08/11/2008

être fous ou pas ?

Une fois tous les deux mois, je retrouve des amis qui aiment écrire et j'y rencontre des gens comme je les aime : avec une sensibilité comme des poils de cactus piqué dans la peau.
J'ai vécu cela en tombant dans un cactus, et pendant des semaines, ses épines me sont restées plantées dans l’épiderme. De si petites épines qu'on ne peut les enlever et le moindre frôlement  fait très mal!
J'ai rencontré des êtres qui souffrent d’une telle sensibilité : elle les fait réagir dès qu'on la touche d'une façon où d'une autre.
Une des façon de l’aborder, c'est leur propre lucidité.
En général, certains de ces  êtres préfèrent ne rien savoir car si ils ouvrent leur acuité,  l'absurdité de nos existences actuelles est intenable. Ils restent sourds à eux-mêmes, c’est moins dangereux.
 
Ces amis qui partagent avec moi le goût  d'écriture ont tous ce discernement : à en devenir presque fous si nous allions réellement au bout de nos vues.
 
Un soir, nous discutions sur notre société, sur nos existences dans cette belle Vie, sur la conscience d'un Univers sans limite à porter de notre senti, de nos esprits, de nos coeurs.
Je me suis souvenue que dans nos existences actuelles, nous fonctionnons en quelque sorte  comme dans les sectes : il vaut mieux ne pas savoir, ne pas voir l'idiotie de nos lois, nos concepts, nos dogmes, nos croyances. Dans une secte, lorsque nous ouvrons les yeux, acceptons de remettre en questions ce qui nous manipule, il n'y a plus qu'une chose à faire : la quitter.
 
C'est pareil pour ceux qui ont une trop grande clairvoyance sur notre société de consommation absurde qui s'enrobe de fausse démocratie et permet des fanatiques religieux d'endormir encore plus les éventuels Lucides.  Si nous sommes trop voyant-clair  nous ne pouvons que quitter ce genre de société.
Oui, mais . . . comment ?
Certains se suicident, certains s'auto-détruisent à petit feu, comme un Gainsbourg, certains vivent dans la Nature, d'autres en clochards,  d'autres plongent dans une telle lucidité qu’ils sont déclarés fous et on les enferme, on les drogue,  on les abrutis de psychotrops.
Mais ils ne sont pas fous du tout.
 
D'autres essayent de justifier cette société, de l'expliquer, de l'excuser car ils savent que s’ils osaient dire « c'est de la m....... » ils ne pourraient tenir un jour de plus.
Il vaut mieux être soumis parfois, c'est plus facile. Cette aubédience nous débarrasse de notre autonomie gênante.
L'autonomie, ce n’est pas confortable.
 
Mes enfants m'empèchent de basculer totalement dans la Lucidité. Je trouve des excuses, de la tendresse, de l'amour. Réellement, je les vois chez les autres, dans la vie, ces qualités.  Heureusement sinon, oui, je me laisserai aller à cette merveilleuse vérité  : la folie !
 
Je crois que le jour où mes enfants seront adultes, je lâcheraii toute ma Nature exploser de Vrai et de Réel.

J'éprouve souvent l’envie de me reposer dans une vie normale, où il suffit de penser à se nourrir, à aimer, à éduquer ses enfants, sans devoir, comme le dit si bien le film « les dieux sont tombés sur la tête » se ré-adapter à une société qui a refusé de s'ajuster à la Nature, qui a voulu que ce soit la Nature qui s'accommode à elle. Résultat : il faut envoyer nos enfants étudier au moins 15 ans s’ils veulent être des supers-adaptés de la société.
Et puis pas un animal n'a inventé une chose aussi stupide : payer pour avoir un toit, une maison un endroit ou dormir! Il n'y a que l’humain qui dépense pour, ne fusse q’un abris chaud en ville. Un jour, je vous le dit, il faudra débourser pour respirer.
Déjà, enfant, je trouvais hallucinant que des gens doivent acheter leur eau. Je pouvais boire, totalement gratuitement, de l'eau de source. Maintenant, même cela est devenue impossible tant elle est polluée, cette eau de source que je buvais enfant.

Alors, mes amis et moi, nous avons besoin de temps en temps de glisser vers cette folie de Vrai afin de laisser les soupapes nous délivrer de la douleur qu’elles emprisonnent pour nous éviter de prendre notre gourdin et que  nous n’allions crier dans la rue «  vive la révolution ».

Après une bonne soirée de dérapage pas du tout politiquement correct, nous rentrons chacun chez nous refermant les écoutilles et nous nous réendormons dans la torpeur que nous impose une vie dite civilisée.

10:50 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/11/2008

un poème de Françoise Simpère

J’ai tant de fois pris les armes          
Tant de fois eu de chagrin
Essuyé tant de larmes
Au creux de ma main
Que tout ce qu’on peut dire
Sur mes paroles, mes gestes,
M’arrache un sourire
Et je me fous du reste.
Vous les petites bourgeoises 
Qui me désapprouvez
Vous qui me cherchez noise…
Jamais vous ne saurez
De quel or est le jour
Que chantent les feuillages                                  
Ce qu’on appelle amour 
Passion, bonheur ou rage.

Vous ne pourrez comprendre 
La chaleur d’une peau
La volupté d’attendre
Un regard ou un mot.


Vous êtes et vous serez
Prisonnières des gens
Qui se moquent du vent
Mais pas des préjugés.


Moi, je veux être. Pouvoir  
Goûter à l’eau du ciel
Si j’ai envie de boire                         
Et voir les hirondelles.
Je peux jouer mon cœur
Même au jeu du malheur
Et crever de plaisir
S’il me plait de mourir.

Une telle vie m’est bonne
Pourquoi donc m’en priver ?
Mais vous me critiquez ?
Bast ! Je vous pardonne…
Je vous dis au revoir
Car j’aime être polie
Et dans tous mes regards
N’entre aucun mépris…

Oui, quand je vous regarde
C’est avec amitié
Et si vous éternuez
Je vous dis : « Dieu vous garde ! »


Françoise Simpère sur son blog

13:36 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vraiment besoin d'écrire !

Chers amis, j'ai un besoin fou de mettre au clair mes idées, mes chagrins, mes dilemnes.

 

J'aime mon Letché, j'aime toujours mon Pascal et tous les autres, oui.

Je regardais le dernier Woody Allen "Vicky, Cristina, Barcelona" ou en fait, l'artiste espagnol va vivre un couple à trois, sa femme, jouée par Penelope Cruss, et son amante Cristina. Le rêve en ce qui me concerne !

hé bien non, impossible de faire admettre aux hommes, aux femmes, que c'est si simple !  Le film se termine mal selon mes envies pas compliquées. Même Woddy Allen reprend le droit chemin dans son film.

Je rêve de continuer cette relation douce et amicale et tendre avec Pascal, sans sexualité, tout en aimant aussi Letché.

J'ai rompu avec Letché ce week-end, alors que je n'ai rien à lui repprocher en réalité.

Le problème avec moi, c'est que je n'ai pas envie, pas besoin,  d'une vie de couple, pas le goût de rester avec un homme par fidélité, par engagement.

La vie de couple, oui si elle est passionnante, enrichissante, qu'elle fait avancer en riant, en joie sur le Chemin. 

Le plaisir de rester avec un homme , un amant parce qu'il y a du partage, de la créativité, des rires, des discussions, des nuits, ou des après-midi érotiques, tendres, émerveillantes.

Alors dès que je me sens prise dans un piège de routine, de banalité, de platitude ( parce que plus rien ne vibre, ni en dispute, ni en conflit, ni en joie) je préfère être seule, oui sincèrement.  J'ai tellement l'impression alors de perdre mon temps, de le donner pour rien, de me gaspille.

 

Letché s'est battu avec courage, force, dépassant sa fièrté, pour me récupérer et donc, oui, nous continuons notre relation. 

C'est clair que la principale qualité de Letché, celle qui me séduit le plus chez lui, c'est sa capacité à analyser les situations, les causes, les raisons et surtout, celle de décider d'y rémédier.

Je lui fait confiance.

Pascal n'a pas le même don, il a celui de l'humour, du rire, d'avoir le mots qui console par l'hilarité qu'il provoque en moi.

