31/01/2009

3/4 d'heures

Aujourd'hui, en déposant mon fils à son cours de hip-hop , j'avais le temps de rendre une visite éclaire à Letché.

Même fatigué, je le trouve beau et sexy.  Sa petite moue dans sa lèvre, son regard simple, son sourire.  J'étais contente de le revoir et de passer juste 3 petits quart d'heure à discuter, comme d'habitude, de ce qui nous passionne : la vie politique, la psychologie, et. . . danser un peu la salsa.  "tu es mon cobaye pour la salsa" explique-t-il en riant.  Bien, cela ne me dérange pas, ou plus, depuis que je ne suis plus sensée connaître les figures et les pas.  Je peux donc me laisser guider vers la surprise totale.

Assise sur ses genoux, je l'écoutais m'expliquer ses dernières lectures, et puis, de la politique américaine à propos des Palestiniens, et puis, de choses et d'autres.  J'adore, dans ces moments, sentir la tendresse prendre ma main, et la passer dans ses cheveux, ou doucement sur sa barbe naissante, ou sur le bout de ses épaules tandis qu'il continue à parler et s'emballer dans ses révoltes. Paisible en moi, je me sens comblée juste de ce peu de moment entre lui et moi. Car je sais que je l'aime, mais que je suis libre, aussi. Je me vois gober l'Instant dans tout le sublime que ce Moment peut être : le son de sa voix qui change selon ce qu'il dit, l'éclat de son regard lorsqu'il vérifie ce qui se passe dans le mien, ses muscles qui se crispent selon ce qu'il ressent, ses mains qui par moment prennent les miennes.  Pas besoin de faire l'amour pour le sentir dans le coeur et le regard. Mais rien ne m'échappe de ces Instants et tout me réjouit, m'attendri et me fait fondre le coeur.

Je suis comblée parce que je n'ai plus aucune demande envers lui, et cela grâce à ce sentiment de liberté qui m'habite depuis quelque mois.  Je  puis en fait, jouir entièrement de Letché entier, sans lui rajouter des besoins à combler chez moi, sans avoir envie de changer quoi que ce soit en lui, le décapitant par là de ce que je pourrais juger être un défaut, un manque.  Car je me dis que si, vraiment, mes désirs avaient besoin d'être comblés, je peux en effet toujours les vivre avec d'autres.
Mais, c'est amusant, le fait de me savoir libre de ça, de ne plus devoir l'attendre de l'amoureux officiel, cela laisse ces désirs dans une non-frustration.

23:34 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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