06/01/2009

Les nouvelles

J'ai eu Letché hier au téléphone.
je lui demandais tout de suite : "et que penses-tu de ce que je t'ai écris?"

De notre conversation de hier,  et de toutes celles eues avec lui depuis toujours sur ce sujet, j'ai improvisé ici un dialogue qui est plus ou moins fictif dans le temps, mais pas dans les échanges. Ceux-ci ont existé,  mais ils sont étalés tout au long du temps que dure déjà notre relation.

A ma question Letché me répondait :

- Tu sais bien ma position là dessus.

-Oui, pourtant tu es d'accord qu'en tant qu'homme, et d'éducation musulmane en plus, tu comprends la polygamie.

- OUi, pour moi, ce n'est pas difficile de l'accepter mais je suis un homme qui n'aime pas vivre ça.  Je ne l'ai encore jamais vécu.

- Et acceptes-tu que les femmes soient polyandres ?

- Non.  Si je comprends bien, j'ai un nouveau rival à éliminer ? Me dit il sur le ton de l'humour .

- Ce ne sera pas un rival, il ne mettra pas en danger notre relation. En tout cas en ce qui me concerne.  Je te répète que je suis toujours amoureuse de toi, que je te désire même  plus qu'au début.  Mais comme j'ai des attentes de relation passionnelle, enthousiasmante, légère et joyeuse envers toi, que tu es fatigué par ton travail, et que probablement se rajoutent à ça divers éléments  qui font que ton enthousiasme n'est plus aussi fulgurant qu'aux débuts de notre relation, je fini pas tomber dans une réèlle demande envers toi.  Cette même demande deviendra pesante et lourde, et étouffante, je le sais.  Même si je faisais en sorte de ne pas te la montrer, elle sera là , elle se sentira, et à la longue, cela te fera fuir, j'en suis persuadée. Oubien ce sera moi qui, ne trouvant que tristesse à ne pas pouvoir vivre avec toi ce qui me plait, je risque de me lasser aussi de notre relation.  Alors que tu es si plein de qualités et que te découvrir me plait en fait toujours.

Donc, je vais me remettre à lutiner - comme le dit Françoise Simpère - afin de ne pas tomber dans ces demandes, frustrations et attentes castratrices qui découlent toujours de toute relation monogame, et finissent par tuer cette relation.

- Hé, oui, que veux tu que je te dises? Je ne peux rien t'empécher .  . .  Fais ce que tu veux, on verra bien. . . . Je sais que je ne vais pas du tout aimé l'idée de t'imaginer dans les bras d'un autre.  Je ne le supporterai pas, en réalité. Cela me rebute.  Pourtant, je suis toujours amoureux de toi, mais j'ai en effet de la fatigue. Et d'autres éléments qui freinent, comme tu le dis, mon enthousiasme.

- Tu sais lesquels ?

- Oui, et pas vraiment ?
- tu ne veux pas me les expliquer ?

Letché ne me répond pas à cette question. Soit parce que ce n'est pas clair, soit parce qu'il ne veut pas me les dire, ses éléments perturbateurs entre nous.  Je ne demande pas mieux d'écrire ici ce qui est de ma responsabilité mais il ne me dit pas en quoi j'ai un rôle dans les perturbations.

- Tu sais, lui dis-je,  que tu as la même liberté de ton côté, tu sais que tant que cela ne t'éloigne pas de notre relations, je n'ai aucune crainte à ce que tu puisses flirter, draguer, séduire, aimer d'autres femmes.

- Et si je trouve mieux ailleurs ?

- Et si tu voyais ça autrement : et si cet ailleurs ne faisait que compléter ce que tu ne trouves pas dans notre relation ?

Souvent, le silence prend sa place dans ces conversations, le temps de chercher les éléments qui font que parfois, une certaine distance se met entre nous.

- Je vais te dire franchement ce que je crois, Letché.  Tu as mis énormément de séduction pour me conquérir et tu y es arrivé.  Parfois, j'ai l'impression que ce que tu cherches, c'est un amour calme, un peu "pèpère" comme on dit.  J'utilise cette expression juste pour exagérer ce que je ressens, mais non pour critiquer cela. C'est une envie normal et honnête, d'avoir besoin d'un amour calme et  "pèpère" - comme on pourrait dire "mèmère" - car tu es fatigué par ton travail, qu'il t'offre peu de temps et que ce dont tu as besoin   dans ses moments là (je  crois), c'est d'une relation reposante, qui te calme, te berce et te donne de la tendresse, et surtout ne te bouffe pat toute ton énergie par des folles après-midi d'amour ! Péjorativement, quelqu'un dirait " métro, boulot, baise, dodo".  De mon côté, j'ai déjà fait ma vie, j'ai déjà mes enfants et j'ai un métier qui me plait.  Lorsque je suis amoureuse, je ne cherche surtout pas une relation "mèmère" qui attend gentiment que son homme lui fasse, entre autre,  l'amour sans trop de passion.  J'aime la passion, je peux me le permettre, puisque je ne suis pas en recherche d'un associé qui partagerait le loyer, la nourriture, les factures. Ni en recherche d'une présence pour ne pas me sentir seule.  En ce qui me concerne, je l'ai souvent expliqué déjà,  j'ai une relation avec un amoureux comme je fais mes tableaux : avec le désir de la perfection, de la découverte de cet amoureux comme si je découvrais à chaque fois une  pierre précieuse.  C'est pour cela que jamais je ne me lasse en réalité de quelqu'un car je le regarde toujours comme si c'était la première fois que nous nous embrassions.  Mais c'est vrai que j'ai besoin de sentir un retour, un partage de cela. 

- Oui, je sais. J'en ai conscience.

 

Le temps passait et il allait rejoindre son lieu de travail.  Je me sentais bien de ce que nous avions partagé , une fois de plus, sans dispute, sans combatitivié et sans rivalité d'opinion !

10:54 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

:-) Aimer est un art. Mais tout le monde aime me direz-vous ! Sommes nous tous des artistes ?
Non.
La peinture est un art également. Donnez moi une toile, des pinceaux et des gouaches et je vous prouverais que ce ne sont pas les éléments qui font l'artiste...

L'amour donc est un art. Art de vivre, art de regarder, de voir, d'écouter, de caresser et de partager.
Art d'être heureux également.
Dans une relation, l'un des deux partenaires ne s'offusquera jamais qu'un l'autre s'émeuve devant de jolies fleurs, devant un sourire d'enfant, ait envie de caresser un bel animal... Alors pourquoi crier au scandale quand il s'agit également de retrouver la pétillance de la tendresse ? Où un moment de forte émotion ?
L'Amour est il aussi fragile que cela ? Sa fragilité n'est elle pas nourrie justement par cette exclusivité ? Par tous ces interdits ?
Aimer quelqu'un c'est lui laisser la liberté. La liberté de partir, la liberté de regarder et de toucher autrui. Cela n'a rien a voir avec la relation qui s'en trouve renforcée car voilà alors bien l'occasion de dire haut et fort "C'est TOI que j'aime !!!" ...
Car dire "je t'aime" n'est pas anondin. On ne dit pas je t'aime à qqn qu'on enferme....

Ta discussion est belle, Catherine.

Écrit par : Antonella | 06/01/2009

très beaux rextes je passe te souhaiter une bonne journèe
persanne

Écrit par : persanne59 | 06/01/2009

antonella Merci pour ton commentaire ! En plus tu écris vraiment bien ! Evidemment, je suis tout à fait d'accord avec toi !

Écrit par : longuesjambes | 06/01/2009

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