Il me voyait triste ce week-end, alors que je passais chez lui pour garder les chiens, le temps qu'il rentre de Paris. Je lui expliquais que je rompais avec Letché.  Il n'a rien dit sauf ceci "tu reviens quand tu veux, je t'attends 6 mois, 10 ans s'il le faut"  :-(  Voilà qui rajoute en mon coeur un sentiment de chagrin.

 

Chacun se bat comme il le peut, avec les moyens qu'il a.  Chacun a reçu plus de dons, ou moins, ou des dons différents qu'un autre.

Comme le disait une jeune amie de ma fille qui est amoureuse de trois hommes "Comment choisir ? Ils ont tous des qualités qui me plaisent !"

Hé oui, stupide coutume de devoir aimer qu'une seule perrsonne à la fois !

Je ne crois pas que les relations soient faites pour mettre des promesses de fidélité et d'exclusivité en concurence. Je crois qu'elles sont faites pour nous enrichir des qualités des autres, pour réveiller les nôtres.  Un seul homme, une seule femme dans notre vie ne peut assumer complètement ce rôle de révélateur.  Je me sens plus riche de ce que tous mes amoureux différents avaient de différents à me révéler, en eux, en moi.  Si je n'avais connu qu'un seul homme, je ne crois pas que je serai si douce dans mon coeur, si lisse dans mon toucher, si libérée du besoin de juger et de condamner les autres. 

 

Je vais laisser traîner le livre de Françoise Simpère ostenciblement dans le salon car cette jeune fille n'est pas la seule à penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans cette exigence d'exclusitié ! Ma fille m'en parle souvent, ces amis aussi.

 

Les parents vont me détester et me traiter (un "défaut" de plus !) de perverse  qui détourne leurs enfants du "droit chemin" !

13:26 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31/08/2008

conte de fées

l'autre jour, je louais le dernier Walt Disney " conte de fées" qui raconte l'histoire d'un personnage en dessin animé, une bergère.  Elle va épouser le Prince Charmant. La Belle-mère de ce Prince Charmant, une sorcière, va  perdre son trône dès que le mariage aura lieu et, pour éviter cette perte, elle envoit dans notre réalité, la petite bergère.  Commence alors le film avec vrais acteurs et quelques personnages en 3D. Ce film est drôle, divertissant et plein de fraîcheur.

Parfois, Walt Disney sait dire avec facilité ce qui fait tourner le monde. Ce film est un réel conte de fées avec tous les ingrédiens psy pour toucher nos inconscients, nos shémas et parfois nos obstacles et leurs raisons.

Deux phrases m'ont frappée dans ce "bête" film :

La petite bergère affirme qu'on sait du première regard qui est celui qui nous convient.  C'est ce j'ai essayé d'expliquer dans mes textes qui ne sont plus sur ce blog, (ils vont réapparaître sur l'autre "serialwriter") en disant que là où il y a désir - ne pas confondre avec excitation - il y a l'amour.

Puis, à la quesion du Prince Charmant, comment rendre une femme heureuse, elle dit " mais il suffit de lui dire qu'on l'aime, et de le lui montrer "

Cela me ramène à un autre extrait que j'ai déjà publié sur ce blog et que je recopie ici :


"Il existe chez les femmes une force instinctive que beaucoup ont enfouie au fond d'elles ou ne prennent plus au sérieux - une force qui sait.  Simplement. D'instinct.  Cette force englobe tout et elle est reliée à tout.  Une femme qui se reconnecte à elle, recommence à vivre en harmonie avec elle et réapprend à se faire confiance, ne se soumet pas, mais organise sa vie autour de lois naturelles.  Elle sait combien elle se sent épanouie quand elle est aimée et quand elle peut aimer.  Elle ne vit plus sous la contrainte d'exigences extérieures, ne se soumet plus aux exigences masculines et ne se sacrifie plus pour ses enfants.  Elle attend simplement qu'on l'aime et la respecte.  Au mieux, elle est un grand mystère pour les hommes, au pire elle suit une logique féminine d'une simplicité élémentaire qui les rend tous dingues et empêhce les échanges fondés sur la logique cartésienne.  Un homme sage à dit un jour " Nous les hommes, devons comprendre que nous devons aimer les femmes et non chercher à les comprendre.  C'est ça qu'il faut comprendre "

Eva-Maria Zurhorst

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29/08/2008

un peu le cafard

Parfois, en ayant peur de certaines probalités, on anticipe, on se dit " de toute façon, cela va se terminer comme çi, ou comme ci

La peur nous fait imaginer des futurs qui n'existent pas.  Alors, on ferme son coeur, pour ne pas souffrir, puisque  persuadé que ce futur existera tel qu'on l'a imaginé.
Le problème, c'est que l'autre, se sentant donc moins aimé, (à cause du coeur qu'on ferme pour ne pas souffrir d'un futur qui n'existe pas encore)  s'éloigne en effet, prend ses distances, se disant " il ne m'aime plus, ou de moins en moins "

En fin de compte, arrive en effet le fameux futur craint.  Mais, le plus stupide dans tout ça, c'est que si il n'avait pas été imaginé, il n'aurait jamais existé.

 

Devinez quoi ?

Je ne veux pas vivre dans le futur.  Tant que je me sens aimée, de quoi faut-il avoir peur ?

 

L'INSTANT, TOUJOURS L'INSTANT SEUL APPORTE LE BONHEUR.

 

23:45 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/08/2008

anarchimsme

Définition de l'anarchisme


Etymologie : du grec "an", privatif (sans) et "archè", pouvoir, autorité, commandement.

L'anarchisme est un mouvement philosophique et politique hostile à toute hiérarchie et autorité. L'anarchisme critique de manière radicale toutes les institutions coercitives : capitalisme, armée, police, famille patriarcale, religion... et surtout l'Etat dont il prône la disparition. Cette critique s'applique aussi à toutes les formes de domination qu'elles soient morales, sociales, économiques ou politiques; exemple : oppression de classe, de race, de sexe, d'orientation sexuelle, etc.

La société que l'anarchisme souhaite mettre en place est basée sur des valeurs libertaires, sans domination, où les hommes émancipés et égaux coopèrent librement. Les libertés individuelles constitueraient la base de l'organisation sociale et des relations économiques et politiques. La liberté offre en effet à l'homme la possibilité de se réaliser pleinement et d'atteindre tout son potentiel. Il ne peut être totalement libre que si la société est constituée d'individus libres.

L'anarchisme est aussi une philosophie qui refuse tout dogmatisme et met en avant l'autonomie de la conscience morale, au-delà des notions de bien et de mal définies par une quelconque institution ou "pensée dominante". L'homme doit être libre de se déterminer par lui-même et de l'exprimer.

  (trouver sur le site anarchisme  )

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27/08/2008

En écoutant Léonard Cohen

Mes mains me démangent et me poussent face à ce clavier pour le frapper afin de laisser s'échapper, et me soulager la tête, tout ce qui y trotte ces derniers jours.

Je discutais hier avec Françoise Simpère, grâce à ces technologies gratuites, et elle me posait la question "te considère-tu toujours comme une polyamour?"

Cela fait un an que je vis ma passion avec Letché et que personne d'autre n'est venu me tenter.  Mais je me sens polyamour, je ne puis me dire " c'est lui pour la vie, le seul et unique qui sera mon amour".  Par contre, je dis tous les jours, "aujourd'hui, je n'ai envie que de lui et de personne d'autres.  Demain, je verrai bien"

Mais qui sait, un jour, je tomberai sur un beau séducteur, un homme bien viril et ce jour là, un peu lassée par la routine, je plongerai à nouveau dans un nouvel amour, tout en aimant et désirant toujours Letché.  Je me connais.  C'est pour cela aussi que je lutte contre la routine, les habitudes.  Je ne suis pas toujours sûres d'y arriver aussi.

Même si, jusqu'à la fin de ma vie, il n'y aurait plus que Letché, je reste une polyamour car tout mes ex me manquent d'une certaine façon.  Les sentir malheureux me met la larmes à l'oeil, une envie de les prendre dans mes bras et leur donner goût à la vie me passe par le coeur. Leur bonheur me réjouit et me rend encore plus proche d'eux.

J'aime mon Letché, avec profondeur et passion.  Nous nous voyons assez souvent, à Bruxelles, ou chez lui.  J'essaye de ne pas être capricieuse, de comprendre que chacun à ses moments de cafard, de difficulté.  Je l'écoute, je le laisse parler, nous réfléchissons et en peu de temps, Letché retrouve sa joie de vivre.


