de nos esprits, et je dois avouer que Letché est une perle rare dans ce domaine !

Avec toute sa discrétion, il m'a envoyé un petit message.  Nous nous sommes revus, et avons encore, et encore parler.  Nous avons fait l'amour, moi de tout mon coeur,  de toute mon envie de sa personnalité, de toute mon envie de sa peau, de son odeur, de ses mains chaudes qui me prennent le cou avec tant de tendresse et de douceur, me dominant juste ce qu'il faut.

Nous avons dormi ensemble et j'aimais le sentir là tout près de moi.

Tout d'un coup le déclic se fait !

C'est ainsi que je comprends que nos inconscients, que ce qui nous a nourri pendant nos enfances, peuvent encore nous empécher d'évoluer, et d'aimer réèllement l'autre tel qu'il est.

On le dit, mais c'est si rare d'écouter ce bon conseil : rien de tel que le dialogue, l'écoute dans le respect.

E-COU-TER.

En osant parler avec franchise, sans accusation aucune envers l'un et l'autre, est apparu que mon mal-aise venait de réflexes  inconscients de la petite longuesjambes qui, pour être aimée de son père et sa grand-mère, devait déployer une obéissance à changer en elle des qualités vraies, libres, pour se soumettre à l'image que ces adultes voulaient qu'elle soit.

Je crois qui'l y a deux choses qui attirent deux êtres à s'aimer amoureusement : leur inconscient et leur véritable Être intérieur qui reconnait chez l'amoureux, ou l'amoureuse, les qualités qu'il aimerait développer chez lui, car elles  y sont déjà, ces qualités.


Pour être aimée de Letché coûte que coûte, la petite longuesjambes était à nouveau prête à changer son image et devenir une petite femme fidèle, attentionnée aux souffrances inconsciente ( qu'elle sentait !) de son amoureux.  Cette petite longuesjambes, croyait, comme son père et sa grand-mère le lui avait fait croire pour eux, qu'elle était responsable du bonheur de Letché.

Pourtant, letché ne me demandait rien.

Consciemment en tout cas.  Et peut-être même pas inconsciemment.   En tout cas, je sentais cette souffrance en lui qui avait des points communs avec celle de mon père.  Je me sentais obligée de "m'occuper" de lui, de le rendre heureux.  Mais la VRAIE Longuesjambes ne pouvait accepter cela, car elle a des projets et des enfants ,et elle ne peut perdre son énergie à aider son amoureux (qui, en vrai,  ne lui demandait rien).  Alors naît un mal-aise, signe que quelque chose ne va pas.  Sans comprendre vraiment le pourquoi, à part ce mal aise que je sentais, j'ai demandé la fin de notre relation.

Mais cela ne me rendait pas si heureuse. Parce que, tout simplement, il suffisait que je parle à ma petite longuesjambes de ne plus croire comme ça que mon amoureux avait besoin que je l'aide.  Il suffisait de laisser la VRAIE Longuesjambes vivre, aimer, tout simplement, sans sentiments de culpabilité, sans aucun devoirs.  Même si l'inconscient de Letché le lui demandait.

Maintenant,  je reste définitivement cette femme libre qui l'écoute, l'aime, et dialogue mais qui ne se sent obligée de rien. Elle ne doit pas le rendre heureux, c'est le propre travail de Letché ça. Elle peut juste lui parler de ses propres expériences et il en fait ce qu'il veut. 

Comme ce qu'il me partage de sa vie m'enrichit de nouveaux raisonnements qui me font avancer vers mon bonheur intérieur. Si je participe, sans le savoir, à le rendre heureux, c'est juste un plus, mais ce n'est pas mon devoir.  Je ne dois pas réveiller chez Letché les qualités que je vois, comme si elles étaient indispensables à mon bonheur, à notre relation. Ce n'est pas parce qu'il me rend heureuse que je l'aime, c'est parce qu'il est Letché tout simplement.
Je peux en effet aimer Letché totalement comme il est, avec confiance.  Puisque je sais que si j'ai besoin de partager, par exemple, de la joie de vivre, je peux le faire avec d'autres amis, d'autres amoureux.

Etant libre d'être moi, je puis le laisser libre d'avoir l'humeur qu'il veut, cela ne m'angoisse plus, ne m'oblige plus à jouer un rôle pour le faire changer d'humeur par exemple.

Je suis là , heureuse de le revoir, heureuse s'il m'appelle, heureuse si nous faisons encore l'amour.

23:13 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Très juste, rester soi pour que l'autre reste lui-même, et sauver l'amour!
Mais plus facile à dire qu'à faire!
Joli blog!

Écrit par : Lune de Soie | 06/12/2008

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