C'est si amusant, si créatif, si enrichissant de créer des relations avec les autres!
C'est pour cela que je suis polyamour, j'adore ces expériences relationnelles et suis sont si uniques, chacunes!  Les hommes ont tant à donner et à nous apprendre, nous les femmes ! Petits êtres sensibles en réalités.  Tout viriles qu'ils soient, plus sensibles ils sont.



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16/08/2008

petite précision

J'écrivais l'autre jour que je restais lucide à cause de notre différence d'âge, entre Letché et moi.
Il me posait la question, me demandant ce que je voulais dire par là.

C'est ainsi que j'ai pu aussi préciser mon idée.

Ceux qui ont conscience qu'un jour, ils mourront, ils décident de vivre mieux, intensement et plus passionément, comme si leur dernier jour était ce jour ci.  Car nous ne savons jamais quand la mort viendra.

Notre différence d'âge me fait vivre la même chose avec Letché.  Je ne doute pas qu'il puisse m'aimer pour toujours, mais (ou est-ce à cause de ce que j'ai vécu avec Pascal?) un jour, comme la mort, la viellesse viendra, et, aura-il encore du désir pour moi ?  Si je dois me fier au fonctionnement normal d'un homme, je ne crois pas.

Donc, je vis, je choisis de vivre ma passion avec lui avec intensité, au jour le jour.  Chaque jour, chaque moment que je passe avec lui, sont vécus comme si la prochaine fois où nous serons ensemble n'allait jamais se présenter

Je choisi de ne  jamais croire acquis l'amour de  mon Letché chéri.  Jamais.  C'est là ou est ma prudence.

 

M

23:01 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

12/08/2008

CHOISIR, tout est question de choix

Un certain Mâle m'a laissé un commentaire, il y a quelques jours, qui me donne envie d'en dire plus.

Je vous parle moins souvent de  ce qui se passe dans ma vie, mais cela ne signifie pas qu'elle devient monotone et morose.

Je vis ma passion avec Letché, au jour le jour, restant toujours lucide, à cause de notre différence d'âge. Comme je vais l’expliquer, cette prudence est un choix. 
Je peux choisir de vivre mes amours comme cela me convient. Nous ne devons en aucun cas subir l’amour comme une fatalité. Mais je pourrai aussi choisir que, malgré notre différence d’âge, tout peur continuer éternellement entre lui et moi.  Une petite peur en moi qui me fait faire un choix.

Le Sioux reste mon meilleur ami, celui avec lequel j'ose aussi me confier de tout.  Il donne de bonnes nouvelles ! Il confirme que mon intuition ne se trompait pas en ayant vu ses qualités, ses défauts aussi, mais surtout la raison de ses défauts.

Une fois de plus, que puis je vous dire ? Chez tout le monde, vraiment tout le monde, les défauts viennent d'une enfance blessée.  Puis en tant qu'adulte, il nous faut trouver le déclic pour choisir de ne plus laisser nos défauts diriger notre vie.  C'est ainsi que j'attends patiemment que certains sentent quand il devient urgent de choisir l'autre chemin : celui du simple courage de se prendre en main. (Moi y comprise bien sûr !)

Il y a quelques rares personnes dont je sais qu'elles auront ce courage un jour.  J'attends, restant en relation avec elles, par amitié, par amour.  
Ce fut le cas avec Letché, il a vite compris ce qu’il désirait changer en lui-même. C'est le cas avec Le Sioux.  Ma fille à ce don.  Une de mes amies très proche, Doudouce, enfin découvre la joie de ce choix. Cela peut prendre des années ! Mais je sais que je n’ai même pas besoin de leur dire, cela vient tout seul, et je ne romps pas les ponts avec ces personnes, m’enrichissant de patience  grâce à la relation qu’ils m’offrent.
Les autres, je sais parfois qu’il ne faut pas attendre, cela risque d’être vraiment trop long et j’y perdrai des plumes. Je prends alors mes distances.  D’elles-mêmes, elles s’éloignent.  L’élagage naturel, dont je parlais dans mon dernier poste.


En réalité, tout cela m'amène souvent à revoir mes choix.
En ce qui concerne l'amour, je suis exigeante puisque je n'éprouve aucun besoin d'avoir un amoureux, étant par nature assez égo-équilibré (un mot qui devrait exister !), je me conviens bien assez pour ne pas m'ennuyer, pour aimer mes journées créatives, les moments partager avec mes enfants et mes  rares, mais excellents, amis. N'ayant pas besoin d'un amoureux pour combler un trou, un manque, je n'ai aucune envie d'une relation qui n'apporte pas régulièrement ses  surprises, ses joies, sa créativité, sa douceur, sa tendresse, ses conversations passionnantes.

J'écoute le Sioux et je suis amusée de voir qu'il a les mêmes exigences.  Surtout - cela me réjouit ! - il aime une femme qui a les mêmes revendications.

En écoutant le Sioux me parler hier, je me disais qu’il était bon aussi que je sois vigilante et ne laisse pas passer ce qui ne me rend pas heureuse dans ma relation amoureuse, quelle qu’elle soit et peu importe le moment ou avec qui, je parle d’une de mes règles générales.

Aimer est, en ce qui me concerne, toujours un choix de chaque jour, et qui se fait avec art, dans le but d’enrichir ma vie d’une relation étonnante ! Je n’ai pas à, pour cause de gentillesse, ou par concept, à être en couple coûte que coûte.

Il n’est pas question pour moi d’avoir simplement un amant qui comble des envies, ni un amoureux qui bouche un malaise de solitude.
Chaque seconde que je passe avec mon amoureux, je choisis de la rendre intense.  Je désire être à son écoute, intuitivement, et auditivement. Si, par exemple, nous dansons ensemble, le reste du monde disparaît, je fais comme si c’était la première fois, comme si je devais le séduire à nouveau et à nouveau; si nous marchons ensemble, je fais en sorte que tout ce qui nous entoure et se passe autour de nous soit vécu avec un lien à lui.  Si nous parlons et discutons, j’essaye d’être réellement à son écoute et non en concurrence du style « mon idée en opposition à la tienne ».  Je m’émerveille encore et encore de la joie de toucher son corps, sa peau.  Cela parce que je suis attentive à chaque Instant de ce que nous vivons.
Mais si je sens que je suis la seule à faire cette démarche - ces « efforts » pourrait-on dire – un moment, j’arrête.  J’aime par-dessus tout l’échange !

Si je sens et remarque que mon amoureux se laisse prendre par la routine, ou par l’attitude du vainqueur qui a acquis sa « proie » je m’ennuie. J’aime en profondeur, mais aussi  par jeu, pour me faire surprendre par l’homme qui nourrit mes désirs !
Sinon, à quoi bon ? je suis tellement indépendante ! Tellement bien avec mes enfants, mon travail, mes amis que si je ne me sens pas étonnée par mon amoureux, je m’en lasse doucement.  J’ai du mal à surprendre mon amoureux, s’il ne me manifeste pas que cela l’amuse aussi, que cela  embellit aussi son existence.

Ce sont des choix.  Nous pouvons choisir de jouer, d’être sérieux ou ennuyeux.

Heureusement que j’ai une intuition qui m’indique ce que je ne puis voir de mes yeux ni entendre de mes oreilles : ce qui se passe à l’intérieur des autres.
Ainsi, je puis voir le désarroi d’un amoureux s’il ne sait comment faire, parce qu’il n’a pas eu d’exemple dans sa vie, pour me surprendre. Cette Intuition me rassure d’un mot simple du genre «  fatigue. Amour silencieux. Peur de t’aimer trop et d’en souffrir lorsque vous vous quitterez.  Envie de laisser le destin jouer l’avenir votre couple  »

(Ce choix d’attitude risque d’attirer exactement ce que l’on craint.)

Je choisis d’affiner cette écoute mystérieuse qui approche de plus en plus de la prédiction.

14:15 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/07/2008

ne jamais faire semblant

Je pense souvent à Françoise Simpère, à Syolan, à d'autres femmes qui assument leurs amours, leur coeur, leur fidélité sentimentale.

Par expérience, je leur tire mon chapeau, car il faut beaucoup de patience et de force pour rester soi-même !

Si je ne respecte pas ma profonde Nature, je souffre dans mon corps -il devient malade - je souffre dans mon âme et lorsque je respecte cela, c'est socialement que je ne me sens pas très bien.

J'aime mon Letché profondément, pasionnément , et j'aime toujours mon cher Pascal.  La différence, c'est que ma peau, mon corps, ne veulent que Letché.   C'est surtout ma tendresse spirtuelle et sentimentale qui aime Pascal.  Le voir malheureux me fend le coeur, le voir patauger dans ses conquêtes me donne du blues au coeur.

Pourquoi est-ce donc si difficile pour les humains d'accepter que nous  sommes faits pour aimer infiniment ? Comment font-ils , ceux qui oublient leurs anciens amours ? Comment font-ils  pour ne plus aimer ?  Qu'ils me donnent la recette, ce serait en effet si simple, tellement plus facile  . . . .

Et pourquoi cela dérange tant  certains qu'il y ait des femmes qui restent fidèles dans leur coeur ? Pourquoi ce sentiment de rejets si nous ne choisissons pas de "détester" nos ex, de les mépriser, de leur faire la gueule, de les critiquer, de les descendre en flèche devant l'opinion des autres ? ? ?

Et pourquoi est-on traitées de salopes alors que nous sommes dans l'amour réel, sans jugement, sans sentiments de possession, sans jalousie, sans calcul ?

Mais ça, en réalité, je souris, et m'en amuse, je ne m'en fais pas lorqu'on me le dit en face.  J'y sens plus de la tendresse que du jugement.
Il y a d'autres personnes qui me font de grands sourires mais hypocritement préfèrent me fuire, m'éviter.

Tan pis, tant pis. 

La Vie fait un élagage naturelle tout simplement.

En restant Soi, on se fait peu d'amis, c'est sur, mais ils sont sincères, fidèles et bons ! On se fait une bonne santé, une belle vie emplie de pronfondeur, et loin de soi la superficialité !

12:21 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/06/2008

citation de Françoise Simpère

"Les gens heureux et autonomes sont ingouvernables."

 

Françoise Simpère

 

jouer au monde 

14:54 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

OUI, je suis fidèle en mon coeur, oui, je n'arrive pas à ne plus aimer ceux que j'ai aimé.  Je les aime en leur souhaitant du bonheur, en souffrant de les voir malheureux.  Je sens mes larmes monter lorsque je vois un des mes  anciens amours souffrir, être triste, pas heureux.

Depuis que j'habite Bruxelles, l'Angolais, le père de ma fille vient souvent nous rendre visite.  Ma tendresse pour lui est intact sous forme d'amitié, bien que pour rien au monde je ne revivrai avec lui, ou n'aurai envie d'un geste câlin.  Il me raconte sa vie de long en large, je l'écoute distraitement et puis il reprend son bonhomme de chemin. 

 Cela fait deux semaines que je n'avais plus vu Pascal en passant le week-end chez lui ( mon ex-chez-moi) . J'arrive là tout à l'heure et tout de suite, nous rions déjà, comme au bon vieux temps, de mes remarques impertinentes et des confidences qu'il me fait sur ses tentatives de conquêtes infructueuses auprès de femmes franchement compliquées.

Nous concluons, séduits par notre complicité toujours là "qu'est-ce qu'on est bêtes tous les deux !"

Oui, bêtes d'avoir cassé un couple qui fonctionnait bien pendant tout un temps.

Mais cela m'a permis de rencontrer Letché, de m'engager à fond dans la relation et de vivre avec lui ce que je suis si étonnée de vivre : une passion.

A Pascal, je lui parle de Letché, de ses qualités, des soirées que nous passons ensemble, de la dernière tout à fait improvisée dans un bar pour homosexuels où nous nous sommes bien amusés en compagnie d'un de mes très bons amis, Laguêpe.  Letché, toujours ouvert dans ses envies de comprende la Nature de l'Homme, et sans jugement, sûr de sa propre virilité et hétérosexualité, avouait que ce lieu était bon-enfant et que l'ambiance y était festive.

Bien oui, dès que l'humain s'assume tel qu'il est, la joie de vivre est là. 

De mon côté, j'avais l'impression de retrouver cette ambiance des clubs libertins et je me défoulais bien sur la piste de danse, bien que, comme disait Laguêpe, il a connu plus amusant dans ce lieu. Dans ce bar pour homosexuels, l'on ne sent pas jugé non plus.   

 A part ça, je suis complètement amoureuse de Letché et comme je le disais dans mon ancien post, c'est délicieux.

Hier soir, nous dansions la salsa (comme tous les dimanches, à Bruxelles). Letché n'était pas très content de la musique, du foot qui envahissait la soirée, mais moi, il me suffisait d'une batchata avec lui pour la trouver parfaite , cette soirée. Le balancement de ses jambes et hanches qui donnent le rythme, les bras qui me soutiennent bien, je me laissais glisser dans le délice du Moment : j'entendais son souffle qui doucement fond vers mon cou, je vivais chaque mouvement de tout son corps, son odeur qui se promène, provocante, dans mes narines, la chaleur de sa main sur mes omoplates, les battements de son coeur, ses bouts de cheveux qui me chatouillent le front, mais aussi sa distraction, oui, je remarquais même cela.  Moi, je savourais ce moments avec lui, si près, et il ne remarquait pas que cela me permettait de voir sa distraction, celle de ne pas être présent à sa cavalière, celle de regarder ailleurs ce qui se passe.  Parfois, j'étais tellement dans le vécu du Moment-Présent que j'avais l'impression de perdre mes frontières, d'être et lui et moi tout à la fois, et c'est alors que lui aussi, il rapprochait son visage du mien, comme si, tout d'un coup  il était happé par cet Instant si puissant.  Certains moment,  je recevais  réellement cet hommage de sa présence à moi, et alors l'Instant devient un moment d'amour. Car danser la batchata, cela peut être un manière de dire à son cavalier, sa cavalière " je t'aime".

 Pour rire, pour mettre un peu de bonne humeur en plus, je vais faire un copier coller d'un mail qu'il m'a transferé.  Le plus drôle, c'est la fin du mail !

 

COMMENT RENDRE UNE FEMME HEUREUSE ?

Il me semble que ce n'est pas compliqué ! Pour rendre une femme heureuse, il vous suffit tout bonnement d'être :
1. Ami
2. Compagnon
3. Amant
4. Frère
5. Père
6. Maître
7. Éducateur
8. Cuisinier
9. Charpentier
10. Plombier
11. Mécanicien
12. Décorateur
13. Styliste
14. Sexologue
15. Gynécologue/obstétricien
16. Psychologue
18. Psychiatre
19. Thérapeute
20. Audacieux
21. Organisateur
22. Bon père
23. Très propre
24. Sympathique
25. Athlétique
26. Doux
27. Attentionné
28. Galant
29. Intelligent
30. Drôle
31. Créatif
32. Tendre
33. Fort
34. Compréhensif
35. Tolérant
36. Prudent
37. Ambitieux
38. Capable
39. Courageux
40. Déterminé
41. Fiable
42. Respectueux
43. Passionné
SANS OUBLIER DE :
44. Faire souvent des compliments
45. Adorer le shopping
46. Ne pas faire des histoires
47. Être très riche
48. Ne pas la stresser
49. Ne pas regarder les autres filles
ET EN MÊME TEMPS, IL FAUT AUSSI :
50. Faire très attention à elle, sans pour autant êtrejaloux
51. Bien s'entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours autant de temps pour elle
52. Lui donner de l'espace, tout en se montrantsoucieux de là où elle va
IL EST TRÈS IMPORTANT DE :
53. Ne jamais oublier :

- anniversaires
- fiançailles
- mariages
Malheureusement, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur n'est pas garanti, puisqu'elle pourrait se sentir submergée par une vie d'une étouffante perfection, et fuir avec le premier salopard-alcoolique-coureur de jupons qu'elle rencontre.


COMMENT RENDRE UN HOMME HEUREUX :
1. Baiser
2. Lui foutre la paix !

 


envoyez simplement ce message à au moins 5 millions de personnes de votre entourage...
Cette chaîne a été commencée en 1625 avant ma belle-soeur par un moine moldave passionné d'informatique dans la paroisse de St-Poal-de-Martres au Portugal dans le but de sauver Thérèse, une petite fille gravement malade. Aujourd'hui cette petite fille a 378 ans et elle est atteinte d'un cancer des testicules et d'une fièvre affreuse de la glandethyroïde contractée lors d'un viol par un cerf en période de brame en forêtde Rambouillet à proximité d'une marre souillée par des déchetsradioactifs malencontreusement tombés d'un avion furtif...
De plus, lors d'un safari en Afrique du Sud, avec Nouvelles Frontières,
elle s'est fait bouffer un genou et une oreille par un panda importé d'Himalaya en visitant le zoo de Johannesburg.
Alors, s'il vous plaît, pour elle, ne brisez pas cette chaîne !
Vous êtes son seul espoir de guérison et en plus, cela vous portera chance!
Comme par exemple à ce jeune Irlandais qui, en 1912, fit suivre ce message par SMS. Dans la semaine, il se vit offrir une place pour une croisière inaugurale sur un superbe transatlantique britannique le'P'tit Annick'. Lors de ce voyage il découvrit les frissons de l'amour et les bienfaits de la natation.
Ne gardez surtout pas ce message dans votre ordinateur plus de 16 minutes ou la malédiction s'acharnera sur vous jusqu'au retour des bernaches à cou roux. (et non à Kourou).
Il y a un peu plus de 2000 ans, un homme reçut ce message sur son ordinateur portable.Comme sa batterie était vide et qu'il ne pouvait pas la recharger vu qu'il n'y avait pas encore d'électricité à cette époque, il fut crucifié avec des clous rouillés, et comme si cela ne suffisait pas, on lui mit sur la tête une couronne de piquants qui font mal.
Plus récemment, le 10 septembre 2001 a New York, Antoine Fishback, webmaster pour la société Vivendi Universal, a reçu cet e-mail a 16h57sur son micro professionnel. Finissant son travail à 17h00, il négligea de le renvoyer tout de suite. Le lendemain, il mourut renversé par un des camions de pompiers qui allaient porter secours aux victimes duWorld Trade Center.
Ça fait tout de même réfléchir, alors n'hésitez plus ! Renvoyez ce message à tous vos amis. Cela leur portera chance à vie :
Chaque fois qu'ils iront aux toilettes, il y aura encore du papier.
Chaque fois qu'ils achèteront des saucisses à lavolaille, ils bénéficieront de 20 centimes d'euros de réduction immédiate à la caisse.
Chaque fois qu'ils mangeront des moules, il n'y aura pas de petits crabes dedans (sauf pour ceux qui aiment bien).
Chaque fois qu'il y aura Céline Dion ou Lara Fabian àla radio, le téléphone sonnera.
Enfin, ils seront désormais exempts de répondre à tous les messages-chaînes qui nous foutent les boules !
Si vous le faites, en plus, vous recevrez prochainementun bon de réduction
de 25 % valable dans tout le catalogue des 3 Cuisses(sauf pages 323 à 332)
et moi, je recevrai un bon de parrainage.
Ce message a déjà fait 759 874 236 587 fois le tour du monde.
Pour Thérèse, pour vous, pour moi, pour tous vos amis,ne brisez pas cette
chaîne.
Merci. 

00:20 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2008

passion

Mes ches amis,

 Je ne pensais plus aimer avec tant de passion depuis longtemps.

Peut-être que le fait de revivre à Bruxelles comme il y a 25 ans, avec ma peinture comme seul gain de pain puisque tout ce que j'avais comme réserve sert pour le loft en restauration, avec l'atelier dans mon actuelle chambre à coucher, contribue fortement à cet état de mon coeur ? Depuis que je me suis réconcilée - rapidement - avec Letché, mon coeur ne se retient plus du tout. 

J'ai l'impression d'un torrent en plein printemps, débordant, profitant du dégel complet !  Tout me séduit chez Letché.  Ses cheveux qui poussent, ses boucles noirs qui ondulent impertinemment dans son cou, le reste souvent maintenu par une casquette mise à l'envers, sa démarche assurée, son style d'habillement, sa petite moue au bout de sa lèvre supérieure, ses longues jambes ( hé oui, un concurent ) son ventre musclé, son sourir, son rire , - ah, son rire ! - sa jeunesse bien sur, qui me rappelle celle que je vivais il y a 25 ans à Bruxelles.  ll y a aussi sa voix qui m'envoute totalement.  Elle est profonde mais pas grasse, douce, mais pas mièvre.  Elle a de la classe, si je puis dire.  

J'adore être amoureuse, même si cela fait mal parfois.  Un trop long silence, un peu moins d'enthousiasme de sa part, ou une trop grosse fatigue à cause de son boulot, alors je me sens devenir bête et sotte, inquiète de penser qu'il ne m'aimerait déjà plus.  Mais n'empèche, j'aime être amoureuse comme ça!

C'est d'aimer qui est bon, c'est d'en faire un art, un chef d'oeuvre.  Letché me disait hier proverbe " C'est dans les détails que la perfection s'atteind mais la perfection n'est pas un détail". 

Je note chaque détail chez lui, son regard foncé, mystérieux, chaud dont parfois l'éclat change selon qu'il se sente bien ou pas,  si il est heureux ou s'il a des soucis.  La chaleur de ses mains, surtout lorsqu'elles se baladent avec amour sur mon dos.  Oubien si elles sont moins tendres parfois, distraite, oubliant de me donner un petit signe de tendresse.

Alors je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas.  Je cherche , dans le détail, à être à l'écoute de tout ce qui peut être un signe de bien être ou de mal être chez lui.  Je cherche à perfectionner l'écoute de mon coeur. Cela me permet de voir où j'ai pu le blesser ou ne pas lui montrer que je l'aime avec passion, ou de trop le lui montrer ! ! ! 

Ce pourrait-il que d'être aimer soit trop pour certain ? Que cela les déroute ?

Je ne cherche pas un homme.
Je ne cherche pas la sécurité financière.
je ne cherche pas la stabilité d'un couple.
Je ne cherche pas le confort d'une vie à deux.

Je ne cherche qu'une chose : l'Art d'aimer, de tout mon coeur, de toute mon âme, de tout mon corps, de toute ma liberté, de toute mon intuition.
 L'art de savoir s'aimer de plus en plus, en finesse, en profondeur, l'art d'écouter l'autre dans ce qu'il n'ose pas dire, ou ne sait pas expliquer, l'art d'apaiser nos craintes, l'art de  nous faire rire, l'art de ne pas laisser la routine s'installer.

Moi, oui, c'est ça que j'aime dans la vie : aimer avec art mon amoureux.

 

 

00:35 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/05/2008

rubrique

une nouvelle rubrique de mi sur http://serialwriters.lalibreblogs.be/

"soyons justes" 

03:29 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2008

envie de vous raconter

Françoise Simpère que j'aime comme une grande soeur, écrit dans son dernier postes ( http://fsimpere.over-blog.com/ ):

"Vivre en accord avec soi-même préserve la santé. Souvent, la dépression vient du décalage entre vie rêvée et vie vécue."

Dernièrement, je lisais dans un excellent livre  "Chamane. Le chemin des Immortels"  de Paul Degryse, cette phrase : " La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde"

Ces derniers jours, j'ai vécu une bonne crise, une de ces crises qui vous fait bondir dans la joie et la liberté légère, car profonde. Ces deux phrases viennent me combler dans cet encrage que je vis depuis deux bonne semaines.

Voilà : 

J'ai vécu une période de doute, de peur au sein de ma relation avec Letché.  Sa jeunesse, la différence culturelle et sociale m'ont mal guidée dans mes analyses mentales et craintives.

Jusqu'à présent, la majorité de mes clients viennent de mon milieu socio-culturel et ce milieu est dur,  cruel, dès qu'on ose sortir de leur rang, de leur convention, de leur croyance. Encore plus si la personne rebelle est une femme.
Mes enfants sont entrés dans la balance : par mes actes, par ma façon de vivre, certaines portes se ferment aussi pour eux.

J'avais peur de ne plus pouvoir vivre de mon travail, j'avais peur de voir mes enfant rejetés, exclus, j'avais peur du jugement des autres.

Je n'avais plus envie d'affronter encore et encore ma famille qui va certainement me tomber, une fois de plus, dessus. 

Je me suis retrouvée pendant quelques jours à vivre exactement comme je déteste : d'après les quand-dira-t-on.

Letché, homme fin et sensible, avait évidemment bien senti que quelque chose n'allait pas et, après quelques paroles et mails gentils, sans violence aucune, dans un parfait dialogue, nous avons rompu.

Deux jours seulement.
Ce fut terrible ! Car en fait, au moment où j'ai rompu, je n'avais pas compris du tout la réelle cause de tout ce mal aise que j'avais.

Pourquoi rompre alors que nous nous aimions, nous nous désirions et que nous n'avions rien à nous repprocher, que tout allait bien entre nous?

A force de me sentir souffrir de chagrin , mes larmes ont nettoyé la crasses qui m'empêchait de comprendre et mes sanglots ont chassé dans leur souffle mes aveuglements.

Je souffrais de ne pas assumer ma relation.

Tout simplement.

J'avais en moi un frein par rapport à ma relation avec Letché pour des raisons - comme je le disais à Pascal qui essayait de me consoler avec gentillesse - qui sont celles que  je déteste, celles que j'ai toujours refuser de vivre : le quand dira-t-on des autres.

Heureusement que  Letché m'a envoyé un simple sms me laissant une porte ouvert et je m'y suis précipitée :   Nous avons renouer au bout de deux jours car j'avais tout compris, je pouvais donc aller de l'avant.  IL me suffisait de choisir entre vivre l'amour, ce qui fut toujours mon moteur, ou vivre en bonne fille sage qui croit que les critères de son milieu socio-culturel, sont les seuls à offrir une vie sans difficultés.  Une fois que tout fut clair en moi, j'ai choisi d'assumer cet amour par dessus tout, j'ai choisi que la Vie n'en a rien à faire des critères étriqués d'un milieu ou d'un autre ( car tous les milieux socio-culturel ont leur limites et leur propres dogmes).  La Vie et l'Univers sont vastes et n'ont aucun plan ni dogme. Ils aident et soutiennent ceux qui les choisisent.  je choisis la Vie infinie, l'Univers créateur et je sais que tout ira bien, je continuerai à vivre de ma peinture en aimant qui je veux, où je veux.

C'est pour cela que la phrase de Françoise me touche car c'est vrai de vrai ; vivre sa réalité et non vivre ce que les autres vous imposent par les rumeurs, les rejets, les silences, les critiques,  préserve la santé, la joie de vivre et le bonheur.

Entre Letché et moi, les choses sont délicieuses, merveilleuses, magiques.  Je découvre de plus en plus un homme cultivé, passionné d'histoire, de math, curieux de tout, au courant de la politique mondial de façon plus pointue que la majorité.  Il est attentif à mon entourage, à l'écoute de mes enfants, il aide mon fils en math, ma fille en statistiques. ses conseils sont justes, non envahissants.  Ce que j'aime le plus, c'est son intelligence, ses analyses sur les comportements, surtout les siens, leur causes profondes.  J'admire les hommes capables de se changer, j'admire cela au dessus de tout et Letche, bien que 15 ans plus jeune que moi, semble avoir tellement plus de maturité !

Et de plus, il fait l'amour comme un dieu !

Oh là là !  Femmes, avez vous eu un amant, un amoureux qui vous caresse le corps la nuit entière, après avoir fait l'amour, tandis que vous vous endormez doucement sous l'extrême douceur et délicatesse de ses mains? Cela calme, rassure, donne un sentiment de protection et d'amour infini.

 "la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde" et Letché me rend belle et lumineuse !

 

PS : J'habite Bruxelles depuis un mois, je rentre les week end encore à la campagne, "chez" Pascal ( qui fut ma maison aussi).
Nous sommes dans une parfaite relation d'amitié,  il fut  d'une très grand gentillesse pendant mon affreux week-end de rupture, me laissant tranquillement sangloter, juste dans ses bras, lui ne disant rien mais acceuillant ces larmes et mes explications qui ont surtout servie à m'aider moi, pour comprendre la vraie raison de mon mal aise.

 

 

10:00 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/03/2008

une maie

voici un lien pour soutenir  une de mes amies, Alice, artiste chateuse !

 

Alice  

 

j'adore sa musique, sa voix à la fois mutine et pure.

 

Bonne écoute ! 

 

 

20:04 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/03/2008

chronique : l'éloge

sur le blog serialwriters  ( http://serialwriters.lalibreblogs.be/ ) se trouve ma deuxième chronique : l'éloge

10:00 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

week end simpèrien


 

Chers amis,

 

Une très grande envie  me prend de raconter mon dernier week end en compagnie de Françoise Simpère , de Syolane et d'un ami du même signe zodiacal, et même ascendant en plus, que le mien! Nous avons en effet constaté une similitude générale dans notre caractère du style "des grands amoureux qui ne sont pas très fidèles mais on leur pardonne" !

Syolann est absolument craquante. Son sourire laisse entrevoir une joie de vivre intègre et perpétuellement en ébulition. Son rire est contagieux et j'aime ça. Comme me le disait gentillement Letché "on a envie de lui donner plein de bisoux".

Françoise est telle que je la connaissais déjà sur son blog : intègre mais douce, bien que pétillante d'humour et de lucidité, sans jugement, une femme profondément bonne et tout en amour, oui, vraiment ! 

Je fus enthousiaste, carrément consolée, de rencontrer ainsi trois personnes qui ont une énorme tendresse qui se dégage d'eux. 

A  force d'aimer leur conjoints tels qu'ils sont, et leur amours pluriels de la même façon, cela donne de la sagesse au coeur.  Je le sens fort, par toute mon âme qui se réjouit de la présence de tels êtres sur cette planette !  Je les vois en paix avec eux-même, avec la vie et avec tous les  autres, un peu comme s'ils avaient toujours un profond et sain recul sur les aléas de la Vie bien qu'ils y vivent à fond.

Letché est venu nous rejoinde le dimanche.  Un peu fatigué, il ne disait au début pas grand chose, tout absorbé aussi à l'expostition d'Alechensky que nous sommes allés voir ensemble. Le connaissant bien maintenant que nous nous aimons depuis plus de 7 mois, je constatais qu'il était à l'aise, appréciant mes amis, bien que ce ne soit pas du tout un polyamour dans sa vie et sa philosophie. Après un bon repas typiquement bruxellois, rassasié, il s'est lancé dans la conversation avec fougue.  Je le connais, il a subitement envie de dire en quelques minutes et  tout en même temps, plusieurs épisodes de l'histoire et ses yeux brillent alors encore plus du besoin d'avoir des mots exceptionnels pour pouvoir tout dire d'un coup ! Je fonds lorsque je le vois comme ça, se lancer avec passion dans des sujets qu'il connait si bien. 

En fait, il pourrait être historien, Letché ! Il m'épatte souvent de tout ce qu'il connait, il a une mémoire incroyable des faits, des dates, et des détails importants.

J'ai encore appris en les écoutant l'un et l'autre.  Par exemple, Françoise m'a fait le cadeau, sans le savoir bien sûr, qu'il est indispensalbe de rester fidèle à soi-même, qu'il ne faut pas tout dévoiler (mais cela fait un bon bout de temps que je ne dis plus rien de ma vie sur ce blog) et qu'il ne faut jamais désespérer de l'autre. Des rencontres se rompent et reprennent parfois des années plus tard.
(Ceci dit, c'est évident pour des personnes
de notre style, fidèles en leur coeur.)

Vincent aussi, fidèle à l'amour pour sa femme, il l'a retrouvée, ayant accepté en lui sa vraie nature.  Syolann pareil : pas de mystère pour son fiançé, il sait qu'elle est aime sa liberté.  Elle est confiante en elle, j'aimais le voir, le remarquer, c'est contagieux, cette belle confiance.

Entre Letché et moi, nous avons cet accord : pour l'insant, il n'y a que lui que je désire, dont je suis amoureuse. Je ne suis attirée par personne d'autre et le jour où cela se présentera, je le préviendrai. 

Je perdrai probablement Letché alors. Pourtant, je sais déjà que je l'aime pour toujours.

Mais on verra, ce jour ou je serai très attirée par un autre,  n'est pas là. 

Je ne lutte plus depuis longtemps contre mon sentiment d'inquiétude par rapport à la différence de notre âge, j'accepte de vivre cette relation dans toute sa beauté et à chaque rencontre, je suis de plus en plus heureuse de parler des heures de politique, de religions, de philosophie. Je suis de plus en plus heureuse dans ses bras et de plus en plus calme au fond de moi.

Pascal et toujours dans ma vie, oui.  Il reste un homme que j'aime tel qu'il est, et Letché le sait.
Mais nous sommes physiquement très distants l'un de l'autre, en amis, toujours complices mais en distance.  Notre chagrin est toujours là mais je l'accepte tout simplement.

 

 

09:44 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02/03/2008

soupe rose

une chronique de moi, "la soupe rose",  sur le blog  serialwriters

19:00 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2008

la suite sur Serialwriters

La suite 6B du "Journal d'une femme qui aime les hommes" est enfin sur l'autre  Blog serialwriters

20:45 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2008

ce que dit Eva-Maria Zurhorst

"Il existe chez les femmes une force instinctive que beaucoup ont enfouie au fond d'elles ou ne prennent plus au sérieux - une force qui sait.  Simplement. D'instinct.  Cette force englobe tout et elle est reliée à tout.  Une femme qui se reconnecte à elle, recommence à vivre en harmonie avec elle et réapprend à se faire confiance, ne se soumet pas, mais organise sa vie autour de lois naturelles.  Elle sait combien elle se sent épanouie quand elle est aimée et quand elle peut aimer.  Elle ne vit plus sous la contrainte d'exigences extérieures, ne se soumet plus aux exigences masculines et ne se sacrifie plus pour ses enfants.  Elle attend simplement qu'on l'aime et la respecte.  Au mieux, elle est un grand mystère pour les hommes, au pire elle suit une logique féminine d'une simplicité élémentaire qui les rend tous dingues et empêhce les échanges fondés sur la logique cartésienne.  Un homme sage à dit un jour " Nous les hommes, devons comprendre que nous devons aimer les femmes et non chercher à les comprendre.  C'est ça qu'il faut comprendre" "

Eva-Maria Zurhorst 

11:45 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/01/2008

mystère celtique

mon dernier tableau

 

mystère celtique

16:53 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/01/2008

chronique

sur le fameux blog serialwriters il y a du nouveau !

"si regards sur le monde" sera dorénavant une chronique de 6 regards sur ce qui ce passe dans le monde, dans  notre pays, chez nos voisins ou très très loins.

N'hésitez pas à y laisser vos commentaires.

21:10 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/01/2008

Le 6A

Sur  le roman , se trouve le 6A avant le 6B pour enfin lire le 7 qui est déjà publié par erreur technique mais sans créer aucune catastrophe.

21:15 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/01/2008

Clarissa Pinkola EStès

"la danse des grand-mères. Sur la jeunesse de l'âge mûr et la maturité de la jeunesse" De Clarissa Pinkola Estés, l'auteur du fameux "femmes qui courent avec les loups"

Voici un petit extrait :
"Dans les mythes, il est évident que la grand(e) mère, en tant que représentation du l'archétype plus étendu de la femme sage, doit accomplir une tâche principale à la fois motivante, intimidante, audacieuse et joyeuse.  Cette tâche se résume à ceci : vivre pleinement.  Pas à moitié. Pas aux trois quarts. Pas en faisant bombance un jour et maigre pitance le lendemain.  Non : vivre à fond chaque jour. pas selon la mesure de quelqu'un d'autre.  Selon sa mesure propre, reçue de la destinée et acceptée, et qui génère de la vie au lieu de la rendre morne.  Ce élan vital a une raison d'être. . . "

22:01 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la suite


 La suite 7 ( la 6 viendra plus tard. Petite erreur d'organisation pas grave du tout) du roman "Journal d'une femme qui aime les hommes" se trouvre donc sur le blog :   Serialwriters

10:16 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2008

arrogance

Mes reflexions vont sur un des traits de mon caractère, ou qui semble l'être : il y a en effet une part d'arrogance en moi. 

J'ai gardé, lors du nettoyage de ce blog, la citation de Benjamin Franklin "quand on a fini de changer, on a fini de vivre".  Cette citation tombe à pic, j'aime changer, évoluer et cela peut souvent venir des réflexions que les autres me font, qui que ce soit.  J'écoute et si je sens qu'ils ont raison, j'aime le reconnaître.  Mais tant que je sens que j'ai raison, par rapport à mes objectifs personnels, je maintiens mes opinions. D'où cette arrogance alors ?

 Hier, en fin d'après midi,  je discutais avec mon amoureux, le préféré de tous.

Cela me touche, cela me boulverse car il me dit ce qui lui fait mal, ce qui le blesse et je ne m'en rendais pas compte.

Je suis rarement blessée.  Pas qu'on ne me dise jamais des choses  blessantes, mais ma propre estime fait que je sais ou est ma valeur et donc, les critiques, ou les injures que n'importe qui pourrait me faire je les regarde avec intérêt, je les analyse mais je ne me laisse plus jamais blessée par un autre. Seule moi-même puis me blessée.  De là peut en effet découler ce sentiment que je suis arrogante, hautaine.

Le fait de sentir qu'il y a une part de vrai dans cette remarque,  le fait de voir, moi aussi, qu'il y a de l'arrogance en moi, c'est là où j'ai l'occasion de me blesser moi-même : en ne le reconnaissant pas.

Pour être sûre de bien comprendre le mot, je suis aller voir dans le diccionnaire Larousse :

arrogance : Orgueil qui se manifeste par des manières hautaines, méprisante; morgue.  Du latin arrogans, revendiquant.

 Si le mot viens de "revendiquer" en effet, je revendique la sincérité de ce que je dis et écris.  Cela n'empèche qu'entre le jour où j'écris et celui d'aujourd'hui, les choses ont bougées, se sont enrichis d'autres expériences, et surtout elles ont pris de recul !  

 Je puis en effet être arrogante dans la façon d'affirmer mes pensées, mes amours, ma vision de la Vie.  Mais aussi, je sais depuis longtemps que tout défaut vient d'un besoin de porter une cuirasse, pour se protéger.  Je ne me déteste pas pour cela, j'entend en moi mon merveilleux Être qui me dit avec amour et tendresse : "c'est vrai, mais ne t'en veux pas, tu le fais pour te défendre.  Regarde simplement si c'est encore nécessaire de te défendre comme ça"

Enfant, je devais me battre pour garder mes idées, ma personnalité en totale contradiction avec la idées-bin-pensantes de mon milieu.  Une grande partie de ce blog raconte certains épisodes de la façon dont je me suis défendue, dont j'ai cherché à rester moi-même.  Peut importe la manière, même ces périodes de libertinages, c'est incritiquable à partir du moment où cela m'a rendu à moi-même.

Possible que ce besoin d'être moi-même sois de l'arrogance . . . .

Je sais une chose, je suis fière, non orgeuilleuse. C'est ma timidité qui me donne ces airs hautains.  Je m'enferme souvent dans une tour bien haute, pour qu'on ne me touche plus, qu'on ne détruise pas ce que j'ai construit.  Tous le monde se débat, tous le monde essaye d'être soi-même et chacun ses méthodes.

Même si le fait que je fus amoureuse de l'un ou l'autre, et de certains qui ne me le rendaient pas, je n'ai pas honte d'être amoureuse - ou de l'avoir été - je n'ai aucune honte d'aimer, même si je ne reçois pas - selon des critères pré-établis de ce que c'est l'amour - un retour d'affection.  Je fus amoureuse, j'ai aimé ça, je ne le regrette pas. Je ne me sens jamais exploitée, car tout ce que je fais, je le fais lucidement, par plaisir d'expérimenter.

 Je n'ai pas de règle ni de critère pour juger de la valeur d'un amour : Je le vis, moi, dans mon coeur, sans attendre autre chose que de vivre la façon dont il se présente. POINT.

Même si l'autre n'est pas amoureux, distant, froid, maladroit, impuissant, égoïste, jaloux m'exploite peut-être, etc . . . je vis cela, comme une expérience, je m'en  enrichis toujours.   Peut-être est-ce de là qu'on me trouve arrogante : parce que j'affirme, je prétend avoir vécu un amour avec quelqu'un alors que vu de l'extérieur, je puis sembler ridicule et idiote et exploitée et mal aimée en retour, et pas comprise, et pas mise en valeur.   

 Avec le recul, avec l'aide de mon amoureux, le préféré de tous, je vois l'amour que j'ai eu pour le Sioux comme un fantasme en fait, un rêve, un plaisir d'aimer le Sioux tel que je le voyais, qu'il est en fait, avec ses défauts, nombreux, et ses qualités.  Je passais une période de profonde tristesse en fin de compte, parce que je voyais mon couple avec Pascal s'effondrer de plus en plus, et cette amitié platonique que j'ai pour le Sioux, elle m'a aidée à garder le coeur en vie.  Suis-je à  ce point arrogante ?

Je ne me vente pas de mes amours, de mes amoureux.  Je suis simplement et souvent étonnée de me sentir aimée, je suis ébahie par l'amour lui-même.  Je ne me moque pas  de l'amoureux qui m'aime mais cela m'épate, me surprend, ayant encore au fond de moi, cette partie de mon enfance qui croit que je ne suis toujours pas aimable tant que je suis moi-même.

Lorsqu'on mon amoureux me demande "qu'est ce que tu attends de  moi ?" Déjà la question m'étonne puisque si j'attend quelque chose, c'est tout simple : être aimée telle que je suis. Et rien d'autre.

Lorsque je m'étonne de me sentir aimée par lui, alors qu'il pourrait trouver si facilement des femmes plus jeunes, plus belles, plus ceci et surtout plus domptables, ou plus libres que moi qui aie deux enfants,  ce n'est pas de l'arrogance, c'est simplement de la joie, un étonnement comme devant un magnifique cadeau reçu de la Vie.  Je ne m'en vente pas, je reconnais sa beauté, c'est tout.

 

Puisque j'aime aimer, même si pour une raison ou une autre, la relation ne puit continuer, mon coeur, lui il continue à aimer. Il choisira alors d'aimer platoniquement, avec respect sans aucun espoir réèl autre que de pouvoir simplement aimer la personne telle qu'elle est. C'est pour cela que j'aime en effet toujours Pascal, ou un Sioux, même si je suis folle amoureuse de Letché, que cet amour correspond le plus à ce que j'aime dans l'amour, que c'est un amour qui est le plus proche de mon idéal d'amour, je ne puis, ho non, je ne puis nier ce qui fut et qui m'a nourri et aidé.

Je ne puis mentir, et je ne mens jamais.  Si on me demande quelque chose, je dis la vérité.  Mais je n'éprouve pas le besoin de dire toujours tous non plus sauf si je fais la  promesse de le dire.


 

 

11:50 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/01/2008

nouveauté

Tous les posts de ce blog sont effacés pour être republiés sur un autre blog et sous forme de roman.


Vous les retrouverez donc  là : serialwriters

 

Mais je continuerai à venir ici,  non plus pour raconter mes aventures, mais uniquement mes réflexions sur la Liberté de Vivre comme chacun le désir sans faire de tort aux autres, sauf à leur jalousie qui n'est ni une qualité, ni une vertue, mais un sentiment humain qui se gère et se contrôle. 

11:01 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/12/2007

reflexion : la fameuse définition de l'amour vrai !

Le jour où nous deviendrons enfin Sages en comprenant que chacun aime toujours "vrai" que ce soit jalousement, égoïstement, généreusement, tendrement, passionnément, maladroitement, chichement, boudeusement, ouvertement, librement, prisonnièrement, médiocrement, richement, finement, lourdement, , habilement,  il n'y aura plus de conflit dans un couple.

Le jour où chacun des partenaires dans un couple comprendra que lorsque l'autre dit "je t'aime", même si sa façon d'aimer n'est absolument pas la même dont soi-même on aime, il n'y aura plus de conflit pour savoir ce que c'est que "l'amour VRAI"; il n'y aura plus de conflit pour imposer sa façon d'aimer à l'autre en tant que référance soi disant universelle.

 Ce jour là chacun des partenaires d'un couple pourra enfin accueillir l'amour de l'autre , même si c'est un amour jaloux, libre, possessif, pas possessif, emprisonné, exaltant, déprimant, ennivrant, monotone, épanouissant, étouffant, merveilleux, terrifiant etc. . . .  

 

 

 

J'acceuille, j'aime acceuillir la façon dont chacun m'ont aimée et dont certains m'aiment encore.  Quelle condition pourrais-je donner ?  De ne plus être jaloux, d'être libres eux-même en ayant une maîtresse,  de s'aimer eux-même de telle façon plutôt que d'une autre ?  D'être créatif, artiste, pas artiste, riche, entreprenant, maigre, gros, musclé ou que sais encore du style et d'autres styles ? 

Franchement, sur quel critères pourrais-je donner des conditions ?  C'est telle personne que j'aime ou est-ce moi-même égoïstement  ? C'est ma façon d'aimer que je désire imposer ou c'est sa façon d'aimer que j'aime explorer et déguster?

Si l'un est jaloux, (aucune critique dans ce fait) de mes anciens amours, je ne puis qu'acceuillir cela, avec tendresse, émotion, compréhension, mais pourquoi devrais-je renoncer à mes amitiées nées de ces anciens amours ? 

Qui peut me jurer que lui, ou elle, connait la définition  universelle de l'amour VRAI ?

Pas moi.   Mais en ce qui me concerne, si je dis "je t'aime" c'est que c'est totalement vrai dans mon coeur. Si un  homme me dit "je t'aime" mais me donne des conditions pour continuer à nous voir, j'acceuille cela,  comme un amour totalement vrai dans son coeur.

Je lui répondrai peut-être " tant que je supporte les conditions qui t'aident à te sentir compris et acceuilli par moi, pourquoi pas, mais je ne puis pas te faire de promesse de fidélité.  Ce serait te tromper de faire des promesses qui se tiennent uniquement, et tant que je suis heureuse et épannouie avec toi."

Oubien c'est un autre qui me dit " tu peux coucher avec lui, mais je ne veux pas que tu l'aimes" C'est amour s'acceuille tout autant que l'autre, c'est sa façon d'aimer VRAI en lui.

A lui aussi, je répondrai volontier " Mon coeur ne se contrôle pas, car , mon coeur - peut-être pas le tien, ni celui de nombreux autres - ne conçoit pas l'amour avec des conditions. Je ne puis lui interdir d'aimer qui que ce soit.  Il est fait pour ça, c'est son unique rôle : aimer

Alors que faire ?

C'est souvent ainsi qu'on perd des amis, des amoureux, des relations qui sont belles, merveilleuses, enrichissantes pour des définitions de ce qui est "vrai" et "bien".

Oubien je rassure l'un et l'autre, et je leur mens ?
Non, c'est moi que je trahie alors.

Donc : aujourd'hui, je te désire plus que tous les autres, et j'ai envie que cela dure toujours. Je sais entretenir cela. Et toi ?

Mais par honnêteté, je ne puis faire aucune promesse, ni celle de vouloir être fidèle  selon tes critaires, car je me sens fidèle et sincère.  Puis-je juste te demander d'acceuillir chaque moment passé ensemble comme des moments qui sont uniques et qui pourraient ne jamais revenir comme ils pourraient être encore plus merveilleux ?
Je ne puis t'offrir aucune certitude car cela tue l'amour même si tu as besoin de paix, de calme pour m'aimer dans toute ta puissance. 

Mais as-tu envie t'entendre çà : " c'est toi seul que je désire  pour l'instant et pourvu que cela dure " ?

Ou ça  : " je te promes d'être fidèle, même si un jour je ne te désire plus " ?

 En observant bien les deux propostions, elles amènent en fin de compte au même chemin . . . le jour où nous ne nous désirons plus ni d'amour, ni de désir, ni de tendresse, ce sera fini.  Promesse ou pas.

 

Et toi, Pascal écoute aussi : aujourd'hui, je suis amoureuse de Letché mais nos souvenirs, nos tendresses, notre très grande capacité à vivre ensemble font que je ne veux plus gâcher nos jours qui nous restent sous ton toit. ( Et qui sait, qui pourraient durer encore après ? )  Je te remercie d'acceuillir ma façon de t'aimer encore sincèrement : dans l'amitié très profonde emplie de tendresse, mais sans désir autre que celle de dormir sagement dans notre lit, j'y tiens.
C'est par la tristesse ne ne plus partager peut-être cette tendresse, que j'ai compris que, si le désir est preuve d'amour, la tendresse l'est aussi.

Je vous aime tous les deux.

J'accepte vos façons très différentes de m'aimer, elles sont VRAIES dans vos coeurs à tous les deux. 

Je ne puis vous juger aucun des deux comme aimant moins, ou mieux. Vous êtes totalement et sincèrement dans l'amour tous les deux.

 

22:09 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/12/2007

réflexion : Oscar Wilde

Le but de la vie est le développement personnel.
Parvenir a une parfaite réalisation de sa nature,
c'est pour cela que nous sommes tous ici.
 
Oscar Wilde

14:03 Écrit par longuesjambes dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |